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	<title>Aspen France</title>
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	<description>Encourager l'ouverture sur le monde, la prise d'initiative et l'exercice des responsabilit&#233;s au service du bien commun : tel est l'objectif de l'Institut Aspen France</description>
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		<title>Aspen France</title>
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		<title>D'une Afrique renaissante</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gr&#233;goire Padilla</dc:creator>


		<dc:subject>Globalisation</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Focus t&#233;moignage</dc:subject>
		<dc:subject>Mamadou Diouf</dc:subject>

		<description>Ce qui caract&#233;rise l'Afrique aujourd'hui, c'est l'extraordinaire vitalit&#233; des hommes et des femmes qui sont en train de lui fabriquer une pr&#233;sence dans le monde hors des images de la mis&#232;re, de la maladie et de l'analphab&#233;tisme. &#171; La r&#233;alit&#233; de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour r&#233;ussir et qui ne r&#233;ussit pas parce qu'il n'arrive pas &#224; se lib&#233;rer de ses mythes &#187; Cette phrase tir&#233;e du discours prononc&#233; par Nicolas Sarkozy &#224; Dakar, en juillet 2007, &#224; l'occasion de sa premi&#232;re visite (...)
				
		&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; La r&#233;alit&#233; de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour r&#233;ussir et qui ne r&#233;ussit pas parce qu'il n'arrive pas &#224; se lib&#233;rer de ses mythes&lt;/i&gt; &#187; Cette phrase tir&#233;e du discours prononc&#233; par Nicolas Sarkozy &#224; Dakar, en juillet 2007, &#224; l'occasion de sa premi&#232;re visite pr&#233;sidentielle sur le continent, r&#233;sume ce que d'aucuns appellent la mal&#233;diction de l'Afrique, d'une Afrique rest&#233;e hors de l'histoire, prisonni&#232;re de traditions fig&#233;es, &#233;trang&#232;re aux normes de la modernit&#233; occidentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce portrait, esquiss&#233; avec une brutalit&#233; d'o&#249; la jouissance n'est pas absente, n'est pas nouveau : la liste est longue, depuis Hegel et Marx, de ceux qui l'ont dessin&#233;. Ces st&#233;r&#233;otypes enferment l'Afrique dans des images et repr&#233;sentations que confirment malheureusement les r&#233;alit&#233;s les plus cr&#251;ment expos&#233;es au reste du monde : pauvret&#233; obsc&#232;ne, analphab&#233;tisme, d&#233;bordements barbares de guerres tribales. Ces st&#233;r&#233;otypes, qui ne craignent ni les paradoxes, ni les g&#233;n&#233;ralisations, font de l'Afrique un miroir o&#249; l'Europe contemple ses propres richesses, ses savoirs accumul&#233;s, ses pouvoirs, sa modernit&#233;, son universalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, l'Afrique ne peut &#234;tre r&#233;duite &#224; ces enfants hagards courb&#233;s sous le poids d'armes lourdes, &#224; ces visages ravag&#233;s par le sida, &#224; ces hordes d'adolescents pr&#234;ts &#224; se perdre dans les sables du d&#233;sert ou dans les eaux de la mer pour fuir leur continent et, pour les plus chanceux d'entre eux, tra&#238;ner leur mis&#232;re et leur solitude dans les usines et les quartiers d'une Europe sourde et aveugle &#224; leurs plaintes comme &#224; leur d&#233;sespoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-on, de ces images si brutales, d&#233;gager une Afrique renaissante, confiante en elle et en son avenir ? Une Afrique qui gagne ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois sc&#233;narios sont possibles pour l'avenir de l'Afrique : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; une course folle vers l'autodestruction, &#224; grand renfort de guerres, de trafics, d'interventions &#233;trang&#232;res, de migrations d&#233;sordonn&#233;es et meurtri&#232;res ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; la constitution d'enclaves &#233;conomiques et sociales prot&#233;g&#233;es, sous la haute surveillance des puissances mondiales associ&#233;es aux potentats locaux, faisant participer &#224; l'&#233;conomie-monde l' &#171; Afrique utile &#187; et une poign&#233;e d'Africains s&#233;v&#232;rement tri&#233;s ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; la r&#233;ussite des transitions d&#233;mographique, &#233;conomique et politique engag&#233;es depuis trois d&#233;cennies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour une majorit&#233; d'observateurs, en Afrique comme &#224; l'ext&#233;rieur, le premier sc&#233;nario est d&#233;j&#224; advenu. C'est le pr&#233;sent de l'Afrique des trafics en tous genres, des guerres tribales, des cliques politiques mafieuses. L'Afrique des migrations qui met en danger sanitaire, &#233;conomique, environnemental et m&#234;me moral le reste du monde. Une Afrique qu'il faut contenir &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res par un cordon sanitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le second sc&#233;nario est aussi en cours de r&#233;alisation, dans les zones p&#233;troli&#232;res de l'Angola et du Nig&#233;ria, les r&#233;gions mini&#232;res d'Afrique australe ou encore les zones r&#233;sidentielles des grandes m&#233;tropoles. Ces &#238;lots de prosp&#233;rit&#233; et de stabilit&#233; tournent le dos &#224; la vieille Afrique et participent au temps du monde, mais ils sont entour&#233;s de friches s&#233;curitaires laiss&#233;es aux bandes arm&#233;es et livr&#233;es &#224; la mis&#232;re, &#224; l'analphab&#233;tisme et &#224; la maladie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au troisi&#232;me sc&#233;nario, quelques-uns croient en voir les pr&#233;mices. Pour eux, comme en atteste l'extraordinaire pr&#233;sence des artistes, des intellectuels, des hommes et femmes d'affaires africains sur la sc&#232;ne du monde, la renaissance africaine est d&#233;j&#224; en marche gr&#226;ce &#224; une triple transition, d&#233;mographique, politique et &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition d&#233;mographique est manifeste &#224; la fois en mati&#232;re de f&#233;condit&#233; et en mati&#232;re de migrations. La r&#233;duction simultan&#233;e de la natalit&#233; et de la mortalit&#233; commence &#224; assurer une vie meilleure &#224; des familles restreintes, tandis que les migrations vers les villes d'Afrique et d'ailleurs s'acc&#233;l&#232;rent. A cet &#233;gard, les le&#231;ons de l'histoire sont claires : ni les barbel&#233;s, ni les garde-fronti&#232;res ne pourront endiguer ces d&#233;placements d'un village &#224; une ville, d'un pays &#224; l'autre. La gestion s&#233;curitaire de la migration n'emp&#234;che pas les mouvements ; elle emprisonne seulement les migrants dans les marges des soci&#233;t&#233;s nanties qu'ils ont rejointes, au lieu d'autoriser leur va-et-vient cyclique entre lieu d'origine et lieu de r&#233;sidence. Nul ne devrait pourtant oublier que la migration, d'abord de la campagne &#224; la ville europ&#233;enne, puis de l'Europe vers l'Am&#233;rique, a &#233;t&#233; le moteur de la production des droits politiques, du d&#233;veloppement &#233;conomique et du progr&#232;s culturel, scientifique et technique. Pourquoi refuser aux Africains la chance d'accomplir, &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur du continent, cette transition qu'ils sont les derniers &#224; entreprendre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition politique a amorc&#233;, depuis la fin des ann&#233;es 70, le passage de r&#233;gimes autoritaires, civils ou militaires, &#224; des syst&#232;mes d&#233;mocratiques pluralistes, ouvrant la participation politique &#224; des groupes jusque l&#224; exclus du d&#233;bat public (femmes, jeunes, minorit&#233;s). Elle n'est pas achev&#233;e, loin de l&#224;, mais elle progresse malgr&#233; les violences ethniques ou religieuses, les agressions arm&#233;es et les coups de force. En t&#233;moignent les principes politiques arr&#234;t&#233;s par l'Union Africaine, imposant la non-reconnaissance des pouvoirs issus des coups de force, tout comme les progr&#232;s de la d&#233;centralisation et l'extension de la r&#232;gle de droit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition &#233;conomique est plus difficile. L'&#233;conomie africaine subit encore l'h&#233;ritage de la colonisation. Les r&#232;gles et les structures de gestion de l'&#233;conomie africaine sont rest&#233;es, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, tr&#232;s centralis&#233;es et tr&#232;s sensibles aux al&#233;as politiques. Cependant, les programmes d'ajustement structurel, qui ont parfois aggrav&#233; la mis&#232;re des populations, ont aussi lib&#233;r&#233; des &#233;nergies cr&#233;atrices et favoris&#233; l'&#233;mergence de nouveaux groupes sociaux, en particulier d'entrepreneurs favorables &#224; l'instauration d'un Etat de droit et au renforcement de la soci&#233;t&#233; civile. La transition &#233;conomique b&#233;n&#233;ficie &#233;galement du nouvel environnement mondial. Le d&#233;veloppement des pays &#233;mergents demande une quantit&#233; croissante de mati&#232;res premi&#232;res. Ces pays, comme la Chine et le Br&#233;sil, offrent &#224; l'Afrique de nouvelles ressources techniques et financi&#232;res et favorisent ainsi un mod&#232;le de d&#233;veloppement &#233;conomique qui n'est plus seulement le rattrapage de l'Occident ; ils proposent des formes de coop&#233;ration (infrastructure, transformation des mati&#232;res premi&#232;res) qui offrent aux pays africains un espace de n&#233;gociation plus large et moins contraignant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique construit d&#232;s aujourd'hui son futur. Elle rentre dans le temps du monde &#224; sa mani&#232;re, &#224; son rythme. L'Afrique continuera certes &#224; prendre simultan&#233;ment, selon les r&#233;gions et selon les communaut&#233;s, plusieurs directions diff&#233;rentes parmi les trois esquiss&#233;es ici. Mais ce qui la caract&#233;rise aujourd'hui, c'est l'extraordinaire vitalit&#233; des hommes et des femmes qui sont en train de lui fabriquer une pr&#233;sence dans le monde hors des images de la mis&#232;re, de la maladie et de l'analphab&#233;tisme. Une Afrique prosp&#232;re, stable participant au dialogue des cultures, aux &#233;changes &#233;conomiques et &#224; la construction d'un monde meilleur.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-De-qui-demain-sera-t-il-fait-.html" rel="directory"&gt;De qui demain sera-t-il fait ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Globalisation-+.html" rel="tag"&gt;Globalisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Societe-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Focus-temoignage-+.html" rel="tag"&gt;Focus t&#233;moignage&lt;/a&gt;, 
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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; La r&#233;alit&#233; de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour r&#233;ussir et qui ne r&#233;ussit pas parce qu'il n'arrive pas &#224; se lib&#233;rer de ses mythes&lt;/i&gt; &#187; Cette phrase tir&#233;e du discours prononc&#233; par Nicolas Sarkozy &#224; Dakar, en juillet 2007, &#224; l'occasion de sa premi&#232;re visite pr&#233;sidentielle sur le continent, r&#233;sume ce que d'aucuns appellent la mal&#233;diction de l'Afrique, d'une Afrique rest&#233;e hors de l'histoire, prisonni&#232;re de traditions fig&#233;es, &#233;trang&#232;re aux normes de la modernit&#233; occidentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce portrait, esquiss&#233; avec une brutalit&#233; d'o&#249; la jouissance n'est pas absente, n'est pas nouveau : la liste est longue, depuis Hegel et Marx, de ceux qui l'ont dessin&#233;. Ces st&#233;r&#233;otypes enferment l'Afrique dans des images et repr&#233;sentations que confirment malheureusement les r&#233;alit&#233;s les plus cr&#251;ment expos&#233;es au reste du monde : pauvret&#233; obsc&#232;ne, analphab&#233;tisme, d&#233;bordements barbares de guerres tribales. Ces st&#233;r&#233;otypes, qui ne craignent ni les paradoxes, ni les g&#233;n&#233;ralisations, font de l'Afrique un miroir o&#249; l'Europe contemple ses propres richesses, ses savoirs accumul&#233;s, ses pouvoirs, sa modernit&#233;, son universalisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, l'Afrique ne peut &#234;tre r&#233;duite &#224; ces enfants hagards courb&#233;s sous le poids d'armes lourdes, &#224; ces visages ravag&#233;s par le sida, &#224; ces hordes d'adolescents pr&#234;ts &#224; se perdre dans les sables du d&#233;sert ou dans les eaux de la mer pour fuir leur continent et, pour les plus chanceux d'entre eux, tra&#238;ner leur mis&#232;re et leur solitude dans les usines et les quartiers d'une Europe sourde et aveugle &#224; leurs plaintes comme &#224; leur d&#233;sespoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-on, de ces images si brutales, d&#233;gager une Afrique renaissante, confiante en elle et en son avenir ? Une Afrique qui gagne ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois sc&#233;narios sont possibles pour l'avenir de l'Afrique : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une course folle vers l'autodestruction, &#224; grand renfort de guerres, de trafics, d'interventions &#233;trang&#232;res, de migrations d&#233;sordonn&#233;es et meurtri&#232;res ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la constitution d'enclaves &#233;conomiques et sociales prot&#233;g&#233;es, sous la haute surveillance des puissances mondiales associ&#233;es aux potentats locaux, faisant participer &#224; l'&#233;conomie-monde l' &#171; Afrique utile &#187; et une poign&#233;e d'Africains s&#233;v&#232;rement tri&#233;s ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la r&#233;ussite des transitions d&#233;mographique, &#233;conomique et politique engag&#233;es depuis trois d&#233;cennies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour une majorit&#233; d'observateurs, en Afrique comme &#224; l'ext&#233;rieur, le premier sc&#233;nario est d&#233;j&#224; advenu. C'est le pr&#233;sent de l'Afrique des trafics en tous genres, des guerres tribales, des cliques politiques mafieuses. L'Afrique des migrations qui met en danger sanitaire, &#233;conomique, environnemental et m&#234;me moral le reste du monde. Une Afrique qu'il faut contenir &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res par un cordon sanitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le second sc&#233;nario est aussi en cours de r&#233;alisation, dans les zones p&#233;troli&#232;res de l'Angola et du Nig&#233;ria, les r&#233;gions mini&#232;res d'Afrique australe ou encore les zones r&#233;sidentielles des grandes m&#233;tropoles. Ces &#238;lots de prosp&#233;rit&#233; et de stabilit&#233; tournent le dos &#224; la vieille Afrique et participent au temps du monde, mais ils sont entour&#233;s de friches s&#233;curitaires laiss&#233;es aux bandes arm&#233;es et livr&#233;es &#224; la mis&#232;re, &#224; l'analphab&#233;tisme et &#224; la maladie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au troisi&#232;me sc&#233;nario, quelques-uns croient en voir les pr&#233;mices. Pour eux, comme en atteste l'extraordinaire pr&#233;sence des artistes, des intellectuels, des hommes et femmes d'affaires africains sur la sc&#232;ne du monde, la renaissance africaine est d&#233;j&#224; en marche gr&#226;ce &#224; une triple transition, d&#233;mographique, politique et &#233;conomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition d&#233;mographique est manifeste &#224; la fois en mati&#232;re de f&#233;condit&#233; et en mati&#232;re de migrations. La r&#233;duction simultan&#233;e de la natalit&#233; et de la mortalit&#233; commence &#224; assurer une vie meilleure &#224; des familles restreintes, tandis que les migrations vers les villes d'Afrique et d'ailleurs s'acc&#233;l&#232;rent. A cet &#233;gard, les le&#231;ons de l'histoire sont claires : ni les barbel&#233;s, ni les garde-fronti&#232;res ne pourront endiguer ces d&#233;placements d'un village &#224; une ville, d'un pays &#224; l'autre. La gestion s&#233;curitaire de la migration n'emp&#234;che pas les mouvements ; elle emprisonne seulement les migrants dans les marges des soci&#233;t&#233;s nanties qu'ils ont rejointes, au lieu d'autoriser leur va-et-vient cyclique entre lieu d'origine et lieu de r&#233;sidence. Nul ne devrait pourtant oublier que la migration, d'abord de la campagne &#224; la ville europ&#233;enne, puis de l'Europe vers l'Am&#233;rique, a &#233;t&#233; le moteur de la production des droits politiques, du d&#233;veloppement &#233;conomique et du progr&#232;s culturel, scientifique et technique. Pourquoi refuser aux Africains la chance d'accomplir, &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur du continent, cette transition qu'ils sont les derniers &#224; entreprendre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition politique a amorc&#233;, depuis la fin des ann&#233;es 70, le passage de r&#233;gimes autoritaires, civils ou militaires, &#224; des syst&#232;mes d&#233;mocratiques pluralistes, ouvrant la participation politique &#224; des groupes jusque l&#224; exclus du d&#233;bat public (femmes, jeunes, minorit&#233;s). Elle n'est pas achev&#233;e, loin de l&#224;, mais elle progresse malgr&#233; les violences ethniques ou religieuses, les agressions arm&#233;es et les coups de force. En t&#233;moignent les principes politiques arr&#234;t&#233;s par l'Union Africaine, imposant la non-reconnaissance des pouvoirs issus des coups de force, tout comme les progr&#232;s de la d&#233;centralisation et l'extension de la r&#232;gle de droit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition &#233;conomique est plus difficile. L'&#233;conomie africaine subit encore l'h&#233;ritage de la colonisation. Les r&#232;gles et les structures de gestion de l'&#233;conomie africaine sont rest&#233;es, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, tr&#232;s centralis&#233;es et tr&#232;s sensibles aux al&#233;as politiques. Cependant, les programmes d'ajustement structurel, qui ont parfois aggrav&#233; la mis&#232;re des populations, ont aussi lib&#233;r&#233; des &#233;nergies cr&#233;atrices et favoris&#233; l'&#233;mergence de nouveaux groupes sociaux, en particulier d'entrepreneurs favorables &#224; l'instauration d'un Etat de droit et au renforcement de la soci&#233;t&#233; civile. La transition &#233;conomique b&#233;n&#233;ficie &#233;galement du nouvel environnement mondial. Le d&#233;veloppement des pays &#233;mergents demande une quantit&#233; croissante de mati&#232;res premi&#232;res. Ces pays, comme la Chine et le Br&#233;sil, offrent &#224; l'Afrique de nouvelles ressources techniques et financi&#232;res et favorisent ainsi un mod&#232;le de d&#233;veloppement &#233;conomique qui n'est plus seulement le rattrapage de l'Occident ; ils proposent des formes de coop&#233;ration (infrastructure, transformation des mati&#232;res premi&#232;res) qui offrent aux pays africains un espace de n&#233;gociation plus large et moins contraignant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique construit d&#232;s aujourd'hui son futur. Elle rentre dans le temps du monde &#224; sa mani&#232;re, &#224; son rythme. L'Afrique continuera certes &#224; prendre simultan&#233;ment, selon les r&#233;gions et selon les communaut&#233;s, plusieurs directions diff&#233;rentes parmi les trois esquiss&#233;es ici. Mais ce qui la caract&#233;rise aujourd'hui, c'est l'extraordinaire vitalit&#233; des hommes et des femmes qui sont en train de lui fabriquer une pr&#233;sence dans le monde hors des images de la mis&#232;re, de la maladie et de l'analphab&#233;tisme. Une Afrique prosp&#232;re, stable participant au dialogue des cultures, aux &#233;changes &#233;conomiques et &#224; la construction d'un monde meilleur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Mamadou Diouf est professeur d'histoire africaine et directeur de l'Institut d'&#233;tudes africaines de l'universit&#233; de Columbia &#224; New York. Il est l'auteur et l'&#233;diteur de plusieurs ouvrages et articles portant sur les trajectoires historiques, culturelles et politiques des soci&#233;t&#233;s ouest- africaines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>De Musulmans</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/De-Musulmans.html</link>
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		<dc:date>2010-05-11T12:15:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gr&#233;goire Padilla</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Comprendre</dc:subject>
		<dc:subject>Islam</dc:subject>
		<dc:subject>Turquie</dc:subject>
		<dc:subject>Bassma Kodmani</dc:subject>

