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	<title>Aspen France</title>
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	<description>Encourager l'ouverture sur le monde, la prise d'initiative et l'exercice des responsabilit&#233;s au service du bien commun : tel est l'objectif de l'Institut Aspen France</description>
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		<title>Aspen France</title>
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		<title>Claude B&#233;b&#233;ar 22 mars 2010</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>Economie</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Focus diaporama</dc:subject>
		<dc:subject>Finance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Photos : Gr&#233;goire Padilla&lt;/p&gt;
				
		

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Diaporama-.html" rel="directory"&gt;Diaporama&lt;/a&gt;

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		<title>D'Africains</title>
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		<dc:date>2010-03-29T22:13:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;veloppement durable</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>

		<description>Cette Afrique qui s'&#233;veille et qui cro&#238;t cohabitera n&#233;cessairement, et durablement, avec une Afrique cumulant les handicaps et peinant &#224; s'int&#233;grer &#224; la mondialisation. Il y aura &#171; deux Afrique &#187; demain, comme il y a &#171; deux Chine &#187; aujourd'hui. L'Afrique des villes et l'Afrique des campagnes, l'Afrique des c&#244;tes et l'Afrique enclav&#233;e, l'Afrique stable et l'Afrique en crise Avec son 1.3 milliard d'habitants, ses gratte-ciels et une croissance &#233;conomique de 10% par an, la Chine surprend, fascine, inqui&#232;te. Des (...)
				