		<description>Je fais partie de ceux pour qui l'avenir d&#233;pend non de la prosp&#233;rit&#233; et du bien-&#234;tre d'un pays ou d'un continent, mais du bon commerce entre les soci&#233;t&#233;s et de leur int&#233;r&#234;t les unes pour les autres. Je veux parler ici de trois questions qui me semblent d&#233;terminantes pour que demain il fasse bon vivre en France pour tous ceux qui y sont, Fran&#231;ais de souche ou originaires d'ailleurs. Trois trajectoires amorc&#233;es depuis plusieurs d&#233;cennies, qu'il serait regrettable et dangereux de frustrer ou d'interrompre : (...)
				
		&lt;p&gt;Je veux parler ici de trois questions qui me semblent d&#233;terminantes pour que demain il fasse bon vivre en France pour tous ceux qui y sont, Fran&#231;ais de souche ou originaires d'ailleurs. Trois trajectoires amorc&#233;es depuis plusieurs d&#233;cennies, qu'il serait regrettable et dangereux de frustrer ou d'interrompre : celle de la Turquie sur le chemin de l'int&#233;gration dans l'Union europ&#233;enne ; celle de l'int&#233;gration des musulmans (plut&#244;t que de l'Islam) dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, et celle de la Palestine sur la voie de l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Commen&#231;ons par la Turquie et l'Europe. En d&#233;pit de l'h&#233;ritage de Kemal Atat&#252;rk, les Turcs sont rest&#233;s tr&#232;s attach&#233;s &#224; l'islam dans leur croyance et leur culture comme dans la gestion de leur vie priv&#233;e. Cela n'entrave en rien leur adh&#233;sion aux pratiques d&#233;mocratiques occidentales (des &#233;lections libres depuis plus de 50 ans) ni leur d&#233;sir de rejoindre l'Europe. Jamais les Turcs n'ont &#233;t&#233; plus Europ&#233;ens que depuis l'arriv&#233;e au pouvoir de cette nouvelle &#233;lite islamique, incarn&#233;e par le Parti de la Justice et du D&#233;veloppement (AKP), qui r&#233;alise la synth&#232;se entre pr&#233;servation d'un univers religieux musulman et adh&#233;sion &#224; une vie politique moderne. Pour tous les d&#233;mocrates turcs, la&#239;cs et religieux confondus (et souvent alli&#233;s), l'Europe est la carte ma&#238;tresse contre la tentation autoritaire qui demeure vivace dans des institutions cl&#233;s de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fermer la porte &#224; la Turquie, c'est interrompre une trajectoire quasi-centenaire tendue vers la modernit&#233; et la libert&#233;. La lui ouvrir, c'est adresser au monde arabe et musulman un puissant message, qui ferait bien plus pour les relations avec l'Islam que tous les dialogues de civilisations et de cultures, les d&#233;clarations diplomatiques et les propositions de partenariats de toutes sortes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les musulmans sont d'ores et d&#233;j&#224; parties prenantes des soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes, et le seront plus encore &#224; l'avenir. L'immigration est pour l'Europe &#224; la fois une n&#233;cessit&#233; &#233;conomique et un mouvement de l'histoire. Ouvrir les esprits &#224; cette r&#233;alit&#233;, &#233;viter ainsi que ne s'&#233;rigent des fronti&#232;res &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me des soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes, ne se fera pas sans une implication active de l'Etat, de la classe politique et des m&#233;dias.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les transformations du r&#244;le de l'Etat dues &#224; la mondialisation, on prend le temps de penser les nouveaux modes de r&#233;gulation &#233;conomique, d'organisation des services publics et de responsabilit&#233; de l'Etat en mati&#232;re sociale. On r&#233;fl&#233;chit moins &#224; l'Etat dans sa fonction d'aggr&#233;gateur des diff&#233;rences et de r&#233;gulateur des relations interculturelles dans des soci&#233;t&#233;s de plus en plus diverses. Or les Etats, par les arrangements institutionnels qu'ils mettent en place, restent les seuls agents qui peuvent d&#233;finir le cadre et les relations entre les diff&#233;rents groupes au sein d'une soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les discours sur l'immigration choisie et sur l'identit&#233; nationale, quant &#224; eux, sont st&#233;riles. Il y aurait bien plus &#224; gagner &#224; rendre explicite le lien entre survie de l'Etat providence, garant du bien-&#234;tre des retrait&#233;s de plus en plus nombreux, et l'immigration, par nature jeune, donc rajeunissante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La troisi&#232;me trajectoire d'importance majeure pour le monde musulman, celle de la naissance d'un Etat palestinien digne de ce nom, para&#238;t &#224; priori plus loin d'aboutir. Son blocage empoisonne pourtant les d&#233;bats et l'opinion publique. Il y a quinze ans, le monde avait salu&#233; le courage des dirigeants isra&#233;liens et palestiniens, et promis &#224; ces derniers que leur mod&#233;ration serait r&#233;compens&#233;e par leur accession &#224; l'ind&#233;pendance. Aujourd'hui, quiconque se rend sur le terrain fait le m&#234;me constat : &#224; moins d'arracher des populations isra&#233;liennes install&#233;es dans des colonies, il ne reste plus de territoire sur lequel construire l'Etat en question. Pour en finir avec l'antis&#233;mitisme qui se nourrit de l'abus de puissance d'Isra&#235;l, pour priver les islamistes de l'aliment qui nourrit leur discours de haine, il faudra la fin de l'occupation et le renversement du mouvement de colonisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne perdons pas de vue l'origine du probl&#232;me - une injustice historique commise &#224; l'&#233;gard d'un peuple, une question de terre avant tout - et ne feignons pas d'ignorer que la solution existe : des n&#233;gociateurs de bonne foi l'ont r&#233;dig&#233;e dans le menu d&#233;tail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Prends garde &#224; l'espoir bless&#233;, c'est un monstre l&#233;gendaire &#187; dit le po&#232;te Mahmoud Darwish.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-De-qui-demain-sera-t-il-fait-.html" rel="directory"&gt;De qui demain sera-t-il fait ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Societe-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Europe-+.html" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Comprendre-+.html" rel="tag"&gt;Comprendre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Islam-+.html" rel="tag"&gt;Islam&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Turquie-+.html" rel="tag"&gt;Turquie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Bassma-Kodmani-+.html" rel="tag"&gt;Bassma Kodmani&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L150xH100_arton268-07cad.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je fais partie de ceux pour qui l'avenir d&#233;pend non de la prosp&#233;rit&#233; et du bien-&#234;tre d'un pays ou d'un continent, mais du bon commerce entre les soci&#233;t&#233;s et de leur int&#233;r&#234;t les unes pour les autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je veux parler ici de trois questions qui me semblent d&#233;terminantes pour que demain il fasse bon vivre en France pour tous ceux qui y sont, Fran&#231;ais de souche ou originaires d'ailleurs. Trois trajectoires amorc&#233;es depuis plusieurs d&#233;cennies, qu'il serait regrettable et dangereux de frustrer ou d'interrompre : celle de la Turquie sur le chemin de l'int&#233;gration dans l'Union europ&#233;enne ; celle de l'int&#233;gration des musulmans (plut&#244;t que de l'Islam) dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, et celle de la Palestine sur la voie de l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Commen&#231;ons par la Turquie et l'Europe. En d&#233;pit de l'h&#233;ritage de Kemal Atat&#252;rk, les Turcs sont rest&#233;s tr&#232;s attach&#233;s &#224; l'islam dans leur croyance et leur culture comme dans la gestion de leur vie priv&#233;e. Cela n'entrave en rien leur adh&#233;sion aux pratiques d&#233;mocratiques occidentales (des &#233;lections libres depuis plus de 50 ans) ni leur d&#233;sir de rejoindre l'Europe. Jamais les Turcs n'ont &#233;t&#233; plus Europ&#233;ens que depuis l'arriv&#233;e au pouvoir de cette nouvelle &#233;lite islamique, incarn&#233;e par le Parti de la Justice et du D&#233;veloppement (AKP), qui r&#233;alise la synth&#232;se entre pr&#233;servation d'un univers religieux musulman et adh&#233;sion &#224; une vie politique moderne. Pour tous les d&#233;mocrates turcs, la&#239;cs et religieux confondus (et souvent alli&#233;s), l'Europe est la carte ma&#238;tresse contre la tentation autoritaire qui demeure vivace dans des institutions cl&#233;s de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fermer la porte &#224; la Turquie, c'est interrompre une trajectoire quasi-centenaire tendue vers la modernit&#233; et la libert&#233;. La lui ouvrir, c'est adresser au monde arabe et musulman un puissant message, qui ferait bien plus pour les relations avec l'Islam que tous les dialogues de civilisations et de cultures, les d&#233;clarations diplomatiques et les propositions de partenariats de toutes sortes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les musulmans sont d'ores et d&#233;j&#224; parties prenantes des soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes, et le seront plus encore &#224; l'avenir. L'immigration est pour l'Europe &#224; la fois une n&#233;cessit&#233; &#233;conomique et un mouvement de l'histoire. Ouvrir les esprits &#224; cette r&#233;alit&#233;, &#233;viter ainsi que ne s'&#233;rigent des fronti&#232;res &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me des soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes, ne se fera pas sans une implication active de l'Etat, de la classe politique et des m&#233;dias.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les transformations du r&#244;le de l'Etat dues &#224; la mondialisation, on prend le temps de penser les nouveaux modes de r&#233;gulation &#233;conomique, d'organisation des services publics et de responsabilit&#233; de l'Etat en mati&#232;re sociale. On r&#233;fl&#233;chit moins &#224; l'Etat dans sa fonction d'aggr&#233;gateur des diff&#233;rences et de r&#233;gulateur des relations interculturelles dans des soci&#233;t&#233;s de plus en plus diverses. Or les Etats, par les arrangements institutionnels qu'ils mettent en place, restent les seuls agents qui peuvent d&#233;finir le cadre et les relations entre les diff&#233;rents groupes au sein d'une soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les discours sur l'immigration choisie et sur l'identit&#233; nationale, quant &#224; eux, sont st&#233;riles. Il y aurait bien plus &#224; gagner &#224; rendre explicite le lien entre survie de l'Etat providence, garant du bien-&#234;tre des retrait&#233;s de plus en plus nombreux, et l'immigration, par nature jeune, donc rajeunissante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La troisi&#232;me trajectoire d'importance majeure pour le monde musulman, celle de la naissance d'un Etat palestinien digne de ce nom, para&#238;t &#224; priori plus loin d'aboutir. Son blocage empoisonne pourtant les d&#233;bats et l'opinion publique. Il y a quinze ans, le monde avait salu&#233; le courage des dirigeants isra&#233;liens et palestiniens, et promis &#224; ces derniers que leur mod&#233;ration serait r&#233;compens&#233;e par leur accession &#224; l'ind&#233;pendance. Aujourd'hui, quiconque se rend sur le terrain fait le m&#234;me constat : &#224; moins d'arracher des populations isra&#233;liennes install&#233;es dans des colonies, il ne reste plus de territoire sur lequel construire l'Etat en question. Pour en finir avec l'antis&#233;mitisme qui se nourrit de l'abus de puissance d'Isra&#235;l, pour priver les islamistes de l'aliment qui nourrit leur discours de haine, il faudra la fin de l'occupation et le renversement du mouvement de colonisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne perdons pas de vue l'origine du probl&#232;me - une injustice historique commise &#224; l'&#233;gard d'un peuple, une question de terre avant tout - et ne feignons pas d'ignorer que la solution existe : des n&#233;gociateurs de bonne foi l'ont r&#233;dig&#233;e dans le menu d&#233;tail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Prends garde &#224; l'espoir bless&#233;, c'est un monstre l&#233;gendaire &#187; dit le po&#232;te Mahmoud Darwish.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Bassma Kodmani est charg&#233;e de mission au CNRS et Directrice de l'Arab Reform Initiative, Paris ; auteure, notamment, de &lt;i&gt;La Diaspora palestinienne&lt;/i&gt;, Presses universitaires de France, Paris, 1997, et de &lt;i&gt;&#171; The danger of political exclusion. Egypt's islamist problem &#187;&lt;/i&gt;, Carnegie Papers, n&#176; 63, Washington, octobre 2005&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'Africains</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/D-Africains.html</link>
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		<dc:date>2010-03-29T22:13:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;veloppement durable</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>