		&lt;p&gt;Avec son 1.3 milliard d'habitants, ses gratte-ciels et une croissance &#233;conomique de 10% par an, la Chine surprend, fascine, inqui&#232;te. Des politologues aux &#233;conomistes les experts sont formels : aussi certainement que le 20&#232;me si&#232;cle fut am&#233;ricain, le 21&#232;me sera asiatique. Mais il est un ph&#233;nom&#232;ne dont peu de nos contemporains saisissent la mesure, ni les retentissements : l'Afrique est en marche, et se pr&#233;pare &#224; des mutations qui ne manqueront pas de bousculer la donne internationale. Avec plus d'1.5 milliard d'habitants vivant au sud du Sahara, l'humanit&#233; du milieu du 21&#232;me si&#232;cle sera, tr&#232;s largement, africaine. Le continent noir, aujourd'hui per&#231;u comme p&#233;riph&#233;rique, pauvre, &#224; la marge de la mondialisation, s'invitera rapidement dans l'ar&#232;ne internationale &#8211; et dans nos pr&#233;occupations strat&#233;giques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique se peuple. Ce continent qui, de la traite n&#233;gri&#232;re aux guerres coloniales, a subi plusieurs saign&#233;es d&#233;mographiques , demeure &#224; l'aube du 21&#232;me si&#232;cle largement sous-peupl&#233; par rapport &#224; d'autres zones de la plan&#232;te : il comptait seulement 28 habitants au km&#178; en 2003, contre 114 en Europe et 120 en Asie. Mais l'importante chute du taux de mortalit&#233; ces 50 derni&#232;res ann&#233;es, combin&#233; &#224; une forte r&#233;silience de la fertilit&#233; (plus de cinq enfants par femme en moyenne) engendre aujourd'hui un dynamisme d&#233;mographique qui n'a de parall&#232;le que le peuplement fulgurant de l'Asie au 20&#232;me si&#232;cle. La transition d&#233;mographique, engag&#233;e tardivement sur le continent, produira un nouveau doublement de la population africaine dans les quarante prochaines ann&#233;es, porteur de transformations radicales de l'espace et des soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A mesure qu'elle se peuple, l'Afrique s'urbanise. Depuis le milieu du 20&#232;me si&#232;cle, alors que le nombre d'Africains quadruplait, la population urbaine &#233;tait multipli&#233;e par dix, passant de 20 millions &#224; plus de 200 millions. Elle devrait encore tripler d'ici 2030 . Lagos, Kinshasa ou Johannesburg, villes-mondes qui effraient par leur gigantisme, n'en ont pas fini de cro&#238;tre &#8211; et rejoindront rapidement le palmar&#232;s des plus grandes m&#233;tropoles mondiales. La capitale nig&#233;riane, avec ses 8 millions d'habitants, pourrait voir sa population doubler en l'espace d'une quinzaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde de demain sera ainsi peupl&#233; d'Africains, pr&#232;s d'une personne sur cinq en 2030. Ils seront jeunes dans leur &#233;crasante majorit&#233; : en 2005, 65% de la population subsaharienne avait moins de 25 ans, contre 30% en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le peuplement de la Chine ou de l'Inde nagu&#232;re, celui de l'Afrique g&#233;n&#232;rera de fortes migrations internes au continent. La mobilit&#233; des populations africaines est un fait historique. Ces vastes mouvements s'amplifieront &#224; mesure du r&#233;&#233;quilibrage d&#233;mographique entre des zones surpeupl&#233;es et des espaces de plus faible densit&#233;, mais aussi face aux transformations rapides &#8211; et h&#233;t&#233;rog&#232;nes &#8211; de l'espace &#233;conomique africain, et des crises qui l'accompagneront. La densification acc&#233;l&#233;r&#233;e de certains espaces y aiguisera les pressions sur les ressources naturelles &#8211; pourtant particuli&#232;rement abondantes &#224; l'&#233;chelle du continent. Faute d'infrastructures appropri&#233;es et d'une nouvelle r&#233;volution verte sur le sol africain, les difficult&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'eau, &#224; l'&#233;nergie et &#224; la terre risquent d'attiser les conflits. Cons&#233;quences des crises politiques, les flux de r&#233;fugi&#233;s fuyant des zones d'instabilit&#233; risquent &#233;galement de devenir les premiers vecteurs de contagion de l'instabilit&#233; politique &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale, selon un scenario tristement connu dans l'Afrique des grands lacs. Si une infime partie seulement des migrants africains cherchera son salut hors du continent, leur nombre repr&#233;sentera dans l'absolu des flux importants pour les pays de l'OCDE dans lesquels ils aspireront &#224; s'int&#233;grer. Ce sont d'eux dont notre presse parlera, oubliant les migrants, bien plus nombreux, qui parcourront les routes africaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Foyer de migrations, l'Afrique de demain se trouvera &#233;galement au c&#339;ur de la crise environnementale globale, tout &#224; la fois comme victime, comme cause et comme &#233;l&#233;ment de solution. Particuli&#232;rement expos&#233;e de par sa g&#233;ographie ainsi que les faibles moyens dont disposent ses Etats pour y faire face, elle risque de payer un tribut disproportionnellement lourd aux d&#233;r&#232;glements climatiques. Pr&#233;f&#233;rant jouer au pompier qu'&#224; l'ing&#233;nieur, la communaut&#233; internationale attendra comme &#224; son habitude que le feu soit d&#233;clar&#233; pour r&#233;fl&#233;chir aux moyens de le pr&#233;venir. D&#233;sertification, inondations, nouvelles maladies, pollution : des solutions efficaces existent pourtant pour pr&#233;venir ces fl&#233;aux ou en limiter les cons&#233;quences. Gardienne de l'un des plus vastes espaces forestiers de la plan&#232;te, cette Afrique qui se densifie et s'industrialise tient entre ses mains un patrimoine naturel dont la pr&#233;servation deviendra rapidement un enjeu bien au-del&#224; de ses fronti&#232;res. Parviendra-t-on &#224; instaurer &#224; temps un partenariat pour la pr&#233;servation de ces ressources, pr&#233;cieuses mais limit&#233;es ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mutations &#224; l'&#339;uvre sont ainsi porteuses de lourds d&#233;fis pour l'Afrique comme pour son entourage. Mais &#224; l'image de la Chine, de l'Inde ou des &#171; tigres asiatiques &#187;, l'Afrique pourrait trouver dans ces ph&#233;nom&#232;nes sociod&#233;mographiques et dans la restructuration de son espace qu'ils impliquent un puissant moteur de croissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le postulat d'Adam Smith vaut en effet dans l'Afrique du d&#233;but du 21&#232;me si&#232;cle comme dans l'Angleterre du 18&#232;me : le regroupement des populations encourage la division du travail , qui contribue &#224; son tour &#224; la hausse de la productivit&#233; et au d&#233;veloppement du commerce. Un caf&#233; internet ou une fabrique de v&#233;los auront plus de chances de se d&#233;velopper &#224; Ouagadougou qu'au milieu de contr&#233;es d&#233;sertes du Nord-Mali (5 habitants au km&#178;) ou des savanes namibiennes (moins de 2 habitants au km&#178;). Les politiques publiques gagnent elles aussi en efficacit&#233; dans les zones urbaines, dans la mesure o&#249; le co&#251;t de l'&#233;quipement (routes, &#233;coles, h&#244;pitaux&#8230;) y est plus faible par habitant desservi et la population plus facile &#224; atteindre que dans les zones faiblement peupl&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La population africaine est de loin la plus jeune du monde. Cette jeunesse, orient&#233;e vers l'avenir, peut elle aussi constituer un atout crucial pour les &#233;conomies du continent. L'Afrique va en effet b&#233;n&#233;ficier du m&#234;me ratio entre actifs et inactifs qui permit aux &#233;conomies asiatiques de d&#233;coller ces derni&#232;res d&#233;cennies, et ce &#224; une &#233;poque o&#249; les effets du vieillissement des populations commenceront &#224; se faire ressentir &#224; travers la plan&#232;te &#8211; y compris en Chine. Une aubaine pour l'Afrique, qui porte en elle le d&#233;fi d'armer cette jeunesse bouillonnante pour affronter le march&#233; du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce formidable &#171; moteur de croissance &#187; aura d'autant plus de chances de d&#233;marrer que les &#233;conomies africaines sortent du traitement de choc qui leur a &#233;t&#233; administr&#233; dans les ann&#233;es 1980 et 1990, et qu'il a de fortes probabilit&#233;s d'&#234;tre aliment&#233; par une conjoncture mondiale favorable. Sur le continent en effet, les programmes d'ajustement structurel men&#233;s avec vigueur par la Banque mondiale et le FMI ont, malgr&#233; leurs nombreuses carences, permis un certain assainissement des finances publiques. L'inflation qui a handicap&#233; nombre d'&#233;conomies africaines dans le pass&#233; a &#233;t&#233; largement jugul&#233;e, et les initiatives successives d'annulation de la dette men&#233;es dans la foul&#233;e ont permis de r&#233;duire consid&#233;rablement le poids des remboursements dans le budget des Etats. La dette ext&#233;rieure de l'Afrique sub-saharienne est pass&#233;e de pr&#232;s de la moiti&#233; de son PIB en 2002 &#224; moins d'un quart en 2006. Ce faisant, de nouvelles marges de man&#339;uvre ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;es pour des investissements de d&#233;veloppement. Enfin, les &#233;conomies ont &#233;t&#233; profond&#233;ment lib&#233;ralis&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau mondial, la hausse semble-t-il durable du cours des mati&#232;res premi&#232;res &#8211; min&#233;rales, fossiles mais &#233;galement agricoles &#8211; permet d'envisager une am&#233;lioration structurelle des balances commerciales. Que le monde de demain carbure au p&#233;trole, &#224; l'uranium ou aux biocarburants, l'Afrique comptera parmi les premiers fournisseurs d'&#233;nergie. Ce n'est donc pas seulement &#224; une reprise de rang &#233;conomique de l'Afrique que nous allons assister, mais &#233;galement &#224; une r&#233;&#233;mergence strat&#233;gique globale du continent. Avec toutes les opportunit&#233;s et tous les d&#233;fis que cela implique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique constitue d'ailleurs d'ores et d&#233;j&#224; un terrain de comp&#233;tition f&#233;roce entre entreprises p&#233;troli&#232;res et mini&#232;res, sous l'&#339;il vigilent de leurs pays d'origine &#8211; France, Angleterre, Etats-Unis, mais aussi de fa&#231;on croissante Chine, Inde et Afrique du Sud. Pays &#233;mergents qui ont &#233;galement per&#231;u le vaste potentiel que repr&#233;sente pour leurs exportations un continent dont la croissance &#233;conomique devrait d&#233;passer les 6% en 2007 et en 2008, et qui se pr&#233;sentent en nouveaux &#171; partenaires strat&#233;giques &#187;. La Chine est ainsi devenue en 2004 le troisi&#232;me partenaire commercial du continent apr&#232;s les Etats-Unis et la France, et les &#233;changes Chine-Afrique atteignaient 40 milliards de dollars en 2005. A Abidjan et Yaound&#233; comme ailleurs dans le monde, c'est bien du &#171; made in China &#187; que l'on ach&#232;te. Fait nouveau, les &#171; hedge funds &#187; s'int&#233;ressent eux aussi au potentiel de l'Afrique, misant sur le d&#233;collage de l'industrie de la bi&#232;re en Tanzanie, des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal ou du secteur bancaire au Ghana . Les fonds ainsi investis se comptent dor&#233;navant en milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce continent qui se peuple, s'urbanise, renoue avec la croissance et s'int&#232;gre tant bien que mal aux &#233;changes mondiaux est-il, somme toute, en voie de normalisation ? La r&#233;alit&#233;, comme souvent, est plus complexe : il est de nombreuses embuches sur le chemin de la croissance, qui ne sera d'ailleurs pas celui de tous les pays ni de tous les villages. Cette Afrique qui s'&#233;veille et qui cro&#238;t cohabitera n&#233;cessairement, et durablement, avec une Afrique cumulant les handicaps et peinant &#224; s'int&#233;grer &#224; la mondialisation. Il y aura &#171; deux Afrique &#187; demain, comme il y a &#171; deux Chine &#187; aujourd'hui. L'Afrique des villes et l'Afrique des campagnes, l'Afrique des c&#244;tes et l'Afrique enclav&#233;e, l'Afrique stable et l'Afrique en crise. Dans l'int&#233;r&#234;t de tous, cette Afrique des contrastes devra &#234;tre accompagn&#233;e.&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette Afrique qui s'&#233;veille et qui cro&#238;t cohabitera n&#233;cessairement, et durablement, avec une Afrique cumulant les handicaps et peinant &#224; s'int&#233;grer &#224; la mondialisation. Il y aura &#171; deux Afrique &#187; demain, comme il y a &#171; deux Chine &#187; aujourd'hui. L'Afrique des villes et l'Afrique des campagnes, l'Afrique des c&#244;tes et l'Afrique enclav&#233;e, l'Afrique stable et l'Afrique en crise&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec son 1.3 milliard d'habitants, ses gratte-ciels et une croissance &#233;conomique de 10% par an, la Chine surprend, fascine, inqui&#232;te. Des politologues aux &#233;conomistes les experts sont formels : aussi certainement que le 20&#232;me si&#232;cle fut am&#233;ricain, le 21&#232;me sera asiatique. Mais il est un ph&#233;nom&#232;ne dont peu de nos contemporains saisissent la mesure, ni les retentissements : l'Afrique est en marche, et se pr&#233;pare &#224; des mutations qui ne manqueront pas de bousculer la donne internationale. Avec plus d'1.5 milliard d'habitants vivant au sud du Sahara, l'humanit&#233; du milieu du 21&#232;me si&#232;cle sera, tr&#232;s largement, africaine. Le continent noir, aujourd'hui per&#231;u comme p&#233;riph&#233;rique, pauvre, &#224; la marge de la mondialisation, s'invitera rapidement dans l'ar&#232;ne internationale &#8211; et dans nos pr&#233;occupations strat&#233;giques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique se peuple. Ce continent qui, de la traite n&#233;gri&#232;re aux guerres coloniales, a subi plusieurs saign&#233;es d&#233;mographiques , demeure &#224; l'aube du 21&#232;me si&#232;cle largement sous-peupl&#233; par rapport &#224; d'autres zones de la plan&#232;te : il comptait seulement 28 habitants au km&#178; en 2003, contre 114 en Europe et 120 en Asie. Mais l'importante chute du taux de mortalit&#233; ces 50 derni&#232;res ann&#233;es, combin&#233; &#224; une forte r&#233;silience de la fertilit&#233; (plus de cinq enfants par femme en moyenne) engendre aujourd'hui un dynamisme d&#233;mographique qui n'a de parall&#232;le que le peuplement fulgurant de l'Asie au 20&#232;me si&#232;cle. La transition d&#233;mographique, engag&#233;e tardivement sur le continent, produira un nouveau doublement de la population africaine dans les quarante prochaines ann&#233;es, porteur de transformations radicales de l'espace et des soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A mesure qu'elle se peuple, l'Afrique s'urbanise. Depuis le milieu du 20&#232;me si&#232;cle, alors que le nombre d'Africains quadruplait, la population urbaine &#233;tait multipli&#233;e par dix, passant de 20 millions &#224; plus de 200 millions. Elle devrait encore tripler d'ici 2030 . Lagos, Kinshasa ou Johannesburg, villes-mondes qui effraient par leur gigantisme, n'en ont pas fini de cro&#238;tre &#8211; et rejoindront rapidement le palmar&#232;s des plus grandes m&#233;tropoles mondiales. La capitale nig&#233;riane, avec ses 8 millions d'habitants, pourrait voir sa population doubler en l'espace d'une quinzaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde de demain sera ainsi peupl&#233; d'Africains, pr&#232;s d'une personne sur cinq en 2030. Ils seront jeunes dans leur &#233;crasante majorit&#233; : en 2005, 65% de la population subsaharienne avait moins de 25 ans, contre 30% en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le peuplement de la Chine ou de l'Inde nagu&#232;re, celui de l'Afrique g&#233;n&#232;rera de fortes migrations internes au continent. La mobilit&#233; des populations africaines est un fait historique. Ces vastes mouvements s'amplifieront &#224; mesure du r&#233;&#233;quilibrage d&#233;mographique entre des zones surpeupl&#233;es et des espaces de plus faible densit&#233;, mais aussi face aux transformations rapides &#8211; et h&#233;t&#233;rog&#232;nes &#8211; de l'espace &#233;conomique africain, et des crises qui l'accompagneront. La densification acc&#233;l&#233;r&#233;e de certains espaces y aiguisera les pressions sur les ressources naturelles &#8211; pourtant particuli&#232;rement abondantes &#224; l'&#233;chelle du continent. Faute d'infrastructures appropri&#233;es et d'une nouvelle r&#233;volution verte sur le sol africain, les difficult&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'eau, &#224; l'&#233;nergie et &#224; la terre risquent d'attiser les conflits. Cons&#233;quences des crises politiques, les flux de r&#233;fugi&#233;s fuyant des zones d'instabilit&#233; risquent &#233;galement de devenir les premiers vecteurs de contagion de l'instabilit&#233; politique &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale, selon un scenario tristement connu dans l'Afrique des grands lacs. Si une infime partie seulement des migrants africains cherchera son salut hors du continent, leur nombre repr&#233;sentera dans l'absolu des flux importants pour les pays de l'OCDE dans lesquels ils aspireront &#224; s'int&#233;grer. Ce sont d'eux dont notre presse parlera, oubliant les migrants, bien plus nombreux, qui parcourront les routes africaines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Foyer de migrations, l'Afrique de demain se trouvera &#233;galement au c&#339;ur de la crise environnementale globale, tout &#224; la fois comme victime, comme cause et comme &#233;l&#233;ment de solution. Particuli&#232;rement expos&#233;e de par sa g&#233;ographie ainsi que les faibles moyens dont disposent ses Etats pour y faire face, elle risque de payer un tribut disproportionnellement lourd aux d&#233;r&#232;glements climatiques. Pr&#233;f&#233;rant jouer au pompier qu'&#224; l'ing&#233;nieur, la communaut&#233; internationale attendra comme &#224; son habitude que le feu soit d&#233;clar&#233; pour r&#233;fl&#233;chir aux moyens de le pr&#233;venir. D&#233;sertification, inondations, nouvelles maladies, pollution : des solutions efficaces existent pourtant pour pr&#233;venir ces fl&#233;aux ou en limiter les cons&#233;quences. Gardienne de l'un des plus vastes espaces forestiers de la plan&#232;te, cette Afrique qui se densifie et s'industrialise tient entre ses mains un patrimoine naturel dont la pr&#233;servation deviendra rapidement un enjeu bien au-del&#224; de ses fronti&#232;res. Parviendra-t-on &#224; instaurer &#224; temps un partenariat pour la pr&#233;servation de ces ressources, pr&#233;cieuses mais limit&#233;es ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mutations &#224; l'&#339;uvre sont ainsi porteuses de lourds d&#233;fis pour l'Afrique comme pour son entourage. Mais &#224; l'image de la Chine, de l'Inde ou des &#171; tigres asiatiques &#187;, l'Afrique pourrait trouver dans ces ph&#233;nom&#232;nes sociod&#233;mographiques et dans la restructuration de son espace qu'ils impliquent un puissant moteur de croissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le postulat d'Adam Smith vaut en effet dans l'Afrique du d&#233;but du 21&#232;me si&#232;cle comme dans l'Angleterre du 18&#232;me : le regroupement des populations encourage la division du travail , qui contribue &#224; son tour &#224; la hausse de la productivit&#233; et au d&#233;veloppement du commerce. Un caf&#233; internet ou une fabrique de v&#233;los auront plus de chances de se d&#233;velopper &#224; Ouagadougou qu'au milieu de contr&#233;es d&#233;sertes du Nord-Mali (5 habitants au km&#178;) ou des savanes namibiennes (moins de 2 habitants au km&#178;). Les politiques publiques gagnent elles aussi en efficacit&#233; dans les zones urbaines, dans la mesure o&#249; le co&#251;t de l'&#233;quipement (routes, &#233;coles, h&#244;pitaux&#8230;) y est plus faible par habitant desservi et la population plus facile &#224; atteindre que dans les zones faiblement peupl&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La population africaine est de loin la plus jeune du monde. Cette jeunesse, orient&#233;e vers l'avenir, peut elle aussi constituer un atout crucial pour les &#233;conomies du continent. L'Afrique va en effet b&#233;n&#233;ficier du m&#234;me ratio entre actifs et inactifs qui permit aux &#233;conomies asiatiques de d&#233;coller ces derni&#232;res d&#233;cennies, et ce &#224; une &#233;poque o&#249; les effets du vieillissement des populations commenceront &#224; se faire ressentir &#224; travers la plan&#232;te &#8211; y compris en Chine. Une aubaine pour l'Afrique, qui porte en elle le d&#233;fi d'armer cette jeunesse bouillonnante pour affronter le march&#233; du travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce formidable &#171; moteur de croissance &#187; aura d'autant plus de chances de d&#233;marrer que les &#233;conomies africaines sortent du traitement de choc qui leur a &#233;t&#233; administr&#233; dans les ann&#233;es 1980 et 1990, et qu'il a de fortes probabilit&#233;s d'&#234;tre aliment&#233; par une conjoncture mondiale favorable. Sur le continent en effet, les programmes d'ajustement structurel men&#233;s avec vigueur par la Banque mondiale et le FMI ont, malgr&#233; leurs nombreuses carences, permis un certain assainissement des finances publiques. L'inflation qui a handicap&#233; nombre d'&#233;conomies africaines dans le pass&#233; a &#233;t&#233; largement jugul&#233;e, et les initiatives successives d'annulation de la dette men&#233;es dans la foul&#233;e ont permis de r&#233;duire consid&#233;rablement le poids des remboursements dans le budget des Etats. La dette ext&#233;rieure de l'Afrique sub-saharienne est pass&#233;e de pr&#232;s de la moiti&#233; de son PIB en 2002 &#224; moins d'un quart en 2006. Ce faisant, de nouvelles marges de man&#339;uvre ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;es pour des investissements de d&#233;veloppement. Enfin, les &#233;conomies ont &#233;t&#233; profond&#233;ment lib&#233;ralis&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au niveau mondial, la hausse semble-t-il durable du cours des mati&#232;res premi&#232;res &#8211; min&#233;rales, fossiles mais &#233;galement agricoles &#8211; permet d'envisager une am&#233;lioration structurelle des balances commerciales. Que le monde de demain carbure au p&#233;trole, &#224; l'uranium ou aux biocarburants, l'Afrique comptera parmi les premiers fournisseurs d'&#233;nergie. Ce n'est donc pas seulement &#224; une reprise de rang &#233;conomique de l'Afrique que nous allons assister, mais &#233;galement &#224; une r&#233;&#233;mergence strat&#233;gique globale du continent. Avec toutes les opportunit&#233;s et tous les d&#233;fis que cela implique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique constitue d'ailleurs d'ores et d&#233;j&#224; un terrain de comp&#233;tition f&#233;roce entre entreprises p&#233;troli&#232;res et mini&#232;res, sous l'&#339;il vigilent de leurs pays d'origine &#8211; France, Angleterre, Etats-Unis, mais aussi de fa&#231;on croissante Chine, Inde et Afrique du Sud. Pays &#233;mergents qui ont &#233;galement per&#231;u le vaste potentiel que repr&#233;sente pour leurs exportations un continent dont la croissance &#233;conomique devrait d&#233;passer les 6% en 2007 et en 2008, et qui se pr&#233;sentent en nouveaux &#171; partenaires strat&#233;giques &#187;. La Chine est ainsi devenue en 2004 le troisi&#232;me partenaire commercial du continent apr&#232;s les Etats-Unis et la France, et les &#233;changes Chine-Afrique atteignaient 40 milliards de dollars en 2005. A Abidjan et Yaound&#233; comme ailleurs dans le monde, c'est bien du &#171; made in China &#187; que l'on ach&#232;te. Fait nouveau, les &#171; hedge funds &#187; s'int&#233;ressent eux aussi au potentiel de l'Afrique, misant sur le d&#233;collage de l'industrie de la bi&#232;re en Tanzanie, des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal ou du secteur bancaire au Ghana . Les fonds ainsi investis se comptent dor&#233;navant en milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce continent qui se peuple, s'urbanise, renoue avec la croissance et s'int&#232;gre tant bien que mal aux &#233;changes mondiaux est-il, somme toute, en voie de normalisation ? La r&#233;alit&#233;, comme souvent, est plus complexe : il est de nombreuses embuches sur le chemin de la croissance, qui ne sera d'ailleurs pas celui de tous les pays ni de tous les villages. Cette Afrique qui s'&#233;veille et qui cro&#238;t cohabitera n&#233;cessairement, et durablement, avec une Afrique cumulant les handicaps et peinant &#224; s'int&#233;grer &#224; la mondialisation. Il y aura &#171; deux Afrique &#187; demain, comme il y a &#171; deux Chine &#187; aujourd'hui. L'Afrique des villes et l'Afrique des campagnes, l'Afrique des c&#244;tes et l'Afrique enclav&#233;e, l'Afrique stable et l'Afrique en crise. Dans l'int&#233;r&#234;t de tous, cette Afrique des contrastes devra &#234;tre accompagn&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Michel Severino est directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence fran&#231;aise de d&#233;veloppement depuis 2001. Inspecteur des finances, ancien &#233;l&#232;ve de l'Ecole Nationale d'Administration, Jean-Michel Severino a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;demment directeur du d&#233;veloppement au minist&#232;re fran&#231;ais de la Coop&#233;ration. Il a travaill&#233; &#224; la Banque Mondiale, tout d'abord en tant que directeur pour l'Europe Centrale, puis en tant que vice-pr&#233;sident pour l'Asie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Claude B&#233;b&#233;ar invit&#233; d'Aspen &#224; Lyon</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/Claude-Bebear-invite-d-Aspen-a.html</link>
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		<dc:date>2010-03-29T21:59:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>Globalisation</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>Finance</dc:subject>
		<dc:subject>Aspen France</dc:subject>
		<dc:subject>capitalisme</dc:subject>
		<dc:subject>Claude B&#233;b&#233;ar</dc:subject>

		<description>A l'invitation de l'Institut Aspen France, Claude B&#233;b&#233;ar, Pr&#233;sident d'honneur du groupe AXA, est venu &#224; Lyon le 22 mars pour d&#233;battre des enseignements qu'il tire de la crise &#233;conomique et financi&#232;re et des questions que celle-ci soul&#232;ve en mati&#232;re d'&#233;thique du capitalisme. Claude B&#233;b&#233;ar porte sur le monde un triple regard : celui d'un entrepreneur familier de la globalisation, des march&#233;s financiers et des r&#232;gles du jeu de l'&#233;conomie internationale ; celui d'un homme de r&#233;flexion, fondateur et pr&#233;sident de (...)
				
		&lt;p&gt;Claude B&#233;b&#233;ar porte sur le monde un triple regard : celui d'un entrepreneur familier de la globalisation, des march&#233;s financiers et des r&#232;gles du jeu de l'&#233;conomie internationale ; celui d'un homme de r&#233;flexion, fondateur et pr&#233;sident de l'Institut Montaigne ; enfin citoyen engag&#233; dans nombre d'initiatives d'&#233;conomie sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Claude B&#233;b&#233;ar, il importe en premier lieu de rappeler que la crise n'est pas finie. L'histoire nous enseigne que les crises financi&#232;res d&#233;clenchent une crise &#233;conomique, qui elle-m&#234;me &#233;volue en crise sociale, laquelle d&#233;bouche in fine sur une crise politique. La mont&#233;e du ch&#244;mage est un aspect de la crise sociale. Le fort taux d'absention et le vote de rejet prononc&#233; aux &#233;lections r&#233;gionales de ce dimanche illustrent un d&#233;but de crise politique, dont on esp&#232;re qu'elle ne s'exprimera pas plus gravement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise a r&#233;v&#233;l&#233; &#171; une croyance excessive dans les vertus du march&#233;, or le vrai lib&#233;ralisme a besoin de r&#232;gles &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le principal facteur d'explication de la crise est &#224; trouver dans le d&#233;veloppement du court-termisme, &#224; l'oppos&#233; des besoins r&#233;els de l'&#233;conomie. Un ph&#233;nom&#232;ne qui va au-del&#224; de l'&#233;conomie, puisque non seulement les entreprises sont pouss&#233;es par les financiers &#224; prendre des d&#233;cisions en fonction de consid&#233;rations de court-terme, mais les politiques eux aussi sont pouss&#233;s par les &#233;lecteurs &#224; faire de m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; L'&#233;conomie doit se souvenir qu'elle est l&#224; pour le bien-&#234;tre de l'homme et non l'inverse &#187;, souligne Claude B&#233;b&#233;ar, qui estime que &#171; la finance ne cr&#233;e pas de la valeur, mais qu'elle permet &#224; d'autres d'en cr&#233;er &#187;. Il faut donc &#171; reconnecter la finance &#224; l'&#233;conomie &#187;, et ce de mani&#232;re urgente puisque la crise n'est plus seulement financi&#232;re, elle est &#233;conomique, sociale et politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment faire pour y parvenir ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Retrouver le bon sens, dans tous les domaines. Celui des promesses politiques : les cr&#233;dits &quot;subprimes&quot; s'expliquent en partie par la promesse politique de Bill Clinton de favoriser l'acc&#232;s &#224; la propri&#233;t&#233; aux m&#233;nages modestes, y compris ceux qui ne disposaient manifestement pas des ressources minimales n&#233;cessaires &#224; l'achat d'une maison. Celui des pratiques &#233;conomiques et financi&#232;res : par exemple, &#224; quoi sert la cotation instantan&#233;e des action en bourse, qu'apporte-t-elle r&#233;ellement par rapport au &quot;fixing&quot; quotidien qui pr&#233;valait il y a encore quelques ann&#233;es ? Qu'apporte v&#233;ritablement la publication de comptes trimestriels, alors que non seulement l'&#233;ch&#233;ance trimestrielle ne correspond en rien au cycle d'activit&#233; de la plupart des entreprises, mais m&#234;me les oblige &#224; des estimations forfaitaires d'arr&#234;t&#233; qui faussent les chiffres ? Celui des normes comptables, ces fameuses normes IFRS, qui sont excessivement pro-cycliques, accentuent les d&#233;s&#233;quilibres en cas de crise et exposent les soci&#233;t&#233;s &#224; une tr&#232;s forte volatilit&#233; (principe du /mark to market/).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; R&#233;guler les activit&#233;s &#233;conomiques tant sur le plan &#171; micro &#187; que &#171; macro &#187;.Au niveau micro, il s'agit de r&#233;guler les instruments financiers les plus incontr&#244;lables (titrisation, CDS, /flash orders/&#8230;). Au niveau macro, il s'agit de mettre un terme aux d&#233;sordres mon&#233;taires. La supr&#233;matie du dollar permet aux Etats-Unis de se faire financer par le reste du monde, tandis que le yuan, sous-&#233;valu&#233;, permet &#224; la Chine de vendre ses produits partout dans le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Distinguer, parmi les actionnaires, ceux qui ne sont que de passage et ceux qui s'investissent &#224; long terme. Dans l'analyse des &#233;v&#233;nements, on aurait tort de sous-estimer le facteur &#171; cupidit&#233; &#187;, tant sur le plan individuel qu'institutionnel. Les exigences de &#171; return on equity &#187; de 15% ne peuvent pas se justifier dans un contexte de basse inflation. Or la cr&#233;ation de valeur ne se fait pas qu'au b&#233;n&#233;fice de l'actionnaire, elle se fait d'abord au b&#233;n&#233;fice du client, puis du collaborateur, puis enfin de l'actionnaire. Bref, il s'agit de revenir aux fondamentaux.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Mondialisation-+.html" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Finance-+.html" rel="tag"&gt;Finance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Aspen-France,58-+.html" rel="tag"&gt;Aspen France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-capitalisme-+.html" rel="tag"&gt;capitalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Claude-Bebear-+.html" rel="tag"&gt;Claude B&#233;b&#233;ar&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L150xH101_arton238-5b690.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='101' class='spip_logos' style='height:101px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'invitation de l'Institut Aspen France, Claude B&#233;b&#233;ar, Pr&#233;sident d'honneur du groupe AXA, est venu &#224; Lyon le 22 mars pour d&#233;battre des enseignements qu'il tire de la crise &#233;conomique et financi&#232;re et des questions que celle-ci soul&#232;ve en mati&#232;re d'&#233;thique du capitalisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Claude B&#233;b&#233;ar porte sur le monde un triple regard : celui d'un entrepreneur familier de la globalisation, des march&#233;s financiers et des r&#232;gles du jeu de l'&#233;conomie internationale ; celui d'un homme de r&#233;flexion, fondateur et pr&#233;sident de l'Institut Montaigne ; enfin citoyen engag&#233; dans nombre d'initiatives d'&#233;conomie sociale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Claude B&#233;b&#233;ar, il importe en premier lieu de rappeler que la crise n'est pas finie. L'histoire nous enseigne que les crises financi&#232;res d&#233;clenchent une crise &#233;conomique, qui elle-m&#234;me &#233;volue en crise sociale, laquelle d&#233;bouche in fine sur une crise politique. La mont&#233;e du ch&#244;mage est un aspect de la crise sociale. Le fort taux d'absention et le vote de rejet prononc&#233; aux &#233;lections r&#233;gionales de ce dimanche illustrent un d&#233;but de crise politique, dont on esp&#232;re qu'elle ne s'exprimera pas plus gravement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise a r&#233;v&#233;l&#233; &#171; une croyance excessive dans les vertus du march&#233;, or le vrai lib&#233;ralisme a besoin de r&#232;gles &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le principal facteur d'explication de la crise est &#224; trouver dans le d&#233;veloppement du court-termisme, &#224; l'oppos&#233; des besoins r&#233;els de l'&#233;conomie. Un ph&#233;nom&#232;ne qui va au-del&#224; de l'&#233;conomie, puisque non seulement les entreprises sont pouss&#233;es par les financiers &#224; prendre des d&#233;cisions en fonction de consid&#233;rations de court-terme, mais les politiques eux aussi sont pouss&#233;s par les &#233;lecteurs &#224; faire de m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; L'&#233;conomie doit se souvenir qu'elle est l&#224; pour le bien-&#234;tre de l'homme et non l'inverse &#187;, souligne Claude B&#233;b&#233;ar, qui estime que &#171; la finance ne cr&#233;e pas de la valeur, mais qu'elle permet &#224; d'autres d'en cr&#233;er &#187;. Il faut donc &#171; reconnecter la finance &#224; l'&#233;conomie &#187;, et ce de mani&#232;re urgente puisque la crise n'est plus seulement financi&#232;re, elle est &#233;conomique, sociale et politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment faire pour y parvenir ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Retrouver le bon sens, dans tous les domaines. Celui des promesses politiques : les cr&#233;dits &quot;subprimes&quot; s'expliquent en partie par la promesse politique de Bill Clinton de favoriser l'acc&#232;s &#224; la propri&#233;t&#233; aux m&#233;nages modestes, y compris ceux qui ne disposaient manifestement pas des ressources minimales n&#233;cessaires &#224; l'achat d'une maison. Celui des pratiques &#233;conomiques et financi&#232;res : par exemple, &#224; quoi sert la cotation instantan&#233;e des action en bourse, qu'apporte-t-elle r&#233;ellement par rapport au &quot;fixing&quot; quotidien qui pr&#233;valait il y a encore quelques ann&#233;es ? Qu'apporte v&#233;ritablement la publication de comptes trimestriels, alors que non seulement l'&#233;ch&#233;ance trimestrielle ne correspond en rien au cycle d'activit&#233; de la plupart des entreprises, mais m&#234;me les oblige &#224; des estimations forfaitaires d'arr&#234;t&#233; qui faussent les chiffres ? Celui des normes comptables, ces fameuses normes IFRS, qui sont excessivement pro-cycliques, accentuent les d&#233;s&#233;quilibres en cas de crise et exposent les soci&#233;t&#233;s &#224; une tr&#232;s forte volatilit&#233; (principe du /mark to market/).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; R&#233;guler les activit&#233;s &#233;conomiques tant sur le plan &#171; micro &#187; que &#171; macro &#187;.Au niveau micro, il s'agit de r&#233;guler les instruments financiers les plus incontr&#244;lables (titrisation, CDS, /flash orders/&#8230;). Au niveau macro, il s'agit de mettre un terme aux d&#233;sordres mon&#233;taires. La supr&#233;matie du dollar permet aux Etats-Unis de se faire financer par le reste du monde, tandis que le yuan, sous-&#233;valu&#233;, permet &#224; la Chine de vendre ses produits partout dans le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Distinguer, parmi les actionnaires, ceux qui ne sont que de passage et ceux qui s'investissent &#224; long terme. Dans l'analyse des &#233;v&#233;nements, on aurait tort de sous-estimer le facteur &#171; cupidit&#233; &#187;, tant sur le plan individuel qu'institutionnel. Les exigences de &#171; return on equity &#187; de 15% ne peuvent pas se justifier dans un contexte de basse inflation. Or la cr&#233;ation de valeur ne se fait pas qu'au b&#233;n&#233;fice de l'actionnaire, elle se fait d'abord au b&#233;n&#233;fice du client, puis du collaborateur, puis enfin de l'actionnaire. Bref, il s'agit de revenir aux fondamentaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alain Jupp&#233; &#224; Lyon pour d&#233;battre du Grand Emprunt</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/Alain-Juppe-a-Lyon-pour-debattre.html</link>
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		<dc:date>2010-01-20T22:04:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>Focus actu</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Lyon</dc:subject>
		<dc:subject>Finance</dc:subject>
		<dc:subject>Alain Jupp&#233;</dc:subject>

		<description>A l'invitation de l'Institut Aspen France, Alain Jupp&#233;, ancien Premier ministre, maire de Bordeaux, co-pr&#233;sident de la commission sur les priorit&#233;s strat&#233;giques d'investissement et l'emprunt national, est venu &#224; Lyon le 20 janvier pour d&#233;battre du Grand Emprunt. Co&#239;ncidence de calendrier, cette conf&#233;rence se tenait le jour m&#234;me o&#249; le gouvernement pr&#233;sentait en conseil des ministres le projet de loi de finances rectificative fixant le cadre juridique et budg&#233;taire de l'emprunt et des investissements qu'il (...)
				