		<description>Cette Afrique qui s'&#233;veille et qui cro&#238;t cohabitera n&#233;cessairement, et durablement, avec une Afrique cumulant les handicaps et peinant &#224; s'int&#233;grer &#224; la mondialisation. Il y aura &#171; deux Afrique &#187; demain, comme il y a &#171; deux Chine &#187; aujourd'hui. L'Afrique des villes et l'Afrique des campagnes, l'Afrique des c&#244;tes et l'Afrique enclav&#233;e, l'Afrique stable et l'Afrique en crise Avec son 1.3 milliard d'habitants, ses gratte-ciels et une croissance &#233;conomique de 10% par an, la Chine surprend, fascine, inqui&#232;te. Des (...)
				
		&lt;p&gt;Avec son 1.3 milliard d'habitants, ses gratte-ciels et une croissance &#233;conomique de 10% par an, la Chine surprend, fascine, inqui&#232;te. Des politologues aux &#233;conomistes les experts sont formels : aussi certainement que le 20&#232;me si&#232;cle fut am&#233;ricain, le 21&#232;me sera asiatique. Mais il est un ph&#233;nom&#232;ne dont peu de nos contemporains saisissent la mesure, ni les retentissements : l'Afrique est en marche, et se pr&#233;pare &#224; des mutations qui ne manqueront pas de bousculer la donne internationale. Avec plus d'1.5 milliard d'habitants vivant au sud du Sahara, l'humanit&#233; du milieu du 21&#232;me si&#232;cle sera, tr&#232;s largement, africaine. Le continent noir, aujourd'hui per&#231;u comme p&#233;riph&#233;rique, pauvre, &#224; la marge de la mondialisation, s'invitera rapidement dans l'ar&#232;ne internationale &#8211; et dans nos pr&#233;occupations strat&#233;giques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique se peuple. Ce continent qui, de la traite n&#233;gri&#232;re aux guerres coloniales, a subi plusieurs saign&#233;es d&#233;mographiques , demeure &#224; l'aube du 21&#232;me si&#232;cle largement sous-peupl&#233; par rapport &#224; d'autres zones de la plan&#232;te : il comptait seulement 28 habitants au km&#178; en 2003, contre 114 en Europe et 120 en Asie. Mais l'importante chute du taux de mortalit&#233; ces 50 derni&#232;res ann&#233;es, combin&#233; &#224; une forte r&#233;silience de la fertilit&#233; (plus de cinq enfants par femme en moyenne) engendre aujourd'hui un dynamisme d&#233;mographique qui n'a de parall&#232;le que le peuplement fulgurant de l'Asie au 20&#232;me si&#232;cle. La transition d&#233;mographique, engag&#233;e tardivement sur le continent, produira un nouveau doublement de la population africaine dans les quarante prochaines ann&#233;es, porteur de transformations radicales de l'espace et des soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A mesure qu'elle se peuple, l'Afrique s'urbanise. Depuis le milieu du 20&#232;me si&#232;cle, alors que le nombre d'Africains quadruplait, la population urbaine &#233;tait multipli&#233;e par dix, passant de 20 millions &#224; plus de 200 millions. Elle devrait encore tripler d'ici 2030 . Lagos, Kinshasa ou Johannesburg, villes-mondes qui effraient par leur gigantisme, n'en ont pas fini de cro&#238;tre &#8211; et rejoindront rapidement le palmar&#232;s des plus grandes m&#233;tropoles mondiales. La capitale nig&#233;riane, avec ses 8 millions d'habitants, pourrait voir sa population doubler en l'espace d'une quinzaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde de demain sera ainsi peupl&#233; d'Africains, pr&#232;s d'une personne sur cinq en 2030. Ils seront jeunes dans leur &#233;crasante majorit&#233; : en 2005, 65% de la population subsaharienne avait moins de 25 ans, contre 30% en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le peuplement de la Chine ou de l'Inde nagu&#232;re, celui de l'Afrique g&#233;n&#232;rera de fortes migrations internes au continent. La mobilit&#233; des populations africaines est un fait historique. Ces vastes mouvements s'amplifieront &#224; mesure du r&#233;&#233;quilibrage d&#233;mographique entre des zones surpeupl&#233;es et des espaces de plus faible densit&#233;, mais aussi face aux transformations rapides &#8211; et h&#233;t&#233;rog&#232;nes &#8211; de l'espace &#233;conomique africain, et des crises qui l'accompagneront. La densification acc&#233;l&#233;r&#233;e de certains espaces y aiguisera les pressions sur les ressources naturelles &#8211; pourtant particuli&#232;rement abondantes &#224; l'&#233;chelle du continent. Faute d'infrastructures appropri&#233;es et d'une nouvelle r&#233;volution verte sur le sol africain, les difficult&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'eau, &#224; l'&#233;nergie et &#224; la terre risquent d'attiser les conflits. Cons&#233;quences des crises politiques, les flux de r&#233;fugi&#233;s fuyant des zones d'instabilit&#233; risquent &#233;galement de devenir les premiers vecteurs de contagion de l'instabilit&#233; politique &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale, selon un scenario tristement connu dans l'Afrique des grands lacs. Si une infime partie seulement des migrants africains cherchera son salut hors du continent, leur nombre repr&#233;sentera dans l'absolu des flux importants pour les pays de l'OCDE dans lesquels ils aspireront &#224; s'int&#233;grer. Ce sont d'eux dont notre presse parlera, oubliant les migrants, bien plus nombreux, qui parcourront les routes africaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Foyer de migrations, l'Afrique de demain se trouvera &#233;galement au c&#339;ur de la crise environnementale globale, tout &#224; la fois comme victime, comme cause et comme &#233;l&#233;ment de solution. Particuli&#232;rement expos&#233;e de par sa g&#233;ographie ainsi que les faibles moyens dont disposent ses Etats pour y faire face, elle risque de payer un tribut disproportionnellement lourd aux d&#233;r&#232;glements climatiques. Pr&#233;f&#233;rant jouer au pompier qu'&#224; l'ing&#233;nieur, la communaut&#233; internationale attendra comme &#224; son habitude que le feu soit d&#233;clar&#233; pour r&#233;fl&#233;chir aux moyens de le pr&#233;venir. D&#233;sertification, inondations, nouvelles maladies, pollution : des solutions efficaces existent pourtant pour pr&#233;venir ces fl&#233;aux ou en limiter les cons&#233;quences. Gardienne de l'un des plus vastes espaces forestiers de la plan&#232;te, cette Afrique qui se densifie et s'industrialise tient entre ses mains un patrimoine naturel dont la pr&#233;servation deviendra rapidement un enjeu bien au-del&#224; de ses fronti&#232;res. Parviendra-t-on &#224; instaurer &#224; temps un partenariat pour la pr&#233;servation de ces ressources, pr&#233;cieuses mais limit&#233;es ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mutations &#224; l'&#339;uvre sont ainsi porteuses de lourds d&#233;fis pour l'Afrique comme pour son entourage. Mais &#224; l'image de la Chine, de l'Inde ou des &#171; tigres asiatiques &#187;, l'Afrique pourrait trouver dans ces ph&#233;nom&#232;nes sociod&#233;mographiques et dans la restructuration de son espace qu'ils impliquent un puissant moteur de croissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le postulat d'Adam Smith vaut en effet dans l'Afrique du d&#233;but du 21&#232;me si&#232;cle comme dans l'Angleterre du 18&#232;me : le regroupement des populations encourage la division du travail , qui contribue &#224; son tour &#224; la hausse de la productivit&#233; et au d&#233;veloppement du commerce. Un caf&#233; internet ou une fabrique de v&#233;los auront plus de chances de se d&#233;velopper &#224; Ouagadougou qu'au milieu de contr&#233;es d&#233;sertes du Nord-Mali (5 habitants au km&#178;) ou des savanes namibiennes (moins de 2 habitants au km&#178;). Les politiques publiques gagnent elles aussi en efficacit&#233; dans les zones urbaines, dans la mesure o&#249; le co&#251;t de l'&#233;quipement (routes, &#233;coles, h&#244;pitaux&#8230;) y est plus faible par habitant desservi et la population plus facile &#224; atteindre que dans les zones faiblement peupl&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La population africaine est de loin la plus jeune du monde. Cette jeunesse, orient&#233;e vers l'avenir, peut elle aussi constituer un atout crucial pour les &#233;conomies du continent. L'Afrique va en effet b&#233;n&#233;ficier du m&#234;me ratio entre actifs et inactifs qui permit aux &#233;conomies asiatiques de d&#233;coller ces derni&#232;res d&#233;cennies, et ce &#224; une &#233;poque o&#249; les effets du vieillissement des populations commenceront &#224; se faire ressentir &#224; travers la plan&#232;te &#8211; y compris en Chine. Une aubaine pour l'Afrique, qui porte en elle le d&#233;fi d'armer cette jeunesse bouillonnante pour affronter le march&#233; du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce formidable &#171; moteur de croissance &#187; aura d'autant plus de chances de d&#233;marrer que les &#233;conomies africaines sortent du traitement de choc qui leur a &#233;t&#233; administr&#233; dans les ann&#233;es 1980 et 1990, et qu'il a de fortes probabilit&#233;s d'&#234;tre aliment&#233; par une conjoncture mondiale favorable. Sur le continent en effet, les programmes d'ajustement structurel men&#233;s avec vigueur par la Banque mondiale et le FMI ont, malgr&#233; leurs nombreuses carences, permis un certain assainissement des finances publiques. L'inflation qui a handicap&#233; nombre d'&#233;conomies africaines dans le pass&#233; a &#233;t&#233; largement jugul&#233;e, et les initiatives successives d'annulation de la dette men&#233;es dans la foul&#233;e ont permis de r&#233;duire consid&#233;rablement le poids des remboursements dans le budget des Etats. La dette ext&#233;rieure de l'Afrique sub-saharienne est pass&#233;e de pr&#232;s de la moiti&#233; de son PIB en 2002 &#224; moins d'un quart en 2006. Ce faisant, de nouvelles marges de man&#339;uvre ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;es pour des investissements de d&#233;veloppement. Enfin, les &#233;conomies ont &#233;t&#233; profond&#233;ment lib&#233;ralis&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau mondial, la hausse semble-t-il durable du cours des mati&#232;res premi&#232;res &#8211; min&#233;rales, fossiles mais &#233;galement agricoles &#8211; permet d'envisager une am&#233;lioration structurelle des balances commerciales. Que le monde de demain carbure au p&#233;trole, &#224; l'uranium ou aux biocarburants, l'Afrique comptera parmi les premiers fournisseurs d'&#233;nergie. Ce n'est donc pas seulement &#224; une reprise de rang &#233;conomique de l'Afrique que nous allons assister, mais &#233;galement &#224; une r&#233;&#233;mergence strat&#233;gique globale du continent. Avec toutes les opportunit&#233;s et tous les d&#233;fis que cela implique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique constitue d'ailleurs d'ores et d&#233;j&#224; un terrain de comp&#233;tition f&#233;roce entre entreprises p&#233;troli&#232;res et mini&#232;res, sous l'&#339;il vigilent de leurs pays d'origine &#8211; France, Angleterre, Etats-Unis, mais aussi de fa&#231;on croissante Chine, Inde et Afrique du Sud. Pays &#233;mergents qui ont &#233;galement per&#231;u le vaste potentiel que repr&#233;sente pour leurs exportations un continent dont la croissance &#233;conomique devrait d&#233;passer les 6% en 2007 et en 2008, et qui se pr&#233;sentent en nouveaux &#171; partenaires strat&#233;giques &#187;. La Chine est ainsi devenue en 2004 le troisi&#232;me partenaire commercial du continent apr&#232;s les Etats-Unis et la France, et les &#233;changes Chine-Afrique atteignaient 40 milliards de dollars en 2005. A Abidjan et Yaound&#233; comme ailleurs dans le monde, c'est bien du &#171; made in China &#187; que l'on ach&#232;te. Fait nouveau, les &#171; hedge funds &#187; s'int&#233;ressent eux aussi au potentiel de l'Afrique, misant sur le d&#233;collage de l'industrie de la bi&#232;re en Tanzanie, des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal ou du secteur bancaire au Ghana . Les fonds ainsi investis se comptent dor&#233;navant en milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce continent qui se peuple, s'urbanise, renoue avec la croissance et s'int&#232;gre tant bien que mal aux &#233;changes mondiaux est-il, somme toute, en voie de normalisation ? La r&#233;alit&#233;, comme souvent, est plus complexe : il est de nombreuses embuches sur le chemin de la croissance, qui ne sera d'ailleurs pas celui de tous les pays ni de tous les villages. Cette Afrique qui s'&#233;veille et qui cro&#238;t cohabitera n&#233;cessairement, et durablement, avec une Afrique cumulant les handicaps et peinant &#224; s'int&#233;grer &#224; la mondialisation. Il y aura &#171; deux Afrique &#187; demain, comme il y a &#171; deux Chine &#187; aujourd'hui. L'Afrique des villes et l'Afrique des campagnes, l'Afrique des c&#244;tes et l'Afrique enclav&#233;e, l'Afrique stable et l'Afrique en crise. Dans l'int&#233;r&#234;t de tous, cette Afrique des contrastes devra &#234;tre accompagn&#233;e.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-De-qui-demain-sera-t-il-fait-.html" rel="directory"&gt;De qui demain sera-t-il fait ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Afrique-+.html" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Mondialisation-+.html" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L150xH101_arton239-aa50c.