		&lt;p&gt;Co&#239;ncidence de calendrier, cette conf&#233;rence se tenait le jour m&#234;me o&#249; le gouvernement pr&#233;sentait en conseil des ministres le projet de loi de finances rectificative fixant le cadre juridique et budg&#233;taire de l'emprunt et des investissements qu'il est destin&#233; &#224; financer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alain Jupp&#233; a tout d'abord soulign&#233; &#224; quel point les propositions formul&#233;es par la Commission qu'il a co-pr&#233;sid&#233;e avec Michel Rocard ont &#233;t&#233; rapidement et compl&#232;tement suivies d'effet : la Commission a rendu ses conclusions mi-novembre ; le gouvernement, apr&#232;s les avoir &#233;tudi&#233;es, a pris position et indiqu&#233; ses intentions mi-d&#233;cembre &#8211; reprenant &#224; son compte la quasi-totalit&#233; des pr&#233;conisations de la Commission ; et voici mi-janvier le projet de loi destin&#233; &#224; les traduire dans la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a ensuite r&#233;sum&#233; les travaux de la Commission en quatre points.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-il opportun d'accro&#238;tre encore la dette publique fran&#231;aise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que le d&#233;ficit et la dette publics de la France d&#233;rivent depuis plusieurs d&#233;cennies, la Commission s'est tout d'abord interrog&#233;e sur la pertinence d'ajouter encore un emprunt &#224; la dette existante. Elle a r&#233;pondu positivement &#224; cette question pour deux raisons :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; d'abord en consid&#233;rant qu'il y avait bel et bien une pressante n&#233;cessit&#233;, pour la France, d'investir pour l'avenir. De nombreux indicateurs t&#233;moignent du retard pris &#224; cet &#233;gard : la part de l'investissement public dans le PIB n'a cess&#233; de reculer au cours des derni&#232;res ann&#233;es et n'est plus que de 5% du PIB ; la comp&#233;titivit&#233; de la France est &#233;galement en chute marqu&#233;e, avec un recul de 25% de la part de la France dans les exportations europ&#233;ennes ; la d&#233;pense d'enseignement sup&#233;rieur et de recherche, en proportion du PIB, est inf&#233;rieure de moiti&#233; en France &#224; ce qu'elle est dans les pays anglo-saxons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; ensuite en insistant sur le fait qu'emprunter pour investir ne retranche rien &#224; l'urgence de l'effort de ma&#238;trise des d&#233;penses courantes et de r&#233;duction des d&#233;ficits. La Commission a d'ailleurs longuement d&#233;battu de l'opportunit&#233; de recommander au gouvernement, suivant l'exemple allemand, l'inscription dans la Constitution d'une r&#232;gle de retour &#224; l'&#233;quilibre des finances publiques. Elle n'a pas tranch&#233; ce d&#233;bat car la formulation d'une telle clause de discipline budg&#233;taire, in&#233;vitablement assortie d'exceptions pour des cas de force majeure, augure de redoutables probl&#232;mes d'appr&#233;ciation de ces cas d'exception et donc de la constitutionnalit&#233; des lois de finances qui seraient par hypoth&#232;se contest&#233;es &#224; ce titre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel doit &#234;tre le montant de l'emprunt ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chiffres les plus fantaisistes ont circul&#233; dans les m&#233;dias sur le montant du Grand Emprunt, allant jusqu'&#224; 100 milliards d'euros. En r&#233;alit&#233;, la Commission a raisonn&#233; sur ce point selon deux param&#232;tres : d'une part quel &#233;tait le montant maximum susceptible d'&#234;tre souscrit sans d&#233;grader la qualit&#233; de la signature de la France ; d'autre part quels &#233;taient les besoins dans les domaines que la Commission jugeait prioritaires.
En fonction de ces deux param&#232;tres, la Commission s'est assez rapidement accord&#233;e sur une fourchette de 30 &#224; 40 milliards d'euros, pour finalement arr&#234;ter le chiffre de 35 milliards.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles priorit&#233;s l'emprunt doit-il financer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commission a retenu un fil directeur : acc&#233;l&#233;rer la transition de notre pays vers un nouveau mod&#232;le de croissance durable. Ceci s'est traduit par un horizon de moyen-long terme : le Grand Emprunt ne finance pas un plan de relance conjoncturelle. Il en r&#233;sulte &#233;galement un accent majeur sur l'innovation, la recherche et l'enseignement sup&#233;rieur, qui captent &#224; eux seuls 19 des 35 milliards propos&#233;s, avec quelques priorit&#233;s sectorielles en accompagnement : les sciences du vivant, les &#233;nergies d&#233;carbon&#233;es, la mobilit&#233; intelligente, l'&#233;conomie num&#233;rique et l'urbanisme durable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment s'assurer que l'argent soit judicieusement d&#233;pens&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commission a retenu tout un ensemble de mesures afin d'&#233;viter que le produit du Grand Emprunt soit employ&#233; &#224; mauvais escient :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; La quasi-totalit&#233; des fonds sera attribu&#233; sur appel &#224; projets,
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Les fonds seront log&#233;s non pas dans les budgets g&#233;n&#233;raux des minist&#232;res, mais dans des organismes sp&#233;cifiquement d&#233;sign&#233;s en raison de leur comp&#233;tence dans les domaines d'investissement choisis (par exemple OSEO pour le soutien aux PME innovantes, le CEA pour l'investissement dans les &#233;nergies d&#233;carbon&#233;es, l'ANR pour la s&#233;lection des campus d'excellence, etc). Ces organismes agiront dans le cadre de cahiers des charges clairement &#233;tablis.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Un m&#233;canisme d'&#233;valuation et de suivi sera mis en place, anim&#233; par un Haut Commissaire en la personne de Ren&#233; Ricol.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; La plupart des d&#233;penses sont assorties d'indicateurs de performance fix&#233;s &#224; l'avance, qui feront l'objet du suivi, et nombre d'entre elles vont donner lieu &#224; la constitution d'actifs qui cr&#233;ent une valeur patrimoniale pour l'Etat.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Enfin, dans nombre de cas &#233;galement, l'investissement public est assorti d'une condition d'apport de fonds priv&#233;s, qui assurent un effet de levier sur les fonds publics d&#233;pens&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alain Jupp&#233; a conclu le d&#233;bat avec les participants en affirmant sa conviction que la croissance reste un objectif souhaitable pour la France, mais une croissance plus &#233;conome en ressources rares : une &#171; sobri&#233;t&#233; heureuse &#187; selon ses termes.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Actualite-Aspen-France-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233; Aspen&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Focus-actu-+.html" rel="tag"&gt;Focus actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Economie-+.html" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Lyon-+.html" rel="tag"&gt;Lyon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Finance-+.html" rel="tag"&gt;Finance&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L101xH150_arton228-df0d5.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='101' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:101px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'invitation de l'Institut Aspen France, Alain Jupp&#233;, ancien Premier ministre, maire de Bordeaux, co-pr&#233;sident de la commission sur les priorit&#233;s strat&#233;giques d'investissement et l'emprunt national, est venu &#224; Lyon le 20 janvier pour d&#233;battre du Grand Emprunt.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Co&#239;ncidence de calendrier, cette conf&#233;rence se tenait le jour m&#234;me o&#249; le gouvernement pr&#233;sentait en conseil des ministres le projet de loi de finances rectificative fixant le cadre juridique et budg&#233;taire de l'emprunt et des investissements qu'il est destin&#233; &#224; financer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alain Jupp&#233; a tout d'abord soulign&#233; &#224; quel point les propositions formul&#233;es par la Commission qu'il a co-pr&#233;sid&#233;e avec Michel Rocard ont &#233;t&#233; rapidement et compl&#232;tement suivies d'effet : la Commission a rendu ses conclusions mi-novembre ; le gouvernement, apr&#232;s les avoir &#233;tudi&#233;es, a pris position et indiqu&#233; ses intentions mi-d&#233;cembre &#8211; reprenant &#224; son compte la quasi-totalit&#233; des pr&#233;conisations de la Commission ; et voici mi-janvier le projet de loi destin&#233; &#224; les traduire dans la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a ensuite r&#233;sum&#233; les travaux de la Commission en quatre points.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-il opportun d'accro&#238;tre encore la dette publique fran&#231;aise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que le d&#233;ficit et la dette publics de la France d&#233;rivent depuis plusieurs d&#233;cennies, la Commission s'est tout d'abord interrog&#233;e sur la pertinence d'ajouter encore un emprunt &#224; la dette existante. Elle a r&#233;pondu positivement &#224; cette question pour deux raisons :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; d'abord en consid&#233;rant qu'il y avait bel et bien une pressante n&#233;cessit&#233;, pour la France, d'investir pour l'avenir. De nombreux indicateurs t&#233;moignent du retard pris &#224; cet &#233;gard : la part de l'investissement public dans le PIB n'a cess&#233; de reculer au cours des derni&#232;res ann&#233;es et n'est plus que de 5% du PIB ; la comp&#233;titivit&#233; de la France est &#233;galement en chute marqu&#233;e, avec un recul de 25% de la part de la France dans les exportations europ&#233;ennes ; la d&#233;pense d'enseignement sup&#233;rieur et de recherche, en proportion du PIB, est inf&#233;rieure de moiti&#233; en France &#224; ce qu'elle est dans les pays anglo-saxons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; ensuite en insistant sur le fait qu'emprunter pour investir ne retranche rien &#224; l'urgence de l'effort de ma&#238;trise des d&#233;penses courantes et de r&#233;duction des d&#233;ficits. La Commission a d'ailleurs longuement d&#233;battu de l'opportunit&#233; de recommander au gouvernement, suivant l'exemple allemand, l'inscription dans la Constitution d'une r&#232;gle de retour &#224; l'&#233;quilibre des finances publiques. Elle n'a pas tranch&#233; ce d&#233;bat car la formulation d'une telle clause de discipline budg&#233;taire, in&#233;vitablement assortie d'exceptions pour des cas de force majeure, augure de redoutables probl&#232;mes d'appr&#233;ciation de ces cas d'exception et donc de la constitutionnalit&#233; des lois de finances qui seraient par hypoth&#232;se contest&#233;es &#224; ce titre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel doit &#234;tre le montant de l'emprunt ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chiffres les plus fantaisistes ont circul&#233; dans les m&#233;dias sur le montant du Grand Emprunt, allant jusqu'&#224; 100 milliards d'euros. En r&#233;alit&#233;, la Commission a raisonn&#233; sur ce point selon deux param&#232;tres : d'une part quel &#233;tait le montant maximum susceptible d'&#234;tre souscrit sans d&#233;grader la qualit&#233; de la signature de la France ; d'autre part quels &#233;taient les besoins dans les domaines que la Commission jugeait prioritaires.
En fonction de ces deux param&#232;tres, la Commission s'est assez rapidement accord&#233;e sur une fourchette de 30 &#224; 40 milliards d'euros, pour finalement arr&#234;ter le chiffre de 35 milliards.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles priorit&#233;s l'emprunt doit-il financer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commission a retenu un fil directeur : acc&#233;l&#233;rer la transition de notre pays vers un nouveau mod&#232;le de croissance durable. Ceci s'est traduit par un horizon de moyen-long terme : le Grand Emprunt ne finance pas un plan de relance conjoncturelle. Il en r&#233;sulte &#233;galement un accent majeur sur l'innovation, la recherche et l'enseignement sup&#233;rieur, qui captent &#224; eux seuls 19 des 35 milliards propos&#233;s, avec quelques priorit&#233;s sectorielles en accompagnement : les sciences du vivant, les &#233;nergies d&#233;carbon&#233;es, la mobilit&#233; intelligente, l'&#233;conomie num&#233;rique et l'urbanisme durable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment s'assurer que l'argent soit judicieusement d&#233;pens&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commission a retenu tout un ensemble de mesures afin d'&#233;viter que le produit du Grand Emprunt soit employ&#233; &#224; mauvais escient :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La quasi-totalit&#233; des fonds sera attribu&#233; sur appel &#224; projets,
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les fonds seront log&#233;s non pas dans les budgets g&#233;n&#233;raux des minist&#232;res, mais dans des organismes sp&#233;cifiquement d&#233;sign&#233;s en raison de leur comp&#233;tence dans les domaines d'investissement choisis (par exemple OSEO pour le soutien aux PME innovantes, le CEA pour l'investissement dans les &#233;nergies d&#233;carbon&#233;es, l'ANR pour la s&#233;lection des campus d'excellence, etc). Ces organismes agiront dans le cadre de cahiers des charges clairement &#233;tablis.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Un m&#233;canisme d'&#233;valuation et de suivi sera mis en place, anim&#233; par un Haut Commissaire en la personne de Ren&#233; Ricol.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La plupart des d&#233;penses sont assorties d'indicateurs de performance fix&#233;s &#224; l'avance, qui feront l'objet du suivi, et nombre d'entre elles vont donner lieu &#224; la constitution d'actifs qui cr&#233;ent une valeur patrimoniale pour l'Etat.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Enfin, dans nombre de cas &#233;galement, l'investissement public est assorti d'une condition d'apport de fonds priv&#233;s, qui assurent un effet de levier sur les fonds publics d&#233;pens&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alain Jupp&#233; a conclu le d&#233;bat avec les participants en affirmant sa conviction que la croissance reste un objectif souhaitable pour la France, mais une croissance plus &#233;conome en ressources rares : une &#171; sobri&#233;t&#233; heureuse &#187; selon ses termes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;flexions sur l'avenir du Japon</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/Reflexions-sur-l-avenir-du-Japon.html</link>
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		<dc:date>2009-11-23T21:48:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>Focus actu</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>Asie</dc:subject>
		<dc:subject>Hisanori Isomura</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Fran&#231;ois di Meglio</dc:subject>

		<description>Mardi 10 novembre &#224; Lyon, deux experts ont d&#233;battu de l'avenir du Japon &#224; l'invitation de l'Institut Aspen France : Hisanori Isomura, pr&#233;sident de la Maison de la culture du Japon &#224; Paris, ancien directeur g&#233;n&#233;ral de la NHK, la soci&#233;t&#233; de radio et t&#233;l&#233;vision japonaise, et Jean-Fran&#231;ois di Meglio, pr&#233;sident de l'Asia Centre de l'Institut d'&#233;tudes politiques de Paris, senior advisor chez BNP Paribas pour son d&#233;veloppement en Asie. Faut-il s'associer aux analyses pessimistes sur le Japon ? D'apr&#232;s une opinion (...)
				