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='101' class='spip_logos' style='height:101px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette Afrique qui s'&#233;veille et qui cro&#238;t cohabitera n&#233;cessairement, et durablement, avec une Afrique cumulant les handicaps et peinant &#224; s'int&#233;grer &#224; la mondialisation. Il y aura &#171; deux Afrique &#187; demain, comme il y a &#171; deux Chine &#187; aujourd'hui. L'Afrique des villes et l'Afrique des campagnes, l'Afrique des c&#244;tes et l'Afrique enclav&#233;e, l'Afrique stable et l'Afrique en crise&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec son 1.3 milliard d'habitants, ses gratte-ciels et une croissance &#233;conomique de 10% par an, la Chine surprend, fascine, inqui&#232;te. Des politologues aux &#233;conomistes les experts sont formels : aussi certainement que le 20&#232;me si&#232;cle fut am&#233;ricain, le 21&#232;me sera asiatique. Mais il est un ph&#233;nom&#232;ne dont peu de nos contemporains saisissent la mesure, ni les retentissements : l'Afrique est en marche, et se pr&#233;pare &#224; des mutations qui ne manqueront pas de bousculer la donne internationale. Avec plus d'1.5 milliard d'habitants vivant au sud du Sahara, l'humanit&#233; du milieu du 21&#232;me si&#232;cle sera, tr&#232;s largement, africaine. Le continent noir, aujourd'hui per&#231;u comme p&#233;riph&#233;rique, pauvre, &#224; la marge de la mondialisation, s'invitera rapidement dans l'ar&#232;ne internationale &#8211; et dans nos pr&#233;occupations strat&#233;giques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique se peuple. Ce continent qui, de la traite n&#233;gri&#232;re aux guerres coloniales, a subi plusieurs saign&#233;es d&#233;mographiques , demeure &#224; l'aube du 21&#232;me si&#232;cle largement sous-peupl&#233; par rapport &#224; d'autres zones de la plan&#232;te : il comptait seulement 28 habitants au km&#178; en 2003, contre 114 en Europe et 120 en Asie. Mais l'importante chute du taux de mortalit&#233; ces 50 derni&#232;res ann&#233;es, combin&#233; &#224; une forte r&#233;silience de la fertilit&#233; (plus de cinq enfants par femme en moyenne) engendre aujourd'hui un dynamisme d&#233;mographique qui n'a de parall&#232;le que le peuplement fulgurant de l'Asie au 20&#232;me si&#232;cle. La transition d&#233;mographique, engag&#233;e tardivement sur le continent, produira un nouveau doublement de la population africaine dans les quarante prochaines ann&#233;es, porteur de transformations radicales de l'espace et des soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A mesure qu'elle se peuple, l'Afrique s'urbanise. Depuis le milieu du 20&#232;me si&#232;cle, alors que le nombre d'Africains quadruplait, la population urbaine &#233;tait multipli&#233;e par dix, passant de 20 millions &#224; plus de 200 millions. Elle devrait encore tripler d'ici 2030 . Lagos, Kinshasa ou Johannesburg, villes-mondes qui effraient par leur gigantisme, n'en ont pas fini de cro&#238;tre &#8211; et rejoindront rapidement le palmar&#232;s des plus grandes m&#233;tropoles mondiales. La capitale nig&#233;riane, avec ses 8 millions d'habitants, pourrait voir sa population doubler en l'espace d'une quinzaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde de demain sera ainsi peupl&#233; d'Africains, pr&#232;s d'une personne sur cinq en 2030. Ils seront jeunes dans leur &#233;crasante majorit&#233; : en 2005, 65% de la population subsaharienne avait moins de 25 ans, contre 30% en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le peuplement de la Chine ou de l'Inde nagu&#232;re, celui de l'Afrique g&#233;n&#232;rera de fortes migrations internes au continent. La mobilit&#233; des populations africaines est un fait historique. Ces vastes mouvements s'amplifieront &#224; mesure du r&#233;&#233;quilibrage d&#233;mographique entre des zones surpeupl&#233;es et des espaces de plus faible densit&#233;, mais aussi face aux transformations rapides &#8211; et h&#233;t&#233;rog&#232;nes &#8211; de l'espace &#233;conomique africain, et des crises qui l'accompagneront. La densification acc&#233;l&#233;r&#233;e de certains espaces y aiguisera les pressions sur les ressources naturelles &#8211; pourtant particuli&#232;rement abondantes &#224; l'&#233;chelle du continent. Faute d'infrastructures appropri&#233;es et d'une nouvelle r&#233;volution verte sur le sol africain, les difficult&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'eau, &#224; l'&#233;nergie et &#224; la terre risquent d'attiser les conflits. Cons&#233;quences des crises politiques, les flux de r&#233;fugi&#233;s fuyant des zones d'instabilit&#233; risquent &#233;galement de devenir les premiers vecteurs de contagion de l'instabilit&#233; politique &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale, selon un scenario tristement connu dans l'Afrique des grands lacs. Si une infime partie seulement des migrants africains cherchera son salut hors du continent, leur nombre repr&#233;sentera dans l'absolu des flux importants pour les pays de l'OCDE dans lesquels ils aspireront &#224; s'int&#233;grer. Ce sont d'eux dont notre presse parlera, oubliant les migrants, bien plus nombreux, qui parcourront les routes africaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Foyer de migrations, l'Afrique de demain se trouvera &#233;galement au c&#339;ur de la crise environnementale globale, tout &#224; la fois comme victime, comme cause et comme &#233;l&#233;ment de solution. Particuli&#232;rement expos&#233;e de par sa g&#233;ographie ainsi que les faibles moyens dont disposent ses Etats pour y faire face, elle risque de payer un tribut disproportionnellement lourd aux d&#233;r&#232;glements climatiques. Pr&#233;f&#233;rant jouer au pompier qu'&#224; l'ing&#233;nieur, la communaut&#233; internationale attendra comme &#224; son habitude que le feu soit d&#233;clar&#233; pour r&#233;fl&#233;chir aux moyens de le pr&#233;venir. D&#233;sertification, inondations, nouvelles maladies, pollution : des solutions efficaces existent pourtant pour pr&#233;venir ces fl&#233;aux ou en limiter les cons&#233;quences. Gardienne de l'un des plus vastes espaces forestiers de la plan&#232;te, cette Afrique qui se densifie et s'industrialise tient entre ses mains un patrimoine naturel dont la pr&#233;servation deviendra rapidement un enjeu bien au-del&#224; de ses fronti&#232;res. Parviendra-t-on &#224; instaurer &#224; temps un partenariat pour la pr&#233;servation de ces ressources, pr&#233;cieuses mais limit&#233;es ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mutations &#224; l'&#339;uvre sont ainsi porteuses de lourds d&#233;fis pour l'Afrique comme pour son entourage. Mais &#224; l'image de la Chine, de l'Inde ou des &#171; tigres asiatiques &#187;, l'Afrique pourrait trouver dans ces ph&#233;nom&#232;nes sociod&#233;mographiques et dans la restructuration de son espace qu'ils impliquent un puissant moteur de croissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le postulat d'Adam Smith vaut en effet dans l'Afrique du d&#233;but du 21&#232;me si&#232;cle comme dans l'Angleterre du 18&#232;me : le regroupement des populations encourage la division du travail , qui contribue &#224; son tour &#224; la hausse de la productivit&#233; et au d&#233;veloppement du commerce. Un caf&#233; internet ou une fabrique de v&#233;los auront plus de chances de se d&#233;velopper &#224; Ouagadougou qu'au milieu de contr&#233;es d&#233;sertes du Nord-Mali (5 habitants au km&#178;) ou des savanes namibiennes (moins de 2 habitants au km&#178;). Les politiques publiques gagnent elles aussi en efficacit&#233; dans les zones urbaines, dans la mesure o&#249; le co&#251;t de l'&#233;quipement (routes, &#233;coles, h&#244;pitaux&#8230;) y est plus faible par habitant desservi et la population plus facile &#224; atteindre que dans les zones faiblement peupl&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La population africaine est de loin la plus jeune du monde. Cette jeunesse, orient&#233;e vers l'avenir, peut elle aussi constituer un atout crucial pour les &#233;conomies du continent. L'Afrique va en effet b&#233;n&#233;ficier du m&#234;me ratio entre actifs et inactifs qui permit aux &#233;conomies asiatiques de d&#233;coller ces derni&#232;res d&#233;cennies, et ce &#224; une &#233;poque o&#249; les effets du vieillissement des populations commenceront &#224; se faire ressentir &#224; travers la plan&#232;te &#8211; y compris en Chine. Une aubaine pour l'Afrique, qui porte en elle le d&#233;fi d'armer cette jeunesse bouillonnante pour affronter le march&#233; du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce formidable &#171; moteur de croissance &#187; aura d'autant plus de chances de d&#233;marrer que les &#233;conomies africaines sortent du traitement de choc qui leur a &#233;t&#233; administr&#233; dans les ann&#233;es 1980 et 1990, et qu'il a de fortes probabilit&#233;s d'&#234;tre aliment&#233; par une conjoncture mondiale favorable. Sur le continent en effet, les programmes d'ajustement structurel men&#233;s avec vigueur par la Banque mondiale et le FMI ont, malgr&#233; leurs nombreuses carences, permis un certain assainissement des finances publiques. L'inflation qui a handicap&#233; nombre d'&#233;conomies africaines dans le pass&#233; a &#233;t&#233; largement jugul&#233;e, et les initiatives successives d'annulation de la dette men&#233;es dans la foul&#233;e ont permis de r&#233;duire consid&#233;rablement le poids des remboursements dans le budget des Etats. La dette ext&#233;rieure de l'Afrique sub-saharienne est pass&#233;e de pr&#232;s de la moiti&#233; de son PIB en 2002 &#224; moins d'un quart en 2006. Ce faisant, de nouvelles marges de man&#339;uvre ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;es pour des investissements de d&#233;veloppement. Enfin, les &#233;conomies ont &#233;t&#233; profond&#233;ment lib&#233;ralis&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau mondial, la hausse semble-t-il durable du cours des mati&#232;res premi&#232;res &#8211; min&#233;rales, fossiles mais &#233;galement agricoles &#8211; permet d'envisager une am&#233;lioration structurelle des balances commerciales. Que le monde de demain carbure au p&#233;trole, &#224; l'uranium ou aux biocarburants, l'Afrique comptera parmi les premiers fournisseurs d'&#233;nergie. Ce n'est donc pas seulement &#224; une reprise de rang &#233;conomique de l'Afrique que nous allons assister, mais &#233;galement &#224; une r&#233;&#233;mergence strat&#233;gique globale du continent. Avec toutes les opportunit&#233;s et tous les d&#233;fis que cela implique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique constitue d'ailleurs d'ores et d&#233;j&#224; un terrain de comp&#233;tition f&#233;roce entre entreprises p&#233;troli&#232;res et mini&#232;res, sous l'&#339;il vigilent de leurs pays d'origine &#8211; France, Angleterre, Etats-Unis, mais aussi de fa&#231;on croissante Chine, Inde et Afrique du Sud. Pays &#233;mergents qui ont &#233;galement per&#231;u le vaste potentiel que repr&#233;sente pour leurs exportations un continent dont la croissance &#233;conomique devrait d&#233;passer les 6% en 2007 et en 2008, et qui se pr&#233;sentent en nouveaux &#171; partenaires strat&#233;giques &#187;. La Chine est ainsi devenue en 2004 le troisi&#232;me partenaire commercial du continent apr&#232;s les Etats-Unis et la France, et les &#233;changes Chine-Afrique atteignaient 40 milliards de dollars en 2005. A Abidjan et Yaound&#233; comme ailleurs dans le monde, c'est bien du &#171; made in China &#187; que l'on ach&#232;te. Fait nouveau, les &#171; hedge funds &#187; s'int&#233;ressent eux aussi au potentiel de l'Afrique, misant sur le d&#233;collage de l'industrie de la bi&#232;re en Tanzanie, des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal ou du secteur bancaire au Ghana . Les fonds ainsi investis se comptent dor&#233;navant en milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce continent qui se peuple, s'urbanise, renoue avec la croissance et s'int&#232;gre tant bien que mal aux &#233;changes mondiaux est-il, somme toute, en voie de normalisation ? La r&#233;alit&#233;, comme souvent, est plus complexe : il est de nombreuses embuches sur le chemin de la croissance, qui ne sera d'ailleurs pas celui de tous les pays ni de tous les villages. Cette Afrique qui s'&#233;veille et qui cro&#238;t cohabitera n&#233;cessairement, et durablement, avec une Afrique cumulant les handicaps et peinant &#224; s'int&#233;grer &#224; la mondialisation. Il y aura &#171; deux Afrique &#187; demain, comme il y a &#171; deux Chine &#187; aujourd'hui. L'Afrique des villes et l'Afrique des campagnes, l'Afrique des c&#244;tes et l'Afrique enclav&#233;e, l'Afrique stable et l'Afrique en crise. Dans l'int&#233;r&#234;t de tous, cette Afrique des contrastes devra &#234;tre accompagn&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Michel Severino est directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence fran&#231;aise de d&#233;veloppement depuis 2001. Inspecteur des finances, ancien &#233;l&#232;ve de l'Ecole Nationale d'Administration, Jean-Michel Severino a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;demment directeur du d&#233;veloppement au minist&#232;re fran&#231;ais de la Coop&#233;ration. Il a travaill&#233; &#224; la Banque Mondiale, tout d'abord en tant que directeur pour l'Europe Centrale, puis en tant que vice-pr&#233;sident pour l'Asie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De pragmatiques</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/De-pragmatiques.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.aspenfrance.org/De-pragmatiques.html</guid>
		<dc:date>2010-01-22T14:20:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>