		&lt;p&gt;Faut-il s'associer aux analyses pessimistes sur le Japon ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s une opinion largement r&#233;pandue, le Japon est un pays d&#233;clinant, d&#233;sormais supplant&#233; par la Chine au rang de deuxi&#232;me puissance
&#233;conomique mondiale. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1990 et l'&#233;clatement de la bulle financi&#232;re, la croissance japonaise a &#233;t&#233; molle, rarement
au-dessus de 2%. La crise bancaire des ann&#233;es 1990 a favoris&#233; un contexte d&#233;flationniste, qui p&#233;nalise la consommation. Le Japon a durement subi la r&#233;cession qui a frapp&#233; l'&#233;conomie mondiale fin 2008 et d&#233;but 2009, via notamment un effondrement de ses exportations. Enfin, la dette publique est un probl&#232;me majeur : elle atteindra en 2010 200% du PIB et le Japon est d'ores et d&#233;j&#224; l'un des rares pays de l'OCDE &#224; avoir perdu son rating AAA. Une vision pessimiste de l'avenir du Japon que r&#233;sume ce propos d'Hubert V&#233;drine, rappel&#233; par Hisanori Isomura en ouverture de la conf&#233;rence : &#171; Ce monde sera domin&#233; demain par la Chine et l'Inde mais pas par le Japon &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour autant, les deux intervenants ont mis en exergue les facteurs de rupture et de r&#233;silience qu'on d&#233;c&#232;le aujourd'hui au Japon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;lections l&#233;gislatives du 30 ao&#251;t 2009 ont vu la victoire &#233;crasante du Parti D&#233;mocrate du Japon (PDJ), qui a remport&#233; le pouvoir au d&#233;triment du Parti Lib&#233;ral-D&#233;mocrate (PLD). Que fera le nouveau gouvernement japonais ? Rien n'est encore bien d&#233;fini, mais la voie choisie devrait s'&#233;carter sensiblement des orientations suivies par les pr&#233;c&#233;dents gouvernements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'ext&#233;rieur, le nouveau gouvernement de Yukio Hatoyama devrait mettre l'accent sur une r&#233;orientation de la politique ext&#233;rieure japonaise, avec un r&#233;&#233;quilibrage au profit d'un ancrage asiatique plus fort. Vis-&#224;-vis des Etats-Unis, le Japon entend entretenir une alliance forte mais plus sous la forme d'une all&#233;geance telle que les deux pays l'ont v&#233;cue depuis la fin de la deuxi&#232;me Guerre mondiale (m&#234;me si le Japon reste enti&#232;rement d&#233;pendant des Etats-Unis pour sa d&#233;fense). L'id&#233;e d'une communaut&#233; d'Asie de l'Est, inspir&#233;e de l'Union europ&#233;enne, est dans l'air, m&#234;me si quelques questions d&#233;licates restent &#224; r&#233;gler : les Etats-Unis en seront-ils membres ? Et quel sera le poids de d&#233;cision de la Chine ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Japon entend construire un &quot;leadership tranquille&quot;, sans bruit, sans panache, mais qui renforce ses liens avec les pays voisins en s'appuyant sur ses capacit&#233;s financi&#232;res et technologiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le plan &#233;conomique, l'une des causes de l'&#233;chec du PLD au derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives est sans doute la politique lib&#233;rale mise en oeuvre par le gouvernement Koizumi, symbolis&#233;e par la privatisation de la poste, qui a certes permis de traverser la crise sans trop de dommages, mais a fortement accru les in&#233;galit&#233;s et a finalement &#233;t&#233; mal accept&#233;e dans une soci&#233;t&#233; dont 85% des membres se consid&#232;rent comme appartenant &#224; la classe moyenne. Le nouveau gouvernement a d'ores et d&#233;j&#224; annonc&#233; une strat&#233;gie de relance de la consommation domestique par la redistribution au profit des classes les moins ais&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais surtout, Jean-Fran&#231;ois di Meglio a insist&#233; sur le fait que les points faibles du Japon sont, &#224; l'examen, moins p&#233;nalisants qu'il n'y para&#238;t.
La dette nationale est certes tr&#232;s &#233;lev&#233;e mais elle est tr&#232;s majoritairement d&#233;tenue par des r&#233;sidents japonais, en raison de la faible ouverture internationale du syst&#232;me bancaire et financier japonais, si bien que les finances publiques japonaises sont jusqu'&#224; pr&#233;sent rest&#233;es indemnes de tout risque de change ou de taux sur l'endettement public. Au demeurant, l'&#233;pargne domestique est tr&#232;s abondante et le Japon est cr&#233;diteur net vis-&#224;-vis du reste du monde.
En termes macro-&#233;conomiques, le Japon va certes passer derri&#232;re la Chine en termes de PIB, mais avec une population dix fois plus faible, donc une richesse par habitant tr&#232;s sup&#233;rieure. Fort de cet acquis et de sa formidable avance technologique, le Japon a su inventer des solutions &#224; des probl&#232;mes que d'autres pays, notamment la France, sont tout juste en train d'exp&#233;rimenter : le vieillissement de la population, l'&#233;quilibre entre villes et campagnes dans une soci&#233;t&#233; d&#233;sormais tr&#232;s urbanis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour l'avenir, on peut sans doute faire le pari que l'int&#233;gration r&#233;gionale en Asie va se poursuivre, avec &#224; terme la perspective d'une monnaie commune
asiatique, ou en tous cas d'une capacit&#233; financi&#232;re commune. Le Japon en sera un artisan actif, avec une capacit&#233; d&#233;montr&#233;e par l'histoire &#224; adapter son mod&#232;le et valoriser ses atouts - financiers, culturels et technologiques.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Actualite-Aspen-France-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233; Aspen&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Focus-actu-+.html" rel="tag"&gt;Focus actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-International,30-+.html" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Mondialisation-+.html" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Japon-+.html" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Hisanori-Isomura-+.html" rel="tag"&gt;Hisanori Isomura&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L150xH84_arton206-1313b.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='84' class='spip_logos' style='height:84px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mardi 10 novembre &#224; Lyon, deux experts ont d&#233;battu de l'avenir du Japon
&#224; l'invitation de l'Institut Aspen France : Hisanori Isomura, pr&#233;sident de la
Maison de la culture du Japon &#224; Paris, ancien directeur g&#233;n&#233;ral de la
NHK, la soci&#233;t&#233; de radio et t&#233;l&#233;vision japonaise, et Jean-Fran&#231;ois di
Meglio, pr&#233;sident de l'Asia Centre de l'Institut d'&#233;tudes politiques de
Paris, senior advisor chez BNP Paribas pour son d&#233;veloppement en Asie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faut-il s'associer aux analyses pessimistes sur le Japon ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s une opinion largement r&#233;pandue, le Japon est un pays d&#233;clinant, d&#233;sormais supplant&#233; par la Chine au rang de deuxi&#232;me puissance
&#233;conomique mondiale. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1990 et l'&#233;clatement de la bulle financi&#232;re, la croissance japonaise a &#233;t&#233; molle, rarement
au-dessus de 2%. La crise bancaire des ann&#233;es 1990 a favoris&#233; un contexte d&#233;flationniste, qui p&#233;nalise la consommation. Le Japon a durement subi la r&#233;cession qui a frapp&#233; l'&#233;conomie mondiale fin 2008 et d&#233;but 2009, via notamment un effondrement de ses exportations. Enfin, la dette publique est un probl&#232;me majeur : elle atteindra en 2010 200% du PIB et le Japon est d'ores et d&#233;j&#224; l'un des rares pays de l'OCDE &#224; avoir perdu son rating AAA. Une vision pessimiste de l'avenir du Japon que r&#233;sume ce propos d'Hubert V&#233;drine, rappel&#233; par Hisanori Isomura en ouverture de la conf&#233;rence : &#171; Ce monde sera domin&#233; demain par la Chine et l'Inde mais pas par le Japon &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour autant, les deux intervenants ont mis en exergue les facteurs de rupture et de r&#233;silience qu'on d&#233;c&#232;le aujourd'hui au Japon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;lections l&#233;gislatives du 30 ao&#251;t 2009 ont vu la victoire &#233;crasante du Parti D&#233;mocrate du Japon (PDJ), qui a remport&#233; le pouvoir au d&#233;triment du Parti Lib&#233;ral-D&#233;mocrate (PLD). Que fera le nouveau gouvernement japonais ? Rien n'est encore bien d&#233;fini, mais la voie choisie devrait s'&#233;carter sensiblement des orientations suivies par les pr&#233;c&#233;dents gouvernements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'ext&#233;rieur, le nouveau gouvernement de Yukio Hatoyama devrait mettre l'accent sur une r&#233;orientation de la politique ext&#233;rieure japonaise, avec un r&#233;&#233;quilibrage au profit d'un ancrage asiatique plus fort. Vis-&#224;-vis des Etats-Unis, le Japon entend entretenir une alliance forte mais plus sous la forme d'une all&#233;geance telle que les deux pays l'ont v&#233;cue depuis la fin de la deuxi&#232;me Guerre mondiale (m&#234;me si le Japon reste enti&#232;rement d&#233;pendant des Etats-Unis pour sa d&#233;fense). L'id&#233;e d'une communaut&#233; d'Asie de l'Est, inspir&#233;e de l'Union europ&#233;enne, est dans l'air, m&#234;me si quelques questions d&#233;licates restent &#224; r&#233;gler : les Etats-Unis en seront-ils membres ? Et quel sera le poids de d&#233;cision de la Chine ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Japon entend construire un &quot;leadership tranquille&quot;, sans bruit, sans panache, mais qui renforce ses liens avec les pays voisins en s'appuyant sur ses capacit&#233;s financi&#232;res et technologiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le plan &#233;conomique, l'une des causes de l'&#233;chec du PLD au derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives est sans doute la politique lib&#233;rale mise en oeuvre par le gouvernement Koizumi, symbolis&#233;e par la privatisation de la poste, qui a certes permis de traverser la crise sans trop de dommages, mais a fortement accru les in&#233;galit&#233;s et a finalement &#233;t&#233; mal accept&#233;e dans une soci&#233;t&#233; dont 85% des membres se consid&#232;rent comme appartenant &#224; la classe moyenne. Le nouveau gouvernement a d'ores et d&#233;j&#224; annonc&#233; une strat&#233;gie de relance de la consommation domestique par la redistribution au profit des classes les moins ais&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais surtout, Jean-Fran&#231;ois di Meglio a insist&#233; sur le fait que les points faibles du Japon sont, &#224; l'examen, moins p&#233;nalisants qu'il n'y para&#238;t.
La dette nationale est certes tr&#232;s &#233;lev&#233;e mais elle est tr&#232;s majoritairement d&#233;tenue par des r&#233;sidents japonais, en raison de la faible ouverture internationale du syst&#232;me bancaire et financier japonais, si bien que les finances publiques japonaises sont jusqu'&#224; pr&#233;sent rest&#233;es indemnes de tout risque de change ou de taux sur l'endettement public. Au demeurant, l'&#233;pargne domestique est tr&#232;s abondante et le Japon est cr&#233;diteur net vis-&#224;-vis du reste du monde.
En termes macro-&#233;conomiques, le Japon va certes passer derri&#232;re la Chine en termes de PIB, mais avec une population dix fois plus faible, donc une richesse par habitant tr&#232;s sup&#233;rieure. Fort de cet acquis et de sa formidable avance technologique, le Japon a su inventer des solutions &#224; des probl&#232;mes que d'autres pays, notamment la France, sont tout juste en train d'exp&#233;rimenter : le vieillissement de la population, l'&#233;quilibre entre villes et campagnes dans une soci&#233;t&#233; d&#233;sormais tr&#232;s urbanis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour l'avenir, on peut sans doute faire le pari que l'int&#233;gration r&#233;gionale en Asie va se poursuivre, avec &#224; terme la perspective d'une monnaie commune
asiatique, ou en tous cas d'une capacit&#233; financi&#232;re commune. Le Japon en sera un artisan actif, avec une capacit&#233; d&#233;montr&#233;e par l'histoire &#224; adapter son mod&#232;le et valoriser ses atouts - financiers, culturels et technologiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Chine &#224; Lyon</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/La-Chine-a-Lyon.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.aspenfrance.org/La-Chine-a-Lyon.html</guid>
		<dc:date>2009-09-15T10:30:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>Focus actu</dc:subject>
		<dc:subject>Globalisation</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Lyon</dc:subject>
		<dc:subject>Aspen France</dc:subject>
		<dc:subject>Chine</dc:subject>
		<dc:subject>Kong Quan</dc:subject>
		<dc:subject>Michel Mercier</dc:subject>

		<description>S.E. Kong Quan, ambassadeur de Chine en France, s'est rendu &#224; Lyon jeudi 10 septembre 2009 &#224; l'invitation de l'Institut Aspen France. Cette visite permettait de renouer les liens apr&#232;s l'annulation du sommet Union europ&#233;enne-Chine, qui devait avoir lieu &#224; Lyon sous pr&#233;sidence fran&#231;aise de l'Union europ&#233;enne le 1er d&#233;cembre 2008, mais fut annul&#233; sur fond d'incident diplomatique. Pr&#232;s de 80 personnes ont particip&#233; au d&#238;ner d&#233;bat avec l'ambassadeur, accueilli &#224; l'H&#244;tel du D&#233;partement par Michel Mercier, (...)
				