		<description>Demain, c'est tout de suite. Mieux voir de pr&#232;s que de loin pour &#233;viter les m&#233;andres d'un futur incertain. Intuition ou fait r&#233;el, il faudra prendre le train et ne pas esp&#233;rer embarquer &#224; bord d'une fus&#233;e. On passe son temps &#224; r&#234;ver que les choses arrivent et on finit par se noyer dans un attentisme absurde. Cependant, la soci&#233;t&#233; que nous forgeons aujourd'hui est celle que nous r&#233;cup&#233;rerons demain, l'effet boomerang est assur&#233;. Ceux qui feront le monde de demain sont aujourd'hui sur le terrain, les mains (...)
				
		&lt;p&gt;On passe son temps &#224; r&#234;ver que les choses arrivent et on finit par se noyer dans un attentisme absurde. Cependant, la soci&#233;t&#233; que nous forgeons aujourd'hui est celle que nous r&#233;cup&#233;rerons demain, l'effet boomerang est assur&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceux qui feront le monde de demain sont aujourd'hui sur le terrain, les mains dans le cambouis de la gestion locale. Ceux qui feront l'avenir sont ceux qui observent, analysent, agissent, contr&#244;lent et &#233;valuent la r&#233;alit&#233; au jour le jour pour tracer les contours de sa projection dans le futur. Ils sondent &#171; hier &#187; pour d&#233;finir &#171; demain &#187;. Identit&#233; et M&#233;moire sont les titres de leurs livres de chevet, ils y puisent assid&#251;ment les rep&#232;res qui jalonnent les voies &#224; baliser pour acc&#233;der sereinement au &#171; futur monde &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;veloppement est le ma&#238;tre mot pour parler de l'avenir. Les hommes et les femmes qui construisent demain raisonnent et agissent en producteurs, en entrepreneurs. Ils approchent l'avenir par la r&#233;alit&#233; ; ils partent de cas concrets, de micro-projets, d'une exp&#233;rience r&#233;elle, et non de r&#233;flexions abstraites.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ainsi que nous, femmes et hommes d'aujourd'hui, sur la base d'une v&#233;ritable intelligence du pr&#233;sent, d&#233;finirons la nouvelle donne de l'avenir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la question &#171; de qui demain sera-t-il fait ? &#187;, je r&#233;ponds : voyons cela de plus pr&#232;s !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-De-qui-demain-sera-t-il-fait-.html" rel="directory"&gt;De qui demain sera-t-il fait ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L150xH101_arton232-27552.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='101' class='spip_logos' style='height:101px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Demain, c'est tout de suite. Mieux voir de pr&#232;s que de loin pour &#233;viter les m&#233;andres d'un futur incertain. Intuition ou fait r&#233;el, il faudra prendre le train et ne pas esp&#233;rer embarquer &#224; bord d'une fus&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On passe son temps &#224; r&#234;ver que les choses arrivent et on finit par se noyer dans un attentisme absurde. Cependant, la soci&#233;t&#233; que nous forgeons aujourd'hui est celle que nous r&#233;cup&#233;rerons demain, l'effet boomerang est assur&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceux qui feront le monde de demain sont aujourd'hui sur le terrain, les mains dans le cambouis de la gestion locale. Ceux qui feront l'avenir sont ceux qui observent, analysent, agissent, contr&#244;lent et &#233;valuent la r&#233;alit&#233; au jour le jour pour tracer les contours de sa projection dans le futur. Ils sondent &#171; hier &#187; pour d&#233;finir &#171; demain &#187;. Identit&#233; et M&#233;moire sont les titres de leurs livres de chevet, ils y puisent assid&#251;ment les rep&#232;res qui jalonnent les voies &#224; baliser pour acc&#233;der sereinement au &#171; futur monde &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;veloppement est le ma&#238;tre mot pour parler de l'avenir. Les hommes et les femmes qui construisent demain raisonnent et agissent en producteurs, en entrepreneurs. Ils approchent l'avenir par la r&#233;alit&#233; ; ils partent de cas concrets, de micro-projets, d'une exp&#233;rience r&#233;elle, et non de r&#233;flexions abstraites.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ainsi que nous, femmes et hommes d'aujourd'hui, sur la base d'une v&#233;ritable intelligence du pr&#233;sent, d&#233;finirons la nouvelle donne de l'avenir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la question &#171; de qui demain sera-t-il fait ? &#187;, je r&#233;ponds : voyons cela de plus pr&#232;s !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Asma Chaabi est, depuis le 18 Septembre 2003, maire d'Essaouira - premi&#232;re et jusqu'&#224; pr&#233;sent unique femme &#233;lue pr&#233;sidente d'un conseil urbain dans l'histoire du Maroc. Elle est membre du comit&#233; central et du bureau politique du Parti du Progr&#232;s et du Socialisme. Elle est aussi vice-pr&#233;sidente du groupe Ynna Holding.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De vous et moi</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/De-vous-et-moi.html</link>
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		<dc:date>2009-10-23T12:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aspen France</dc:creator>



		<description>Chaque g&#233;n&#233;ration peut laisser son empreinte, y compris la n&#244;tre. La r&#233;ponse &#224; la question &quot;De qui demain sera-t-il fait ?&quot; est : &quot;De nous&quot;. Les forces globales ne sont que la somme de nos contributions individuelles &#224; l'effort collectif. Le monde de demain sera tr&#232;s diff&#233;rent de celui d'aujourd'hui. Est-ce bien certain ? Il y aura s&#251;rement plus d'&#234;tres humains que jamais : 6,7 milliards, dispers&#233;s &#224; la surface de la terre, mais aussi r&#233;unis pour la premi&#232;re fois par la communication de masse et les (...)
				
		&lt;p&gt;Le monde de demain sera tr&#232;s diff&#233;rent de celui d'aujourd'hui. Est-ce bien certain ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y aura s&#251;rement plus d'&#234;tres humains que jamais : 6,7 milliards, dispers&#233;s &#224; la surface de la terre, mais aussi r&#233;unis pour la premi&#232;re fois par la communication de masse et les moyens modernes de transport. La plupart vivront plus vieux et seront en meilleure sant&#233;, et ceci aussi bien dans le monde d&#233;velopp&#233; que dans le tiers Monde - &#224; l'exception notable de l'Afrique. La maladie et la famine abr&#232;gent certes encore trop de vies mais, gr&#226;ce au progr&#232;s en mati&#232;re de sant&#233; publique et d'&#233;ducation, l'esp&#233;rance de vie est aujourd'hui d'&#224; peu pr&#232;s 78 ans, que l'on vive &#224; New York ou &#224; Djakarta. Dans le m&#234;me temps, la richesse reste tr&#232;s in&#233;galement r&#233;partie entre les &#171; poss&#233;dants &#187; et les autres : 80 % de la population mondiale a un niveau de vie de l'ordre d'un quart (ou moins) de celui dont dispose, en moyenne, un Europ&#233;en ou un Nord-Am&#233;ricain. Les tensions qui en r&#233;sultent sont le principal moteur de ce que certains appellent &#171; globalisation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut &#234;tre vaut-il mieux se demander : qu'est ce qui ne changera pas ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la plupart d'entre nous, la vie reste un dilemme existentiel remarquablement ouvert. Chacun d'entre nous a la chance de laisser sa marque sur le cours des choses. Et chaque g&#233;n&#233;ration peut avoir &#8211; et aura - le privil&#232;ge de montrer ce qu'elle sait, ce qu'elle croit, ce qu'elle peut faire et quel monde elle veut laisser derri&#232;re elle. Je trouve souvent que l'histoire est un domaine bien confortable, o&#249; des &#233;v&#233;nements apparemment lointains paraissent presque familiers quand on les &#233;tudie de pr&#232;s. Qui peut imaginer ce que serait le monde aujourd'hui si l'Empereur Julien ne s'&#233;tait pas malencontreusement lanc&#233; dans l'invasion de la Perse en 363 ? Le r&#233;sultat en fut catastrophique : Rome dut, pour la premi&#232;re fois, abandonner les territoires conquis &#224; l'Est et ce fut clairement le d&#233;but de la fin de son Empire. Et pourtant, il n'y avait rien l&#224; d'in&#233;luctable, sauf &#224; consid&#233;rer comme in&#233;luctable cette attitude tr&#232;s humaine qui fait pr&#233;valoir la mauvaise appr&#233;ciation sur le bon jugement, la folie sur la sagesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque g&#233;n&#233;ration peut laisser son empreinte, y compris la n&#244;tre. La r&#233;ponse &#224; la question &#171; De qui demain sera-t-il fait ? &#187; est : &#171; De nous &#187; ; mais ce sur quoi il faut vraiment s'interroger, c'est quelle sorte d'histoire nous voulons faire. Sera-ce l'histoire avis&#233;e et clairvoyante que nous ont l&#233;gu&#233;e les P&#232;res Fondateurs de l'Europe, Robert Schuman, Jean Monnet, Konrad Adenauer ? Ou bien le village global de Mahatma Gandhi, Dag Hammarskj&#246;ld ou Nelson Mandela ? Ou bien l'histoire que nous ferons sera-t-elle celle d'un monde assombri et appauvri, o&#249; notre incapacit&#233; &#224; comprendre et &#224; d&#233;fendre avec succ&#232;s les valeurs qui ont fait la grandeur de notre civilisation nous conduit &#224; la catastrophe finale ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; notre g&#233;n&#233;ration d'accomplir sa mission, et c'est donc &#224; chacun d'entre nous de scruter l'esprit de notre &#233;poque, de comprendre ce qui fait la grandeur de notre soci&#233;t&#233;, d'oser prendre position au nom de la justice et de l'&#233;quit&#233; m&#234;me lorsque c'est difficile et dangereux, de s'astreindre sans cesse &#224; comprendre et faire comprendre les d&#233;fis de ce temps, de chercher sans rel&#226;che &#224; faire de ce monde un monde un peu meilleur. Je suis souvent stup&#233;fait de voir combien nous nous sentons impuissants face aux pr&#233;tendues &#171; forces globales &#187; alors qu'elles ne sont gu&#232;re autre chose que la somme de nos contributions individuelles &#224; l'effort collectif. Nous pouvons, individuellement, faire la diff&#233;rence &#8211; et pas seulement sur la sc&#232;ne politique, mais aussi dans la vie de tous les jours. C'est &#224; la maison, dans notre cuisine, au travail, que tout commence. C'est lorsque chaque citoyen, m&#234;me le plus humble, comprend les d&#233;fis, lorsqu'il est d&#233;cid&#233; &#224; respecter les valeurs et traditions qui ont fait notre prosp&#233;rit&#233;. C'est alors seulement que la paix peut &#234;tre pr&#233;serv&#233;e aussi dans nos institutions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est simple : le futur est une question ouverte et c'est &#224; nous de trouver la r&#233;ponse. Et nous, Europ&#233;ens, avons un privil&#232;ge extraordinaire : nous sommes perch&#233;s sur les &#233;paules de g&#233;ants. Mais nous devons apprendre &#224; &#234;tre, nous aussi, des g&#233;ants. L'Histoire l'exige de nous. Et nous le devons &#233;galement &#224; nos enfants.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-De-qui-demain-sera-t-il-fait-.html" rel="directory"&gt;De qui demain sera-t-il fait ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L150xH127_arton18-8016c.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='127' class='spip_logos' style='height:127px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque g&#233;n&#233;ration peut laisser son empreinte, y compris la n&#244;tre. La r&#233;ponse &#224; la question &quot;De qui demain sera-t-il fait ?&quot; est : &quot;De nous&quot;. Les forces globales ne sont que la somme de nos contributions individuelles &#224; l'effort collectif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le monde de demain sera tr&#232;s diff&#233;rent de celui d'aujourd'hui. Est-ce bien certain ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y aura s&#251;rement plus d'&#234;tres humains que jamais : 6,7 milliards, dispers&#233;s &#224; la surface de la terre, mais aussi r&#233;unis pour la premi&#232;re fois par la communication de masse et les moyens modernes de transport. La plupart vivront plus vieux et seront en meilleure sant&#233;, et ceci aussi bien dans le monde d&#233;velopp&#233; que dans le tiers Monde - &#224; l'exception notable de l'Afrique. La maladie et la famine abr&#232;gent certes encore trop de vies mais, gr&#226;ce au progr&#232;s en mati&#232;re de sant&#233; publique et d'&#233;ducation, l'esp&#233;rance de vie est aujourd'hui d'&#224; peu pr&#232;s 78 ans, que l'on vive &#224; New York ou &#224; Djakarta. Dans le m&#234;me temps, la richesse reste tr&#232;s in&#233;galement r&#233;partie entre les &#171; poss&#233;dants &#187; et les autres : 80 % de la population mondiale a un niveau de vie de l'ordre d'un quart (ou moins) de celui dont dispose, en moyenne, un Europ&#233;en ou un Nord-Am&#233;ricain. Les tensions qui en r&#233;sultent sont le principal moteur de ce que certains appellent &#171; globalisation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut &#234;tre vaut-il mieux se demander : qu'est ce qui ne changera pas ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la plupart d'entre nous, la vie reste un dilemme existentiel remarquablement ouvert. Chacun d'entre nous a la chance de laisser sa marque sur le cours des choses. Et chaque g&#233;n&#233;ration peut avoir &#8211; et aura - le privil&#232;ge de montrer ce qu'elle sait, ce qu'elle croit, ce qu'elle peut faire et quel monde elle veut laisser derri&#232;re elle. Je trouve souvent que l'histoire est un domaine bien confortable, o&#249; des &#233;v&#233;nements apparemment lointains paraissent presque familiers quand on les &#233;tudie de pr&#232;s. Qui peut imaginer ce que serait le monde aujourd'hui si l'Empereur Julien ne s'&#233;tait pas malencontreusement lanc&#233; dans l'invasion de la Perse en 363 ? Le r&#233;sultat en fut catastrophique : Rome dut, pour la premi&#232;re fois, abandonner les territoires conquis &#224; l'Est et ce fut clairement le d&#233;but de la fin de son Empire. Et pourtant, il n'y avait rien l&#224; d'in&#233;luctable, sauf &#224; consid&#233;rer comme in&#233;luctable cette attitude tr&#232;s humaine qui fait pr&#233;valoir la mauvaise appr&#233;ciation sur le bon jugement, la folie sur la sagesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque g&#233;n&#233;ration peut laisser son empreinte, y compris la n&#244;tre. La r&#233;ponse &#224; la question &#171; De qui demain sera-t-il fait ? &#187; est : &#171; De nous &#187; ; mais ce sur quoi il faut vraiment s'interroger, c'est quelle sorte d'histoire nous voulons faire. Sera-ce l'histoire avis&#233;e et clairvoyante que nous ont l&#233;gu&#233;e les P&#232;res Fondateurs de l'Europe, Robert Schuman, Jean Monnet, Konrad Adenauer ? Ou bien le village global de Mahatma Gandhi, Dag Hammarskj&#246;ld ou Nelson Mandela ? Ou bien l'histoire que nous ferons sera-t-elle celle d'un monde assombri et appauvri, o&#249; notre incapacit&#233; &#224; comprendre et &#224; d&#233;fendre avec succ&#232;s les valeurs qui ont fait la grandeur de notre civilisation nous conduit &#224; la catastrophe finale ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; notre g&#233;n&#233;ration d'accomplir sa mission, et c'est donc &#224; chacun d'entre nous de scruter l'esprit de notre &#233;poque, de comprendre ce qui fait la grandeur de notre soci&#233;t&#233;, d'oser prendre position au nom de la justice et de l'&#233;quit&#233; m&#234;me lorsque c'est difficile et dangereux, de s'astreindre sans cesse &#224; comprendre et faire comprendre les d&#233;fis de ce temps, de chercher sans rel&#226;che &#224; faire de ce monde un monde un peu meilleur. Je suis souvent stup&#233;fait de voir combien nous nous sentons impuissants face aux pr&#233;tendues &#171; forces globales &#187; alors qu'elles ne sont gu&#232;re autre chose que la somme de nos contributions individuelles &#224; l'effort collectif. Nous pouvons, individuellement, faire la diff&#233;rence &#8211; et pas seulement sur la sc&#232;ne politique, mais aussi dans la vie de tous les jours. C'est &#224; la maison, dans notre cuisine, au travail, que tout commence. C'est lorsque chaque citoyen, m&#234;me le plus humble, comprend les d&#233;fis, lorsqu'il est d&#233;cid&#233; &#224; respecter les valeurs et traditions qui ont fait notre prosp&#233;rit&#233;. C'est alors seulement que la paix peut &#234;tre pr&#233;serv&#233;e aussi dans nos institutions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est simple : le futur est une question ouverte et c'est &#224; nous de trouver la r&#233;ponse. Et nous, Europ&#233;ens, avons un privil&#232;ge extraordinaire : nous sommes perch&#233;s sur les &#233;paules de g&#233;ants. Mais nous devons apprendre &#224; &#234;tre, nous aussi, des g&#233;ants. L'Histoire l'exige de nous. Et nous le devons &#233;galement &#224; nos enfants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Paul Hofheinz est pr&#233;sident du Lisbon Council, un think tank bas&#233; &#224; Bruxelles, dont le nom et les travaux s'inspirent de l'Agenda de Lisbonne, vot&#233; en l'an 2000 par les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union europ&#233;enne pour &#171; faire de l'Europe l'&#233;conomie de la connaissance la plus dynamique et la plus comp&#233;titive &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'une Afrique renaissante</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/D-une-Afrique-renaissante.html</link>
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		<dc:date>2009-05-12T12:27:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aspen France</dc:creator>