		&lt;p&gt;L'Institut Aspen France avait demand&#233; &#224; l'ambassadeur de s'exprimer sur la mani&#232;re dont la Chine traverse la crise &#233;conomique actuelle. Fin connaisseur de notre pays, dans lequel il a s&#233;journ&#233; &#224; trois reprises (comme &#233;l&#232;ve du cycle &#233;tranger de l'ENA en 1984-1985, comme conseiller puis ministre conseiller &#224; l'ambassade de 1996 &#224; 1999, enfin comme ambassadeur depuis mars 2008), l'ambassadeur s'est exprim&#233; de mani&#232;re tr&#232;s ouverte et dans un fran&#231;ais parfait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a tout d'abord d&#233;crit le s&#233;v&#232;re impact de la crise sur la Chine : chute de 22% de l'exportation pour les six premiers mois de cette ann&#233;e ; ralentissement de 4 point du taux de croissance de l'&#233;conomie nationale, hausse du ch&#244;mage, avec plus de 10 millions de travailleurs migrants qui ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de retourner &#224; la campagne. Il a ensuite dress&#233; le tableau des atouts et des handicaps de la Chine pour faire face &#224; la situation : d'un c&#244;t&#233; &#171; des ressources humaines riches, bon march&#233; et qualifi&#233;es, un niveau peu &#233;lev&#233; de la dette publique &#187;, de l'autre &#171; des distorsions entre l'investissement et la consommation, l'insuffisance du secteur tertiaire et de l'innovation, des institutions financi&#232;res inadapt&#233;es au d&#233;veloppement &#233;conomique. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au total, l'ambassadeur a parl&#233; d'une &#171; situation extr&#234;mement pr&#233;occupante &#187; avant d'exposer les quatre grandes lignes de mesures qui ont &#233;t&#233; prises par le gouvernement chinois depuis la fin 2008 :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Augmentation des d&#233;penses publiques, notamment pour am&#233;liorer le syst&#232;me de sant&#233; ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Stimulation de la consommation domestique par le soutien aux couches sociales les plus d&#233;favoris&#233;es et au monde rural ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Renforcement de l'agriculture et des infrastructures en milieu rural ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; Enfin poursuite des r&#233;formes structurelles, avec notamment un plan de d&#233;veloppement des nouvelles technologies (industries vertes, notamment).
Ces mesures devraient permettre &#224; la Chine de remplir son objectif de croissance pour 2009 (+8%).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-del&#224; de cette relance &#224; court terme, l'ambassadeur n'a pas cach&#233; les difficult&#233;s et d&#233;fis qui se pr&#233;sentent devant les dirigeants chinois pour l'avenir : d&#233;pendance excessive de la Chine &#224; l'&#233;gard des exportations, d&#233;s&#233;quilibre entre r&#233;gions urbaines et rurales, entre riches et pauvres, d&#233;fi de l'emploi (&#171; chaque ann&#233;e, 20 millions de nouveaux demandeurs d'emploi &#187;), et d&#233;gradation de l'environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours du d&#233;bat avec les participants &#224; cette soir&#233;e, l'ambassadeur a notamment &#233;t&#233; interrog&#233; sur la position de la Chine dans les n&#233;gociations internationales sur le r&#233;chauffement climatique, sur les perspectives d'&#233;volution des parit&#233;s mon&#233;taires entre le yuan et le dollar, sur la politique du gouvernement chinois en mati&#232;re d'innovation et de propri&#233;t&#233; intellectuelle, sur la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e entre Rh&#244;ne-Alpes et le Sichuan. Il a par ailleurs chaleureusement f&#233;licit&#233; la r&#233;gion Rh&#244;ne-Alpes pour sa participation &#224; l'exposition universelle de Shanghai en 2010.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Actualite-Aspen-France-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233; Aspen&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Focus-actu-+.html" rel="tag"&gt;Focus actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Globalisation-+.html" rel="tag"&gt;Globalisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Economie-+.html" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-International,30-+.html" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Lyon-+.html" rel="tag"&gt;Lyon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Aspen-France,58-+.html" rel="tag"&gt;Aspen France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Chine-+.html" rel="tag"&gt;Chine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Kong-Quan-+.html" rel="tag"&gt;Kong Quan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Michel-Mercier-+.html" rel="tag"&gt;Michel Mercier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L100xH150_arton201-0bfa9.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='100' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S.E. Kong Quan, ambassadeur de Chine en France, s'est rendu &#224; Lyon jeudi 10 septembre 2009 &#224; l'invitation de l'Institut Aspen France. Cette visite permettait de renouer les liens apr&#232;s l'annulation du sommet Union europ&#233;enne-Chine, qui devait avoir lieu &#224; Lyon sous pr&#233;sidence fran&#231;aise de l'Union europ&#233;enne le 1er d&#233;cembre 2008, mais fut annul&#233; sur fond d'incident diplomatique. Pr&#232;s de 80 personnes ont particip&#233; au d&#238;ner d&#233;bat avec l'ambassadeur, accueilli &#224; l'H&#244;tel du D&#233;partement par Michel Mercier, pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral du Rh&#244;ne et ministre de l'espace rural et de l'am&#233;nagement du territoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Institut Aspen France avait demand&#233; &#224; l'ambassadeur de s'exprimer sur la mani&#232;re dont la Chine traverse la crise &#233;conomique actuelle. Fin connaisseur de notre pays, dans lequel il a s&#233;journ&#233; &#224; trois reprises (comme &#233;l&#232;ve du cycle &#233;tranger de l'ENA en 1984-1985, comme conseiller puis ministre conseiller &#224; l'ambassade de 1996 &#224; 1999, enfin comme ambassadeur depuis mars 2008), l'ambassadeur s'est exprim&#233; de mani&#232;re tr&#232;s ouverte et dans un fran&#231;ais parfait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a tout d'abord d&#233;crit le s&#233;v&#232;re impact de la crise sur la Chine : chute de 22% de l'exportation pour les six premiers mois de cette ann&#233;e ; ralentissement de 4 point du taux de croissance de l'&#233;conomie nationale, hausse du ch&#244;mage, avec plus de 10 millions de travailleurs migrants qui ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de retourner &#224; la campagne. Il a ensuite dress&#233; le tableau des atouts et des handicaps de la Chine pour faire face &#224; la situation : d'un c&#244;t&#233; &#171; des ressources humaines riches, bon march&#233; et qualifi&#233;es, un niveau peu &#233;lev&#233; de la dette publique &#187;, de l'autre &#171; des distorsions entre l'investissement et la consommation, l'insuffisance du secteur tertiaire et de l'innovation, des institutions financi&#232;res inadapt&#233;es au d&#233;veloppement &#233;conomique. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au total, l'ambassadeur a parl&#233; d'une &#171; situation extr&#234;mement pr&#233;occupante &#187; avant d'exposer les quatre grandes lignes de mesures qui ont &#233;t&#233; prises par le gouvernement chinois depuis la fin 2008 :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Augmentation des d&#233;penses publiques, notamment pour am&#233;liorer le syst&#232;me de sant&#233; ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Stimulation de la consommation domestique par le soutien aux couches sociales les plus d&#233;favoris&#233;es et au monde rural ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Renforcement de l'agriculture et des infrastructures en milieu rural ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Enfin poursuite des r&#233;formes structurelles, avec notamment un plan de d&#233;veloppement des nouvelles technologies (industries vertes, notamment).
Ces mesures devraient permettre &#224; la Chine de remplir son objectif de croissance pour 2009 (+8%).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-del&#224; de cette relance &#224; court terme, l'ambassadeur n'a pas cach&#233; les difficult&#233;s et d&#233;fis qui se pr&#233;sentent devant les dirigeants chinois pour l'avenir : d&#233;pendance excessive de la Chine &#224; l'&#233;gard des exportations, d&#233;s&#233;quilibre entre r&#233;gions urbaines et rurales, entre riches et pauvres, d&#233;fi de l'emploi (&#171; chaque ann&#233;e, 20 millions de nouveaux demandeurs d'emploi &#187;), et d&#233;gradation de l'environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cours du d&#233;bat avec les participants &#224; cette soir&#233;e, l'ambassadeur a notamment &#233;t&#233; interrog&#233; sur la position de la Chine dans les n&#233;gociations internationales sur le r&#233;chauffement climatique, sur les perspectives d'&#233;volution des parit&#233;s mon&#233;taires entre le yuan et le dollar, sur la politique du gouvernement chinois en mati&#232;re d'innovation et de propri&#233;t&#233; intellectuelle, sur la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e entre Rh&#244;ne-Alpes et le Sichuan. Il a par ailleurs chaleureusement f&#233;licit&#233; la r&#233;gion Rh&#244;ne-Alpes pour sa participation &#224; l'exposition universelle de Shanghai en 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Globalisation, &#233;pisode 2</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/GLOBALISATION-EPISODE-2,183.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.aspenfrance.org/GLOBALISATION-EPISODE-2,183.html</guid>
		<dc:date>2009-09-08T21:52:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>Globalisation</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>
		<dc:subject>Risque</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Pierre Jouyet</dc:subject>

		<description>L'Institut Aspen France a organis&#233; &#224; Lyon, le 9 juillet, une conf&#233;rence intitul&#233;e &#171; Globalisation : Episode 2 &#187;avec le soutien de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon et du Boston Consulting Group. Pr&#233;sid&#233;e par Jean-Pierre Jouyet, pr&#233;sident de l'Autorit&#233; des March&#233;s Financiers, cette conf&#233;rence visait &#224; pr&#233;senter l'&#233;tat des lieux de la globalisation et les nouvelles r&#232;gles du jeu qui devraient s'imposer aux acteurs &#233;conomiques dans la prochaine d&#233;cennie. Les diff&#233;rents orateurs qui se sont succ&#233;d&#233; (...)
				
		&lt;p&gt;Les diff&#233;rents orateurs qui se sont succ&#233;d&#233; ont pr&#233;sent&#233; les origines de cette crise &#233;conomique d'une ampleur et d'une brutalit&#233; extr&#234;mes. Ils ont mis l'accent sur les dysfonctionnements de la sph&#232;re financi&#232;re et sur l'&#233;norme effet multiplicateur qui r&#233;sulte de la globalisation des march&#233;s et donc du fait que tous les op&#233;rateurs de par le monde, aliment&#233;s aux m&#234;mes sources d'information, fondant leur jugement sur des mod&#232;les similaires, agissent simultan&#233;ment, achetant ou vendant en m&#234;me temps et amplifiant ainsi le moindre mouvement. Les d&#233;bats ont aussi port&#233; sur le choc p&#233;trolier, autre d&#233;clencheur de la crise, le troisi&#232;me choc apr&#232;s ceux de 1974 et 1979 avec une hausse vertigineuse du prix du p&#233;trole jusqu'&#224; 160 dollars par baril sous l'effet de la divergence entre l'augmentation de la demande mondiale et l'inqui&#233;tude sur les capacit&#233;s de la production &#224; suivre un tel rythme de progression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur les diff&#233;rents sc&#233;narios de sortie de crise, tous les orateurs ont soulign&#233; le fait que le retour &#224; la croissance sera lent en Occident, plus rapide dans les pays &#233;mergents, notamment en Chine o&#249; le gouvernement a mis en oeuvre un plan de relance initialement orient&#233; vers l'investissement et l'exportation, d&#233;sormais recentr&#233; sur le march&#233; int&#233;rieur, qui exerce un fort effet d'entra&#238;nement sur les &#233;conomies voisines. Dans les pays d&#233;velopp&#233;s, le retour &#224; une croissance forte sera d'autant plus lent qu'il faudra r&#233;sorber le poids de la dette et du d&#233;ficit publics. Aux Etats-Unis, il faut s'attendre &#224; une deuxi&#232;me vague de cr&#233;ances douteuses (les cr&#233;ances de cartes de cr&#233;dit). En Europe, la situation est tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;ne en l'absence de coordination des plans de relance et d'effet d'entra&#238;nement intra-europ&#233;en. Avec la d&#233;gradation pr&#233;visible du march&#233; de l'emploi, les ajustements qui seront n&#233;cessaires en sortie de crise (hausse des imp&#244;ts, mod&#233;ration de la consommation, des salaires et des importations pour r&#233;&#233;quilibrer la balance commerciale) vont encore exacerber les ressentiments contre la globalisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#233;tiers de finance et notamment ceux de la banque d'affaires et du private equity sont profond&#233;ment affect&#233;s par la crise et devront ajuster leur mod&#232;le &#233;conomique &#224; la nouvelle donne, notamment aux changements de r&#233;gulation que la crise va amener &#224; mettre en place. Les normes prudentielles et les normes comptables vont certainement &#234;tre r&#233;vis&#233;es : les premi&#232;res n'ont pas permis d'anticiper et de pr&#233;venir correctement les risques, les secondes ont eu un effet pro-cyclique tr&#232;s n&#233;gatif. Le champ d'application de la r&#233;gulation sera &#233;largi &#224; de nouveaux acteurs et de nouveaux produits (fonds sp&#233;culatifs, fonds de private equity, produits d&#233;riv&#233;s, &#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois sc&#233;narios se dessinent pour l'apr&#232;s-crise : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; le maintien d'une forme de statu quo ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; un mouvement de &#171; d&#233;-globalisation &#187; avec un recentrage de la Chine et de l'Inde sur leur march&#233; int&#233;rieur et, par suite, un mouvement similaire de l'Europe et des Etats-Unis ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/dist_aspen/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; la mise en place d'une gouvernance mondiale pour r&#233;guler la globalisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A long terme, la crise n'aura pas entra&#238;n&#233; de remise en cause du capitalisme (tout au plus peut-on parler d'un retour du keyn&#233;sianisme ou du colbertisme), mais elle peut &#234;tre analys&#233;e comme un &#171; acc&#233;l&#233;rateur &#187; dans le r&#233;&#233;quilibrage des rapports de force entre anciennes et nouvelles nations industrielles. Il serait utile de parler de &#171; globalit&#233; &#187; et non plus de &#171; globalisation &#187;. Les pays &#233;mergents vont continuer leur rattrapage &#224; une vitesse acc&#233;l&#233;r&#233;e. Ils vont peu &#224; peu substituer leur march&#233; domestique aux exportations pour soutenir leur croissance, prenant acte de la constitution en leur sein d'une classe moyenne qui dispose d&#233;sormais d'un vrai pouvoir d'achat. Ils vont progressivement utiliser leurs surplus financiers et commerciaux non plus seulement pour acheter des bons du Tr&#233;sor am&#233;ricain, mais pour investir dans des entreprises ou des actifs physiques &#224; l'&#233;tranger. Par cons&#233;quent, le rapport de force g&#233;opolitique entre pays &#233;mergents et pays d&#233;velopp&#233;s va profond&#233;ment changer.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Actualite-Aspen-France-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233; Aspen&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Globalisation-+.html" rel="tag"&gt;Globalisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Economie-+.html" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Risque-+.html" rel="tag"&gt;Risque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Economie-et-Societe,32-+.html" rel="tag"&gt;Economie et Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Jean-Pierre-Jouyet-+.html" rel="tag"&gt;Jean-Pierre Jouyet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Institut Aspen France a organis&#233; &#224; Lyon, le 9 juillet, une conf&#233;rence intitul&#233;e &#171; Globalisation : Episode 2 &#187;avec le soutien de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon et du Boston Consulting Group. Pr&#233;sid&#233;e par Jean-Pierre Jouyet, pr&#233;sident de l'Autorit&#233; des March&#233;s Financiers, cette conf&#233;rence visait &#224; pr&#233;senter l'&#233;tat des lieux de la globalisation et les nouvelles r&#232;gles du jeu qui devraient s'imposer aux acteurs &#233;conomiques dans la prochaine d&#233;cennie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les diff&#233;rents orateurs qui se sont succ&#233;d&#233; ont pr&#233;sent&#233; les origines de cette crise &#233;conomique d'une ampleur et d'une brutalit&#233; extr&#234;mes. Ils ont mis l'accent sur les dysfonctionnements de la sph&#232;re financi&#232;re et sur l'&#233;norme effet multiplicateur qui r&#233;sulte de la globalisation des march&#233;s et donc du fait que tous les op&#233;rateurs de par le monde, aliment&#233;s aux m&#234;mes sources d'information, fondant leur jugement sur des mod&#232;les similaires, agissent simultan&#233;ment, achetant ou vendant en m&#234;me temps et amplifiant ainsi le moindre mouvement. Les d&#233;bats ont aussi port&#233; sur le choc p&#233;trolier, autre d&#233;clencheur de la crise, le troisi&#232;me choc apr&#232;s ceux de 1974 et 1979 avec une hausse vertigineuse du prix du p&#233;trole jusqu'&#224; 160 dollars par baril sous l'effet de la divergence entre l'augmentation de la demande mondiale et l'inqui&#233;tude sur les capacit&#233;s de la production &#224; suivre un tel rythme de progression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur les diff&#233;rents sc&#233;narios de sortie de crise, tous les orateurs ont soulign&#233; le fait que le retour &#224; la croissance sera lent en Occident, plus rapide dans les pays &#233;mergents, notamment en Chine o&#249; le gouvernement a mis en oeuvre un plan de relance initialement orient&#233; vers l'investissement et l'exportation, d&#233;sormais recentr&#233; sur le march&#233; int&#233;rieur, qui exerce un fort effet d'entra&#238;nement sur les &#233;conomies voisines. Dans les pays d&#233;velopp&#233;s, le retour &#224; une croissance forte sera d'autant plus lent qu'il faudra r&#233;sorber le poids de la dette et du d&#233;ficit publics. Aux Etats-Unis, il faut s'attendre &#224; une deuxi&#232;me vague de cr&#233;ances douteuses (les cr&#233;ances de cartes de cr&#233;dit). En Europe, la situation est tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;ne en l'absence de coordination des plans de relance et d'effet d'entra&#238;nement intra-europ&#233;en. Avec la d&#233;gradation pr&#233;visible du march&#233; de l'emploi, les ajustements qui seront n&#233;cessaires en sortie de crise (hausse des imp&#244;ts, mod&#233;ration de la consommation, des salaires et des importations pour r&#233;&#233;quilibrer la balance commerciale) vont encore exacerber les ressentiments contre la globalisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#233;tiers de finance et notamment ceux de la banque d'affaires et du private equity sont profond&#233;ment affect&#233;s par la crise et devront ajuster leur mod&#232;le &#233;conomique &#224; la nouvelle donne, notamment aux changements de r&#233;gulation que la crise va amener &#224; mettre en place. Les normes prudentielles et les normes comptables vont certainement &#234;tre r&#233;vis&#233;es : les premi&#232;res n'ont pas permis d'anticiper et de pr&#233;venir correctement les risques, les secondes ont eu un effet pro-cyclique tr&#232;s n&#233;gatif. Le champ d'application de la r&#233;gulation sera &#233;largi &#224; de nouveaux acteurs et de nouveaux produits (fonds sp&#233;culatifs, fonds de private equity, produits d&#233;riv&#233;s, &#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois sc&#233;narios se dessinent pour l'apr&#232;s-crise : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le maintien d'une forme de statu quo ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un mouvement de &#171; d&#233;-globalisation &#187; avec un recentrage de la Chine et de l'Inde sur leur march&#233; int&#233;rieur et, par suite, un mouvement similaire de l'Europe et des Etats-Unis ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.aspenfrance.org/local/cache-vignettes/L8xH11_puce-54a40.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la mise en place d'une gouvernance mondiale pour r&#233;guler la globalisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A long terme, la crise n'aura pas entra&#238;n&#233; de remise en cause du capitalisme (tout au plus peut-on parler d'un retour du keyn&#233;sianisme ou du colbertisme), mais elle peut &#234;tre analys&#233;e comme un &#171; acc&#233;l&#233;rateur &#187; dans le r&#233;&#233;quilibrage des rapports de force entre anciennes et nouvelles nations industrielles. Il serait utile de parler de &#171; globalit&#233; &#187; et non plus de &#171; globalisation &#187;. Les pays &#233;mergents vont continuer leur rattrapage &#224; une vitesse acc&#233;l&#233;r&#233;e. Ils vont peu &#224; peu substituer leur march&#233; domestique aux exportations pour soutenir leur croissance, prenant acte de la constitution en leur sein d'une classe moyenne qui dispose d&#233;sormais d'un vrai pouvoir d'achat. Ils vont progressivement utiliser leurs surplus financiers et commerciaux non plus seulement pour acheter des bons du Tr&#233;sor am&#233;ricain, mais pour investir dans des entreprises ou des actifs physiques &#224; l'&#233;tranger. Par cons&#233;quent, le rapport de force g&#233;opolitique entre pays &#233;mergents et pays d&#233;velopp&#233;s va profond&#233;ment changer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.aspenfrance.org/IMG/doc/CR_Globalisation_revu_PLR_corr_faites.doc' class='spip_in'&gt;Lire le compte-rendu d&#233;taill&#233; de la conf&#233;rence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Jacques Attali/Jonathan Moulds : d&#233;bat sur la crise financi&#232;re</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/Jacques-Attali-Jonathan-Moulds,184.html</link>
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		<dc:date>2009-09-08T19:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucas Delattre</dc:creator>


		<dc:subject>Globalisation</dc:subject>
		<dc:subject>Risque</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Crise</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Finance</dc:subject>
		<dc:subject>Jonathan Moulds</dc:subject>
		<dc:subject>Jacques Attali</dc:subject>

		<description>Jacques Attali (pr&#233;sident de PlaNet finance) et Jonathan Moulds (pr&#233;sident pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique de Merrill Lynch/Bank of America) ont &#233;t&#233; invit&#233;s par l'Institut Aspen France et le groupe Merrill Lynch/ Bank of America &#224; d&#233;battre sur le th&#232;me : &#171; Quel nouveau d&#233;part pour l'&#233;conomie mondiale ? &#187;. Le d&#233;bat a eu lieu le 4 juin 2009 dans les salons de l'Automobile Club de Paris, place de la Concorde. Selon Jonathan Moulds, &#171; cette crise montre la n&#233;cessit&#233; de davantage de transparence. (...)
				
		&lt;p&gt;Selon Jonathan Moulds, &#171; cette crise montre la n&#233;cessit&#233; de davantage de transparence. Toutes les banques ont besoin d'exercer une plus grand discipline &#187; a-t-il conc&#233;d&#233;, assurant que son groupe s'y employait. Le banquier britannique redoute toutefois une ing&#233;rence des gouvernements. S'il leur appartient bien de veiller &#224; l'&#233;quilibre de la disponibilit&#233; du capital, les Etats ne doivent pas pour autant fausser la comp&#233;tition. Pour lui, ni la gestion des march&#233;s ni celle des banques ne rel&#232;vent des comp&#233;tences des gouvernements. &#187;
Jacques Attali a accus&#233; les banques am&#233;ricaines d'&#234;tre responsables de la crise. Celle-ci est compos&#233;e de trois &#171; tsunamis &#187; : la crise des cr&#233;dits immobiliers, le surendettement des m&#233;nages am&#233;ricains et la crise de l'immobiliser commercial. Ajoutant que la dette publique atteint partout des records, Jacques Attali s'est montr&#233; extr&#234;mement pessimiste. Le plus sage, estime-t-il, serait de fonder l'activit&#233; sur des rendements raisonnables, avec des taux d'int&#233;r&#234;t bas, mais qui est pr&#234;t &#224; cela ? Dernier argument &#224; l'appui de ce pessimisme : on parle de contr&#244;les mais pour le moment &#171; on ne voit rien venir &#187;.
Jonathan Moulds a conc&#233;d&#233; qu'il allait falloir accepter que le syst&#232;me bancaire ne soit plus aussi rentable que ces derni&#232;res ann&#233;es. Mais il s'est montr&#233; confiant, assurant que l'industrie financi&#232;re sortirait renforc&#233;e de la crise. D'accord pour une meilleure distribution des risques, le banquier se dit favorable &#224; de nouvelles r&#232;gles contraignant les banques &#224; rendre des comptes. Les deux intervenants sont convenus d'un point : peu de choses changeront &#224; la suite de cette crise. &#171; L'Occident fatigu&#233; tente de maintenir le statu quo &#187; a conclu Jacques Attali.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Actualite-Aspen-France-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233; Aspen&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Globalisation-+.html" rel="tag"&gt;Globalisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Risque-+.html" rel="tag"&gt;Risque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Economie-et-Societe,32-+.html" rel="tag"&gt;Economie et Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Crise-+.html" rel="tag"&gt;Crise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Finance-+.html" rel="tag"&gt;Finance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Jonathan-Moulds-+.html" rel="tag"&gt;Jonathan Moulds&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Jacques-Attali-+.html" rel="tag"&gt;Jacques Attali&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jacques Attali (pr&#233;sident de PlaNet finance) et Jonathan Moulds (pr&#233;sident pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique de Merrill Lynch/Bank of America) ont &#233;t&#233; invit&#233;s par l'Institut Aspen France et le groupe Merrill Lynch/ Bank of America &#224; d&#233;battre sur le th&#232;me : &#171; Quel nouveau d&#233;part pour l'&#233;conomie mondiale ? &#187;. Le d&#233;bat a eu lieu le 4 juin 2009 dans les salons de l'Automobile Club de Paris, place de la Concorde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon Jonathan Moulds, &#171; cette crise montre la n&#233;cessit&#233; de davantage de transparence. Toutes les banques ont besoin d'exercer une plus grand discipline &#187; a-t-il conc&#233;d&#233;, assurant que son groupe s'y employait. Le banquier britannique redoute toutefois une ing&#233;rence des gouvernements. S'il leur appartient bien de veiller &#224; l'&#233;quilibre de la disponibilit&#233; du capital, les Etats ne doivent pas pour autant fausser la comp&#233;tition. Pour lui, ni la gestion des march&#233;s ni celle des banques ne rel&#232;vent des comp&#233;tences des gouvernements. &#187;
Jacques Attali a accus&#233; les banques am&#233;ricaines d'&#234;tre responsables de la crise. Celle-ci est compos&#233;e de trois &#171; tsunamis &#187; : la crise des cr&#233;dits immobiliers, le surendettement des m&#233;nages am&#233;ricains et la crise de l'immobiliser commercial. Ajoutant que la dette publique atteint partout des records, Jacques Attali s'est montr&#233; extr&#234;mement pessimiste. Le plus sage, estime-t-il, serait de fonder l'activit&#233; sur des rendements raisonnables, avec des taux d'int&#233;r&#234;t bas, mais qui est pr&#234;t &#224; cela ? Dernier argument &#224; l'appui de ce pessimisme : on parle de contr&#244;les mais pour le moment &#171; on ne voit rien venir &#187;.
Jonathan Moulds a conc&#233;d&#233; qu'il allait falloir accepter que le syst&#232;me bancaire ne soit plus aussi rentable que ces derni&#232;res ann&#233;es. Mais il s'est montr&#233; confiant, assurant que l'industrie financi&#232;re sortirait renforc&#233;e de la crise. D'accord pour une meilleure distribution des risques, le banquier se dit favorable &#224; de nouvelles r&#232;gles contraignant les banques &#224; rendre des comptes. Les deux intervenants sont convenus d'un point : peu de choses changeront &#224; la suite de cette crise. &#171; L'Occident fatigu&#233; tente de maintenir le statu quo &#187; a conclu Jacques Attali.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Inde et Europe : face &#224; la premi&#232;re crise &#233;conomique d'un monde globalis&#233;</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/Inde-et-Europe-face-a-la-premiere.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.aspenfrance.org/Inde-et-Europe-face-a-la-premiere.html</guid>
		<dc:date>2009-05-14T11:40:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aspen France</dc:creator>