		<description>Une nouvelle Afrique est en train de na&#238;tre, hors des images de la mis&#232;re, de la maladie et de l'analphab&#233;tisme. &#171; La r&#233;alit&#233; de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour r&#233;ussir et qui ne r&#233;ussit pas parce qu'il n'arrive pas &#224; se lib&#233;rer de ses mythes &#187; Cette phrase tir&#233;e du discours prononc&#233; par Nicolas Sarkozy &#224; Dakar, en juillet 2007, &#224; l'occasion de sa premi&#232;re visite pr&#233;sidentielle sur le continent, r&#233;sume ce que d'aucuns appellent la mal&#233;diction de l'Afrique, d'une Afrique rest&#233;e hors (...)
				
		&lt;p&gt;&#171; La r&#233;alit&#233; de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour r&#233;ussir et qui ne r&#233;ussit pas parce qu'il n'arrive pas &#224; se lib&#233;rer de ses mythes &#187; Cette phrase tir&#233;e du discours prononc&#233; par Nicolas Sarkozy &#224; Dakar, en juillet 2007, &#224; l'occasion de sa premi&#232;re visite pr&#233;sidentielle sur le continent, r&#233;sume ce que d'aucuns appellent la mal&#233;diction de l'Afrique, d'une Afrique rest&#233;e hors de l'histoire, prisonni&#232;re de traditions fig&#233;es, &#233;trang&#232;re aux normes de la modernit&#233; occidentale. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce portrait, esquiss&#233; avec une brutalit&#233; d'o&#249; la jouissance n'est pas absente, n'est pas nouveau : la liste est longue, depuis Hegel et Marx, de ceux qui l'ont dessin&#233;. Ces st&#233;r&#233;otypes enferment l'Afrique dans des images et repr&#233;sentations que confirment malheureusement les r&#233;alit&#233;s les plus cr&#251;ment expos&#233;es au reste du monde : pauvret&#233; obsc&#232;ne, analphab&#233;tisme, d&#233;bordements barbares de guerres tribales. Ces st&#233;r&#233;otypes, qui ne craignent ni les paradoxes, ni les g&#233;n&#233;ralisations, font de l'Afrique un miroir o&#249; l'Europe contemple ses propres richesses, ses savoirs accumul&#233;s, ses pouvoirs, sa modernit&#233;, son universalisme.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, l'Afrique ne peut &#234;tre r&#233;duite &#224; ces enfants hagards courb&#233;s sous le poids d'armes lourdes, &#224; ces visages ravag&#233;s par le sida, &#224; ces hordes d'adolescents pr&#234;ts &#224; se perdre dans les sables du d&#233;sert ou dans les eaux de la mer pour fuir leur continent et, pour les plus chanceux d'entre eux, tra&#238;ner leur mis&#232;re et leur solitude dans les usines et les quartiers d'une Europe sourde et aveugle &#224; leurs plaintes comme &#224; leur d&#233;sespoir.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-on, de ces images si brutales, d&#233;gager une Afrique renaissante, confiante en elle et en son avenir ? Une Afrique qui gagne ?
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois sc&#233;narios sont possibles pour l'avenir de l'Afrique :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; une course folle vers l'autodestruction, &#224; grand renfort de guerres, de trafics, d'interventions &#233;trang&#232;res, de migrations d&#233;sordonn&#233;es et meurtri&#232;res ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; la constitution d'enclaves &#233;conomiques et sociales prot&#233;g&#233;es, sous la haute surveillance des puissances mondiales associ&#233;es aux potentats locaux, faisant participer &#224; l'&#233;conomie-monde l' &#171; Afrique utile &#187; et une poign&#233;e d'Africains s&#233;v&#232;rement tri&#233;s ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la r&#233;ussite des transitions d&#233;mographique, &#233;conomique et politique engag&#233;es depuis trois d&#233;cennies.
&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Pour une majorit&#233; d'observateurs, en Afrique comme &#224; l'ext&#233;rieur, le premier sc&#233;nario est d&#233;j&#224; advenu. C'est le pr&#233;sent de l'Afrique des trafics en tous genres, des guerres tribales, des cliques politiques mafieuses. L'Afrique des migrations qui met en danger sanitaire, &#233;conomique, environnemental et m&#234;me moral le reste du monde. Une Afrique qu'il faut contenir &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res par un cordon sanitaire.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le second sc&#233;nario est aussi en cours de r&#233;alisation, dans les zones p&#233;troli&#232;res de l'Angola et du Nig&#233;ria, les r&#233;gions mini&#232;res d'Afrique australe ou encore les zones r&#233;sidentielles des grandes m&#233;tropoles. Ces &#238;lots de prosp&#233;rit&#233; et de stabilit&#233; tournent le dos &#224; la vieille Afrique et participent au temps du monde, mais ils sont entour&#233;s de friches s&#233;curitaires laiss&#233;es aux bandes arm&#233;es et livr&#233;es &#224; la mis&#232;re, &#224; l'analphab&#233;tisme et &#224; la maladie.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au troisi&#232;me sc&#233;nario, quelques-uns croient en voir les pr&#233;mices. Pour eux, comme en atteste l'extraordinaire pr&#233;sence des artistes, des intellectuels, des hommes et femmes d'affaires africains sur la sc&#232;ne du monde, la renaissance africaine est d&#233;j&#224; en marche gr&#226;ce &#224; une triple transition, d&#233;mographique, politique et &#233;conomique.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition d&#233;mographique est manifeste &#224; la fois en mati&#232;re de f&#233;condit&#233; et en mati&#232;re de migrations. La r&#233;duction simultan&#233;e de la natalit&#233; et de la mortalit&#233; commence &#224; assurer une vie meilleure &#224; des familles restreintes, tandis que les migrations vers les villes d'Afrique et d'ailleurs s'acc&#233;l&#232;rent. A cet &#233;gard, les le&#231;ons de l'histoire sont claires : ni les barbel&#233;s, ni les garde-fronti&#232;res ne pourront endiguer ces d&#233;placements d'un village &#224; une ville, d'un pays &#224; l'autre. La gestion s&#233;curitaire de la migration n'emp&#234;che pas les mouvements ; elle emprisonne seulement les migrants dans les marges des soci&#233;t&#233;s nanties qu'ils ont rejointes, au lieu d'autoriser leur va-et-vient cyclique entre lieu d'origine et lieu de r&#233;sidence. Nul ne devrait pourtant oublier que la migration, d'abord de la campagne &#224; la ville europ&#233;enne, puis de l'Europe vers l'Am&#233;rique, a &#233;t&#233; le moteur de la production des droits politiques, du d&#233;veloppement &#233;conomique et du progr&#232;s culturel, scientifique et technique. Pourquoi refuser aux Africains la chance d'accomplir, &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur du continent, cette transition qu'ils sont les derniers &#224; entreprendre ?
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition politique a amorc&#233;, depuis la fin des ann&#233;es 70, le passage de r&#233;gimes autoritaires, civils ou militaires, &#224; des syst&#232;mes d&#233;mocratiques pluralistes, ouvrant la participation politique &#224; des groupes jusque l&#224; exclus du d&#233;bat public (femmes, jeunes, minorit&#233;s). Elle n'est pas achev&#233;e, loin de l&#224;, mais elle progresse malgr&#233; les violences ethniques ou religieuses, les agressions arm&#233;es et les coups de force. En t&#233;moignent les principes politiques arr&#234;t&#233;s par l'Union Africaine, imposant la non-reconnaissance des pouvoirs issus des coups de force, tout comme les progr&#232;s de la d&#233;centralisation et l'extension de la r&#232;gle de droit.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition &#233;conomique est plus difficile. L'&#233;conomie africaine subit encore l'h&#233;ritage de la colonisation. Les r&#232;gles et les structures de gestion de l'&#233;conomie africaine sont rest&#233;es, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, tr&#232;s centralis&#233;es et tr&#232;s sensibles aux al&#233;as politiques. Cependant, les programmes d'ajustement structurel, qui ont parfois aggrav&#233; la mis&#232;re des populations, ont aussi lib&#233;r&#233; des &#233;nergies cr&#233;atrices et favoris&#233; l'&#233;mergence de nouveaux groupes sociaux, en particulier d'entrepreneurs favorables &#224; l'instauration d'un Etat de droit et au renforcement de la soci&#233;t&#233; civile. La transition &#233;conomique b&#233;n&#233;ficie &#233;galement du nouvel environnement mondial. Le d&#233;veloppement des pays &#233;mergents demande une quantit&#233; croissante de mati&#232;res premi&#232;res. Ces pays, comme la Chine et le Br&#233;sil, offrent &#224; l'Afrique de nouvelles ressources techniques et financi&#232;res et favorisent ainsi un mod&#232;le de d&#233;veloppement &#233;conomique qui n'est plus seulement le rattrapage de l'Occident ; ils proposent des formes de coop&#233;ration (infrastructure, transformation des mati&#232;res premi&#232;res) qui offrent aux pays africains un espace de n&#233;gociation plus large et moins contraignant.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique construit d&#232;s aujourd'hui son futur. Elle rentre dans le temps du monde &#224; sa mani&#232;re, &#224; son rythme. L'Afrique continuera certes &#224; prendre simultan&#233;ment, selon les r&#233;gions et selon les communaut&#233;s, plusieurs directions diff&#233;rentes parmi les trois esquiss&#233;es ici. Mais ce qui la caract&#233;rise aujourd'hui, c'est l'extraordinaire vitalit&#233; des hommes et des femmes qui sont en train de lui fabriquer une pr&#233;sence dans le monde hors des images de la mis&#232;re, de la maladie et de l'analphab&#233;tisme. Une Afrique prosp&#232;re, stable participant au dialogue des cultures, aux &#233;changes &#233;conomiques et &#224; la construction d'un monde meilleur.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-De-qui-demain-sera-t-il-fait-.html" rel="directory"&gt;De qui demain sera-t-il fait ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L150xH90_arton17-8842c.