		<dc:subject>Economie</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Crise</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Michel P&#233;bereau</dc:subject>
		<dc:subject>Bertrand Collomb</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Joseph Boillot</dc:subject>
		<dc:subject>Lalit Johri</dc:subject>
		<dc:subject>Neena Gill</dc:subject>
		<dc:subject>Harsha V. Singh</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Michel Debrat</dc:subject>

		<description>J-J Boillot L'Institut Aspen France a organis&#233; les 12 et 13 mars 2009 une conf&#233;rence sur l'Inde, pour partie &#224; Paris, pour partie &#224; Lyon. Cette conf&#233;rence faisait suite &#224; une manifestation similaire organis&#233;e en avril 2008 &#224; New Delhi par Aspen India. Une d&#233;l&#233;gation de membres de l'Institut Aspen France s'&#233;tait alors rendue en Inde pour trois jours de d&#233;bats avec un panel comprenant &#224; la fois des dirigeants de grandes entreprises indiennes, des responsables politiques et administratifs, et des (...)
				
		&lt;p&gt;Cette conf&#233;rence faisait suite &#224; une manifestation similaire organis&#233;e en avril 2008 &#224; New Delhi par Aspen India. Une d&#233;l&#233;gation de membres de l'Institut Aspen France s'&#233;tait alors rendue en Inde pour trois jours de d&#233;bats avec un panel comprenant &#224; la fois des dirigeants de grandes entreprises indiennes, des responsables politiques et administratifs, et des universitaires de renom. Les d&#233;bats ont port&#233; principalement sur quatre th&#232;mes : l'impact de la crise &#233;conomique actuelle sur l'Inde et sur l'Europe et la mani&#232;re d'y faire face ; l'Europe et l'Inde partenaires et concurrents sur la sc&#232;ne mondiale ; les strat&#233;gies europ&#233;enne et indienne en Afrique ; enfin l'image de l'Inde dans l'opinion et les m&#233;dias internationaux.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Actualite-Aspen-France-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233; Aspen&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Economie-+.html" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-International,30-+.html" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Crise-+.html" rel="tag"&gt;Crise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Michel-Pebereau-+.html" rel="tag"&gt;Michel P&#233;bereau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Bertrand-Collomb-+.html" rel="tag"&gt;Bertrand Collomb&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Jean-Joseph-Boillot-+.html" rel="tag"&gt;Jean-Joseph Boillot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Lalit-Johri-+.html" rel="tag"&gt;Lalit Johri&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Neena-Gill-+.html" rel="tag"&gt;Neena Gill&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Harsha-V-Singh-+.html" rel="tag"&gt;Harsha V. Singh&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Jean-Michel-Debrat-+.html" rel="tag"&gt;Jean-Michel Debrat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;dl class='spip_document_250 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.aspenfrance.org/IMG/jpg/Conf_Inde_Haute_Def_57_.jpg' width='106' height='160' alt='JPEG - 44.7 ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-250 spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;J-J Boillot&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;L'Institut Aspen France a organis&#233; les 12 et 13 mars 2009 une conf&#233;rence sur l'Inde, pour partie &#224; Paris, pour partie &#224; Lyon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette conf&#233;rence faisait suite &#224; une manifestation similaire organis&#233;e en avril 2008 &#224; New Delhi par Aspen India. Une d&#233;l&#233;gation de membres de l'Institut Aspen France s'&#233;tait alors rendue en Inde pour trois jours de d&#233;bats avec un panel comprenant &#224; la fois des dirigeants de grandes entreprises indiennes, des responsables politiques et administratifs, et des universitaires de renom. Les d&#233;bats ont port&#233; principalement sur quatre th&#232;mes : l'impact de la crise &#233;conomique actuelle sur l'Inde et sur l'Europe et la mani&#232;re d'y faire face ; l'Europe et l'Inde partenaires et concurrents sur la sc&#232;ne mondiale ; les strat&#233;gies europ&#233;enne et indienne en Afrique ; enfin l'image de l'Inde dans l'opinion et les m&#233;dias internationaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Croissance, crises, nouvelles r&#233;gulations de l'&#233;conomie mondiale</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/Croissance-crises-nouvelles.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.aspenfrance.org/Croissance-crises-nouvelles.html</guid>
		<dc:date>2009-04-14T08:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aspen France</dc:creator>


		<dc:subject>Crise</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>

		<description>Au fur et &#224; mesure que la crise s'est affirm&#233;e comme un fait majeur mettant en cause non seulement les perspectives &#233;conomiques mais &#233;galement les &#233;quilibres sociaux, l'Institut Aspen France s'est attach&#233; &#224; participer &#224; la r&#233;flexion collective &#224; travers diverses initiatives : Juillet 2009 : Globalisation, Episode 2. Etat des lieux et nouvelles r&#232;gles du jeu Conf&#233;rence internationale &#8211; Lyon, 9 juillet 2009 Invit&#233; d'honneur : Jean-Pierre Jouyet, Pr&#233;sident de l'Autorit&#233; des march&#233;s financiers. Novembre (...)
				
		&lt;p&gt;Juillet 2009 : &lt;a href='http://www.aspenfrance.org/IMG/pdf/ProgrammeGlobalisation5juin.pdf' class='spip_in'&gt;Globalisation, Episode 2&lt;/a&gt;. Etat des lieux et nouvelles r&#232;gles du jeu
Conf&#233;rence internationale &#8211; Lyon, 9 juillet 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Invit&#233; d'honneur : Jean-Pierre Jouyet, Pr&#233;sident de l'Autorit&#233; des march&#233;s financiers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Novembre 2008 : &lt;a href='http://www.aspenfrance.org/Quelles-voies-nouvelles-pour-l.html' class='spip_in'&gt;Quelles voies nouvelles pour l'&#233;conomie mondiale ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Rencontre avec Jean-Herv&#233; Lorenzi, Pr&#233;sident du Cercle des Economistes, et R&#233;my Weber, Pr&#233;sident Directeur G&#233;n&#233;ral de la Lyonnaise de Banque&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Economie-et-Societe-.html" rel="directory"&gt;Economie et Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Crise-+.html" rel="tag"&gt;Crise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que la crise s'est affirm&#233;e comme un fait majeur mettant en cause non seulement les perspectives &#233;conomiques mais &#233;galement les &#233;quilibres sociaux, l'Institut Aspen France s'est attach&#233; &#224; participer &#224; la r&#233;flexion collective &#224; travers diverses initiatives :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Juillet 2009 : &lt;a href='http://www.aspenfrance.org/IMG/pdf/ProgrammeGlobalisation5juin.pdf' class='spip_in'&gt;Globalisation, Episode 2&lt;/a&gt;. Etat des lieux et nouvelles r&#232;gles du jeu
Conf&#233;rence internationale &#8211; Lyon, 9 juillet 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Invit&#233; d'honneur : Jean-Pierre Jouyet, Pr&#233;sident de l'Autorit&#233; des march&#233;s financiers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Novembre 2008 : &lt;a href='http://www.aspenfrance.org/Quelles-voies-nouvelles-pour-l.html' class='spip_in'&gt;Quelles voies nouvelles pour l'&#233;conomie mondiale ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Rencontre avec Jean-Herv&#233; Lorenzi, Pr&#233;sident du Cercle des Economistes, et R&#233;my Weber, Pr&#233;sident Directeur G&#233;n&#233;ral de la Lyonnaise de Banque&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La France qui se r&#233;invente</title>
		<link>http://www.aspenfrance.org/La-France-qui-se-reinvente.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.aspenfrance.org/La-France-qui-se-reinvente.html</guid>
		<dc:date>2009-02-15T09:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aspen France</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>Croissance</dc:subject>
		<dc:subject>Identit&#233;</dc:subject>

		<description>La France n'est pas bloqu&#233;e ; elle bouge certes trop lentement en raison de multiples inerties et frottements, mais les moteurs et ressorts du changement sont l&#224;. Pour encourager le mouvement, le journal Les Echos a publi&#233; fin 2007, &#224; l'occasion de son centi&#232;me anniversaire, un palmar&#232;s de cinquante initiatives qui mettaient en exergue l'&#233;nergie, la capacit&#233; d'innovation et les r&#233;alisations remarquables observ&#233;es tant dans le monde de l'entreprise que dans la sph&#232;re publique, les milieux associatifs, (...)
				
		&lt;p&gt;Pour encourager le mouvement, le journal Les Echos a publi&#233; fin 2007, &#224; l'occasion de son centi&#232;me anniversaire, un palmar&#232;s de cinquante initiatives qui mettaient en exergue l'&#233;nergie, la capacit&#233; d'innovation et les r&#233;alisations remarquables observ&#233;es tant dans le monde de l'entreprise que dans la sph&#232;re publique, les milieux associatifs, l'enseignement, l'art ou la recherche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En partenariat avec Les Echos, l'Institut Aspen France a organis&#233; en janvier 2008 un s&#233;minaire destin&#233; &#224; approfondir la r&#233;flexion, tant sur le diagnostic &#8211; l'&#233;valuation des &#233;l&#233;ments de d&#233;clin et de dynamisme &#224; l'&#339;uvre dans notre pays &#8211; que sur les strat&#233;gies de r&#233;-invention qui pourraient donner plus d'ampleur et plus d'impact aux efforts de changement. L'Institut a ensuite d&#233;clin&#233; la r&#233;flexion en Rh&#244;ne-Alpes afin de rep&#233;rer, &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale, les m&#234;mes ferments d'initiative et de renouveau. Ce travail a donn&#233; lieu &#224; une nouvelle journ&#233;e d'&#233;change, &#224; Lyon, en octobre 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le s&#233;minaire de janvier 2008 a notamment &#233;t&#233; marqu&#233; par &lt;a href='http://www.aspenfrance.org/IMG/pdf/CR_FQSR2008.pdf' class='spip_in'&gt;l'intervention de Frits Bolkestein&lt;/a&gt;, ancien commissaire europ&#233;en, dont voici les principaux extraits.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/-Economie-et-Societe-.html" rel="directory"&gt;Economie et Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Europe-+.html" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Croissance-+.html" rel="tag"&gt;Croissance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.aspenfrance.org/+-Identite-+.html" rel="tag"&gt;Identit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La France n'est pas bloqu&#233;e ; elle bouge certes trop lentement en raison de multiples inerties et frottements, mais les moteurs et ressorts du changement sont l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour encourager le mouvement, le journal Les Echos a publi&#233; fin 2007, &#224; l'occasion de son centi&#232;me anniversaire, un palmar&#232;s de cinquante initiatives qui mettaient en exergue l'&#233;nergie, la capacit&#233; d'innovation et les r&#233;alisations remarquables observ&#233;es tant dans le monde de l'entreprise que dans la sph&#232;re publique, les milieux associatifs, l'enseignement, l'art ou la recherche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En partenariat avec Les Echos, l'Institut Aspen France a organis&#233; en janvier 2008 un s&#233;minaire destin&#233; &#224; approfondir la r&#233;flexion, tant sur le diagnostic &#8211; l'&#233;valuation des &#233;l&#233;ments de d&#233;clin et de dynamisme &#224; l'&#339;uvre dans notre pays &#8211; que sur les strat&#233;gies de r&#233;-invention qui pourraient donner plus d'ampleur et plus d'impact aux efforts de changement. L'Institut a ensuite d&#233;clin&#233; la r&#233;flexion en Rh&#244;ne-Alpes afin de rep&#233;rer, &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale, les m&#234;mes ferments d'initiative et de renouveau. Ce travail a donn&#233; lieu &#224; une nouvelle journ&#233;e d'&#233;change, &#224; Lyon, en octobre 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le s&#233;minaire de janvier 2008 a notamment &#233;t&#233; marqu&#233; par &lt;a href='http://www.aspenfrance.org/IMG/pdf/CR_FQSR2008.pdf' class='spip_in'&gt;l'intervention de Frits Bolkestein&lt;/a&gt;, ancien commissaire europ&#233;en, dont voici les principaux extraits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>



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