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='90' class='spip_logos' style='height:90px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une nouvelle Afrique est en train de na&#238;tre, hors des images de la mis&#232;re, de la maladie et de l'analphab&#233;tisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; La r&#233;alit&#233; de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour r&#233;ussir et qui ne r&#233;ussit pas parce qu'il n'arrive pas &#224; se lib&#233;rer de ses mythes &#187; Cette phrase tir&#233;e du discours prononc&#233; par Nicolas Sarkozy &#224; Dakar, en juillet 2007, &#224; l'occasion de sa premi&#232;re visite pr&#233;sidentielle sur le continent, r&#233;sume ce que d'aucuns appellent la mal&#233;diction de l'Afrique, d'une Afrique rest&#233;e hors de l'histoire, prisonni&#232;re de traditions fig&#233;es, &#233;trang&#232;re aux normes de la modernit&#233; occidentale. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce portrait, esquiss&#233; avec une brutalit&#233; d'o&#249; la jouissance n'est pas absente, n'est pas nouveau : la liste est longue, depuis Hegel et Marx, de ceux qui l'ont dessin&#233;. Ces st&#233;r&#233;otypes enferment l'Afrique dans des images et repr&#233;sentations que confirment malheureusement les r&#233;alit&#233;s les plus cr&#251;ment expos&#233;es au reste du monde : pauvret&#233; obsc&#232;ne, analphab&#233;tisme, d&#233;bordements barbares de guerres tribales. Ces st&#233;r&#233;otypes, qui ne craignent ni les paradoxes, ni les g&#233;n&#233;ralisations, font de l'Afrique un miroir o&#249; l'Europe contemple ses propres richesses, ses savoirs accumul&#233;s, ses pouvoirs, sa modernit&#233;, son universalisme.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, l'Afrique ne peut &#234;tre r&#233;duite &#224; ces enfants hagards courb&#233;s sous le poids d'armes lourdes, &#224; ces visages ravag&#233;s par le sida, &#224; ces hordes d'adolescents pr&#234;ts &#224; se perdre dans les sables du d&#233;sert ou dans les eaux de la mer pour fuir leur continent et, pour les plus chanceux d'entre eux, tra&#238;ner leur mis&#232;re et leur solitude dans les usines et les quartiers d'une Europe sourde et aveugle &#224; leurs plaintes comme &#224; leur d&#233;sespoir.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-on, de ces images si brutales, d&#233;gager une Afrique renaissante, confiante en elle et en son avenir ? Une Afrique qui gagne ?
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois sc&#233;narios sont possibles pour l'avenir de l'Afrique :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; une course folle vers l'autodestruction, &#224; grand renfort de guerres, de trafics, d'interventions &#233;trang&#232;res, de migrations d&#233;sordonn&#233;es et meurtri&#232;res ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt; la constitution d'enclaves &#233;conomiques et sociales prot&#233;g&#233;es, sous la haute surveillance des puissances mondiales associ&#233;es aux potentats locaux, faisant participer &#224; l'&#233;conomie-monde l' &#171; Afrique utile &#187; et une poign&#233;e d'Africains s&#233;v&#232;rement tri&#233;s ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la r&#233;ussite des transitions d&#233;mographique, &#233;conomique et politique engag&#233;es depuis trois d&#233;cennies.
&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Pour une majorit&#233; d'observateurs, en Afrique comme &#224; l'ext&#233;rieur, le premier sc&#233;nario est d&#233;j&#224; advenu. C'est le pr&#233;sent de l'Afrique des trafics en tous genres, des guerres tribales, des cliques politiques mafieuses. L'Afrique des migrations qui met en danger sanitaire, &#233;conomique, environnemental et m&#234;me moral le reste du monde. Une Afrique qu'il faut contenir &#224; l'int&#233;rieur de ses fronti&#232;res par un cordon sanitaire.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le second sc&#233;nario est aussi en cours de r&#233;alisation, dans les zones p&#233;troli&#232;res de l'Angola et du Nig&#233;ria, les r&#233;gions mini&#232;res d'Afrique australe ou encore les zones r&#233;sidentielles des grandes m&#233;tropoles. Ces &#238;lots de prosp&#233;rit&#233; et de stabilit&#233; tournent le dos &#224; la vieille Afrique et participent au temps du monde, mais ils sont entour&#233;s de friches s&#233;curitaires laiss&#233;es aux bandes arm&#233;es et livr&#233;es &#224; la mis&#232;re, &#224; l'analphab&#233;tisme et &#224; la maladie.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au troisi&#232;me sc&#233;nario, quelques-uns croient en voir les pr&#233;mices. Pour eux, comme en atteste l'extraordinaire pr&#233;sence des artistes, des intellectuels, des hommes et femmes d'affaires africains sur la sc&#232;ne du monde, la renaissance africaine est d&#233;j&#224; en marche gr&#226;ce &#224; une triple transition, d&#233;mographique, politique et &#233;conomique.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition d&#233;mographique est manifeste &#224; la fois en mati&#232;re de f&#233;condit&#233; et en mati&#232;re de migrations. La r&#233;duction simultan&#233;e de la natalit&#233; et de la mortalit&#233; commence &#224; assurer une vie meilleure &#224; des familles restreintes, tandis que les migrations vers les villes d'Afrique et d'ailleurs s'acc&#233;l&#232;rent. A cet &#233;gard, les le&#231;ons de l'histoire sont claires : ni les barbel&#233;s, ni les garde-fronti&#232;res ne pourront endiguer ces d&#233;placements d'un village &#224; une ville, d'un pays &#224; l'autre. La gestion s&#233;curitaire de la migration n'emp&#234;che pas les mouvements ; elle emprisonne seulement les migrants dans les marges des soci&#233;t&#233;s nanties qu'ils ont rejointes, au lieu d'autoriser leur va-et-vient cyclique entre lieu d'origine et lieu de r&#233;sidence. Nul ne devrait pourtant oublier que la migration, d'abord de la campagne &#224; la ville europ&#233;enne, puis de l'Europe vers l'Am&#233;rique, a &#233;t&#233; le moteur de la production des droits politiques, du d&#233;veloppement &#233;conomique et du progr&#232;s culturel, scientifique et technique. Pourquoi refuser aux Africains la chance d'accomplir, &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur du continent, cette transition qu'ils sont les derniers &#224; entreprendre ?
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition politique a amorc&#233;, depuis la fin des ann&#233;es 70, le passage de r&#233;gimes autoritaires, civils ou militaires, &#224; des syst&#232;mes d&#233;mocratiques pluralistes, ouvrant la participation politique &#224; des groupes jusque l&#224; exclus du d&#233;bat public (femmes, jeunes, minorit&#233;s). Elle n'est pas achev&#233;e, loin de l&#224;, mais elle progresse malgr&#233; les violences ethniques ou religieuses, les agressions arm&#233;es et les coups de force. En t&#233;moignent les principes politiques arr&#234;t&#233;s par l'Union Africaine, imposant la non-reconnaissance des pouvoirs issus des coups de force, tout comme les progr&#232;s de la d&#233;centralisation et l'extension de la r&#232;gle de droit.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transition &#233;conomique est plus difficile. L'&#233;conomie africaine subit encore l'h&#233;ritage de la colonisation. Les r&#232;gles et les structures de gestion de l'&#233;conomie africaine sont rest&#233;es, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, tr&#232;s centralis&#233;es et tr&#232;s sensibles aux al&#233;as politiques. Cependant, les programmes d'ajustement structurel, qui ont parfois aggrav&#233; la mis&#232;re des populations, ont aussi lib&#233;r&#233; des &#233;nergies cr&#233;atrices et favoris&#233; l'&#233;mergence de nouveaux groupes sociaux, en particulier d'entrepreneurs favorables &#224; l'instauration d'un Etat de droit et au renforcement de la soci&#233;t&#233; civile. La transition &#233;conomique b&#233;n&#233;ficie &#233;galement du nouvel environnement mondial. Le d&#233;veloppement des pays &#233;mergents demande une quantit&#233; croissante de mati&#232;res premi&#232;res. Ces pays, comme la Chine et le Br&#233;sil, offrent &#224; l'Afrique de nouvelles ressources techniques et financi&#232;res et favorisent ainsi un mod&#232;le de d&#233;veloppement &#233;conomique qui n'est plus seulement le rattrapage de l'Occident ; ils proposent des formes de coop&#233;ration (infrastructure, transformation des mati&#232;res premi&#232;res) qui offrent aux pays africains un espace de n&#233;gociation plus large et moins contraignant.
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique construit d&#232;s aujourd'hui son futur. Elle rentre dans le temps du monde &#224; sa mani&#232;re, &#224; son rythme. L'Afrique continuera certes &#224; prendre simultan&#233;ment, selon les r&#233;gions et selon les communaut&#233;s, plusieurs directions diff&#233;rentes parmi les trois esquiss&#233;es ici. Mais ce qui la caract&#233;rise aujourd'hui, c'est l'extraordinaire vitalit&#233; des hommes et des femmes qui sont en train de lui fabriquer une pr&#233;sence dans le monde hors des images de la mis&#232;re, de la maladie et de l'analphab&#233;tisme. Une Afrique prosp&#232;re, stable participant au dialogue des cultures, aux &#233;changes &#233;conomiques et &#224; la construction d'un monde meilleur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Mamadou Diouf est professeur d'histoire africaine et directeur de l'Institut d'&#233;tudes africaines de l'universit&#233; de Columbia &#224; New York. Il est l'auteur et l'&#233;diteur de plusieurs ouvrages et articles portant sur les trajectoires historiques, culturelles et politiques des soci&#233;t&#233;s ouest- africaines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'&#233;tats-nations</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/D-etats-nations.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.aspenfrance.org/D-etats-nations.html</guid>
		<dc:date>2009-05-08T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aspen France</dc:creator>



		<description>L'Etat-Nation a mauvaise presse. La cr&#233;ation et l'approfondissement de l'Union Europ&#233;enne ont remis en cause sa place et son r&#244;le. La mondialisation ouvre les fronti&#232;res aux capitaux, au commerce et aux travailleurs. Avec l'effacement des fronti&#232;res, les Etats contr&#244;lent de moins en moins les domaines qui &#233;taient jusque l&#224; sous leur responsabilit&#233;. Le march&#233; mondial limite leur pouvoir de d&#233;cision et d'intervention. En outre, de plus en plus d'acteurs (entreprises, ONG&#8230;) op&#232;rent en dehors ou au del&#224; du (...)
				
		&lt;p&gt;L'Etat-Nation a mauvaise presse. La cr&#233;ation et l'approfondissement de l'Union Europ&#233;enne ont remis en cause sa place et son r&#244;le. La mondialisation ouvre les fronti&#232;res aux capitaux, au commerce et aux travailleurs. Avec l'effacement des fronti&#232;res, les Etats contr&#244;lent de moins en moins les domaines qui &#233;taient jusque l&#224; sous leur responsabilit&#233;. Le march&#233; mondial limite leur pouvoir de d&#233;cision et d'intervention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, de plus en plus d'acteurs (entreprises, ONG&#8230;) op&#232;rent en dehors ou au del&#224; du cadre national ; des r&#233;seaux de plus en plus nombreux et influents rassemblent des professions (juristes, comptables, auditeurs&#8230;) autour d'int&#233;r&#234;ts et de valeurs communs et, eux aussi, r&#233;duisent l'autonomie de l'Etat.
Pourtant, aussi d&#233;cri&#233; qu'il soit, l'Etat-nation est et reste le seul recours des citoyens menac&#233;s ou affect&#233;s par la mondialisation. &#171; L'homme, &#233;crivait Tocqueville, est pour ainsi dire tout entier dans les langes de son berceau. Il se passe quelque chose d'analogue chez les nations. Les peuples se ressentent toujours de leurs origines. &#187; Alors m&#234;me que se d&#233;veloppait le mouvement de rapprochement et de globalisation, des forces inverses poussaient &#224; l'&#233;clatement et &#224; la diversification. Paradoxalement, le mouvement d'unification et de mondialisation a renforc&#233; le nationalisme, le besoin d'Etat-nation &#8211; voire l'esprit de clocher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'histoire de l'Union europ&#233;enne est exemplaire &#224; cet &#233;gard. Depuis 50 ans, son pouvoir d'attraction n'a pas faibli. Tous les pays qui ont voulu la rejoindre savaient que leur adh&#233;sion entra&#238;nerait des abandons de souverainet&#233; et que l'union &#233;conomique devait conduire &#224; une union politique. Pourtant, lorsque l'allemand Joshka Fischer, alors ministre des Affaires Etrang&#232;res, proposa, dans un discours c&#233;l&#232;bre, la cr&#233;ation d'une Europe f&#233;d&#233;rale, l'accueil fut plus que r&#233;serv&#233;. L'Europe f&#233;d&#233;rale &#233;tait s&#233;duisante comme id&#233;e, pas comme r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Europe, chaque pas vers l'unification a &#233;t&#233; compens&#233; par un pas en sens inverse vers la diversit&#233;. Ainsi, le renforcement de l'Union s'est accompagn&#233; d'une reconnaissance accrue des r&#233;gions : aujourd'hui, les r&#233;gions ont leur propre repr&#233;sentation &#224; Bruxelles, elles re&#231;oivent directement l'essentiel de l'aide europ&#233;enne &#8211; et on a vu se d&#233;velopper un &#171; nationalisme r&#233;gional &#187;.
A ce mouvement paradoxal d'unification et de d&#233;centralisation simultan&#233;es s'ajoute un autre ph&#233;nom&#232;ne, manifeste depuis le Trait&#233; de Maastricht : plus le processus d'unification r&#233;ussit, plus il est contest&#233;. L'adoption de justesse de ce trait&#233; a fait dire &#224; Jacques Delors : &#171; l'Europe sera d&#233;mocratique ou ne sera pas &#187;. En r&#233;alit&#233;, plus l'Europe progresse vers l'union et la d&#233;mocratie, plus elle r&#233;veille les nationalismes. Un discours sur le f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en comme celui de Joshka Fischer ne pourrait plus &#234;tre prononc&#233; aujourd'hui.
En outre, la mondialisation a beaucoup unifi&#233;, mais elle a aussi beaucoup divis&#233;. Elle a accru la richesse du monde, m&#234;me si celle-ci reste mal partag&#233;e, mais elle a en m&#234;me temps aliment&#233; une peur constante des d&#233;s&#233;quilibres, de l'ins&#233;curit&#233;, de la pr&#233;carit&#233;, nourrie par les d&#233;localisations, le terrorisme international et les d&#233;g&#226;ts environnementaux. Quel est alors l'abri des citoyens ? Qui peut les prot&#233;ger si ce n'est leur Etat ? Dans les pays d&#233;mocratiques, les politiques doivent r&#233;pondre &#224; ces sentiments de peur et d'ins&#233;curit&#233; de leurs &#233;lecteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, le syst&#232;me international reste dans une quasi-anarchie, sans v&#233;ritable gouvernance, malgr&#233; les institutions et les accords internationaux. Aussi aucun Etat n'a-t-il renonc&#233; &#224; sa propre d&#233;fense. En Europe, la construction d'un syst&#232;me commun de s&#233;curit&#233; a fait peu de progr&#232;s. Les citoyens se refusent toujours &#224; remettre leur s&#233;curit&#233; en d'autres mains que celles de leur Etat.
Malgr&#233; les avanc&#233;es consid&#233;rables de la mondialisation &#8211; voire de l'unification, comme en Europe &#8211; l'Etat-nation perdure comme ancrage. Cela ne traduit pas seulement l'attachement au &#171; berceau &#187; ou &#224; la culture d'origine. C'est aussi la cons&#233;quence d'une &#233;volution o&#249; le progr&#232;s a &#233;t&#233; essentiellement &#233;conomique et o&#249; l'ins&#233;curit&#233;, si elle a chang&#233; de nature, n'a pas &#233;t&#233; ma&#238;tris&#233;e.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-De-qui-demain-sera-t-il-fait-.html" rel="directory"&gt;De qui demain sera-t-il fait ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Etat-Nation a mauvaise presse. La cr&#233;ation et l'approfondissement de l'Union Europ&#233;enne ont remis en cause sa place et son r&#244;le. La mondialisation ouvre les fronti&#232;res aux capitaux, au commerce et aux travailleurs. Avec l'effacement des fronti&#232;res, les Etats contr&#244;lent de moins en moins les domaines qui &#233;taient jusque l&#224; sous leur responsabilit&#233;. Le march&#233; mondial limite leur pouvoir de d&#233;cision et d'intervention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En outre, de plus en plus d'acteurs (entreprises, ONG&#8230;) op&#232;rent en dehors ou au del&#224; du cadre national ; des r&#233;seaux de plus en plus nombreux et influents rassemblent des professions (juristes, comptables, auditeurs&#8230;) autour d'int&#233;r&#234;ts et de valeurs communs et, eux aussi, r&#233;duisent l'autonomie de l'Etat.
Pourtant, aussi d&#233;cri&#233; qu'il soit, l'Etat-nation est et reste le seul recours des citoyens menac&#233;s ou affect&#233;s par la mondialisation. &#171; L'homme, &#233;crivait Tocqueville, est pour ainsi dire tout entier dans les langes de son berceau. Il se passe quelque chose d'analogue chez les nations. Les peuples se ressentent toujours de leurs origines. &#187; Alors m&#234;me que se d&#233;veloppait le mouvement de rapprochement et de globalisation, des forces inverses poussaient &#224; l'&#233;clatement et &#224; la diversification. Paradoxalement, le mouvement d'unification et de mondialisation a renforc&#233; le nationalisme, le besoin d'Etat-nation &#8211; voire l'esprit de clocher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'histoire de l'Union europ&#233;enne est exemplaire &#224; cet &#233;gard. Depuis 50 ans, son pouvoir d'attraction n'a pas faibli. Tous les pays qui ont voulu la rejoindre savaient que leur adh&#233;sion entra&#238;nerait des abandons de souverainet&#233; et que l'union &#233;conomique devait conduire &#224; une union politique. Pourtant, lorsque l'allemand Joshka Fischer, alors ministre des Affaires Etrang&#232;res, proposa, dans un discours c&#233;l&#232;bre, la cr&#233;ation d'une Europe f&#233;d&#233;rale, l'accueil fut plus que r&#233;serv&#233;. L'Europe f&#233;d&#233;rale &#233;tait s&#233;duisante comme id&#233;e, pas comme r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Europe, chaque pas vers l'unification a &#233;t&#233; compens&#233; par un pas en sens inverse vers la diversit&#233;. Ainsi, le renforcement de l'Union s'est accompagn&#233; d'une reconnaissance accrue des r&#233;gions : aujourd'hui, les r&#233;gions ont leur propre repr&#233;sentation &#224; Bruxelles, elles re&#231;oivent directement l'essentiel de l'aide europ&#233;enne &#8211; et on a vu se d&#233;velopper un &#171; nationalisme r&#233;gional &#187;.
A ce mouvement paradoxal d'unification et de d&#233;centralisation simultan&#233;es s'ajoute un autre ph&#233;nom&#232;ne, manifeste depuis le Trait&#233; de Maastricht : plus le processus d'unification r&#233;ussit, plus il est contest&#233;. L'adoption de justesse de ce trait&#233; a fait dire &#224; Jacques Delors : &#171; l'Europe sera d&#233;mocratique ou ne sera pas &#187;. En r&#233;alit&#233;, plus l'Europe progresse vers l'union et la d&#233;mocratie, plus elle r&#233;veille les nationalismes. Un discours sur le f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en comme celui de Joshka Fischer ne pourrait plus &#234;tre prononc&#233; aujourd'hui.
En outre, la mondialisation a beaucoup unifi&#233;, mais elle a aussi beaucoup divis&#233;. Elle a accru la richesse du monde, m&#234;me si celle-ci reste mal partag&#233;e, mais elle a en m&#234;me temps aliment&#233; une peur constante des d&#233;s&#233;quilibres, de l'ins&#233;curit&#233;, de la pr&#233;carit&#233;, nourrie par les d&#233;localisations, le terrorisme international et les d&#233;g&#226;ts environnementaux. Quel est alors l'abri des citoyens ? Qui peut les prot&#233;ger si ce n'est leur Etat ? Dans les pays d&#233;mocratiques, les politiques doivent r&#233;pondre &#224; ces sentiments de peur et d'ins&#233;curit&#233; de leurs &#233;lecteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, le syst&#232;me international reste dans une quasi-anarchie, sans v&#233;ritable gouvernance, malgr&#233; les institutions et les accords internationaux. Aussi aucun Etat n'a-t-il renonc&#233; &#224; sa propre d&#233;fense. En Europe, la construction d'un syst&#232;me commun de s&#233;curit&#233; a fait peu de progr&#232;s. Les citoyens se refusent toujours &#224; remettre leur s&#233;curit&#233; en d'autres mains que celles de leur Etat.
Malgr&#233; les avanc&#233;es consid&#233;rables de la mondialisation &#8211; voire de l'unification, comme en Europe &#8211; l'Etat-nation perdure comme ancrage. Cela ne traduit pas seulement l'attachement au &#171; berceau &#187; ou &#224; la culture d'origine. C'est aussi la cons&#233;quence d'une &#233;volution o&#249; le progr&#232;s a &#233;t&#233; essentiellement &#233;conomique et o&#249; l'ins&#233;curit&#233;, si elle a chang&#233; de nature, n'a pas &#233;t&#233; ma&#238;tris&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ezra Suleiman est professeur de Sciences Politiques (Chaire IBM) et directeur du Centre d'Etudes Europ&#233;ennes &#224; Princeton University (Etats-Unis). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont la plupart ont &#233;t&#233; traduits en fran&#231;ais. Son dernier livre, Le d&#233;mant&#232;lement de l'Etat d&#233;mocratique a &#233;t&#233; publi&#233; aux Editions du Seuil en 2005. Il a enseign&#233; dans plusieurs universit&#233;s en Europe et a &#233;t&#233; associ&#233; &#224; plusieurs centres de recherche en France, Allemagne, Italie, Belgique et Royaume-Uni. Il est chroniqueur au Figaro depuis plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>De qui demain sera-t-il fait ?</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/De-qui-demain-sera-t-il-fait,92.html</link>
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		<dc:date>2009-03-03T09:49:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Aspen France</dc:creator>



		<description>Qui sont les hommes et les femmes qui, seuls ou collectivement, dessineront le monde dans cinq, dix, quinze ans ? L'Institut Aspen France a interrog&#233; cinquante de ses proches &#8211; entrepreneurs et artistes, politiques et universitaires, Fran&#231;ais et &#233;trangers &#8211; en sollicitant leur vision de ceux qui seront, ou sont d&#233;j&#224;, les artisans de notre avenir. Le r&#233;sultat, c'est un livre collectif, intitul&#233; &#171; De qui demain sera-t-il fait ? &#187; paru en mars 2008 aux Editions Autrement. Cinquante auteurs diff&#233;rents (...)
				
		&lt;p&gt;L'Institut Aspen France a interrog&#233; cinquante de ses proches &#8211; entrepreneurs et artistes, politiques et universitaires, Fran&#231;ais et &#233;trangers &#8211; en sollicitant leur vision de ceux qui seront, ou sont d&#233;j&#224;, les artisans de notre avenir. Le r&#233;sultat, c'est un livre collectif, intitul&#233; &#171; De qui demain sera-t-il fait ? &#187; paru en mars 2008 aux Editions Autrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cinquante auteurs diff&#233;rents livrent cinquante r&#233;ponses singuli&#232;res qui, implicitement, traduisent une certaine interpr&#233;tation des ressorts du changement : ceux qui croient &#224; l'individu et ceux qui croient aux syst&#232;mes, ceux qui croient &#224; l'autorit&#233; et ceux qui croient &#224; l'influence, ceux qui croient &#224; l'affrontement et ceux qui croient &#224; la coop&#233;ration &#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas de r&#233;ponse unique, mais de r&#233;flexion en dialogue, d'assentiment en objection, de conviction en doute, la possibilit&#233; pour chacun de prendre conscience de ses marges d'initiative, des enjeux de ses choix, de sa libert&#233; et de sa responsabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;br class=&quot;clear&quot; /&gt; &lt;div class=&quot;like_tt tt_ivoire&quot;&gt; &lt;div class=&quot;like_tt_int&quot;&gt; &lt;div class=&quot;like_tt_int2&quot;&gt; &lt;div class=&quot;like_tt_int3&quot;&gt; &lt;div class=&quot;like_tt_int4&quot;&gt; &lt;h2&gt; Alors, de qui demain sera-t-il fait ? &lt;/h2&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt_int4--&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt_int3--&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt_int2--&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt--&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt--&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L97xH150_arton92-08451.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='97' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:97px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qui sont les hommes et les femmes qui, seuls ou collectivement, dessineront le monde dans cinq, dix, quinze ans ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Institut Aspen France a interrog&#233; cinquante de ses proches &#8211; entrepreneurs et artistes, politiques et universitaires, Fran&#231;ais et &#233;trangers &#8211; en sollicitant leur vision de ceux qui seront, ou sont d&#233;j&#224;, les artisans de notre avenir. Le r&#233;sultat, c'est un livre collectif, intitul&#233; &#171; De qui demain sera-t-il fait ? &#187; paru en mars 2008 aux Editions Autrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cinquante auteurs diff&#233;rents livrent cinquante r&#233;ponses singuli&#232;res qui, implicitement, traduisent une certaine interpr&#233;tation des ressorts du changement : ceux qui croient &#224; l'individu et ceux qui croient aux syst&#232;mes, ceux qui croient &#224; l'autorit&#233; et ceux qui croient &#224; l'influence, ceux qui croient &#224; l'affrontement et ceux qui croient &#224; la coop&#233;ration &#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas de r&#233;ponse unique, mais de r&#233;flexion en dialogue, d'assentiment en objection, de conviction en doute, la possibilit&#233; pour chacun de prendre conscience de ses marges d'initiative, des enjeux de ses choix, de sa libert&#233; et de sa responsabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;br class=&quot;clear&quot; /&gt; &lt;div class=&quot;like_tt tt_ivoire&quot;&gt; &lt;div class=&quot;like_tt_int&quot;&gt; &lt;div class=&quot;like_tt_int2&quot;&gt; &lt;div class=&quot;like_tt_int3&quot;&gt; &lt;div class=&quot;like_tt_int4&quot;&gt; &lt;h2&gt; Alors, de qui demain sera-t-il fait ? &lt;/h2&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt_int4--&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt_int3--&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt_int2--&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt--&gt; &lt;/div&gt;&lt;!-- /like_tt--&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;br /&gt;&lt;a href='http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746711136' class='spip_out'&gt;http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746711136&lt;/a&gt;
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