COLLOQUE RAYMOND BARRE, JUIN 2009

Le Figaro et la Tribune ont rendu compte du colloque sur Raymond Barre organisé les 11 et 12 juin 2009 au Palais du Luxembourg à Paris. Colloque organisé par l’Institut Aspen France, l’Académie des sciences morales et politiques et la Fondation nationale des sciences politiques.

Sous le titre « Giscard raconte son entente avec Barre », Le Figaro du 12 juin revient, sous la plume de Sophie de Ravinel, sur la manière dont fonctionne ce tandem inédit en démocratie : un président doté de réels pouvoirs et un premier ministre chargé de diriger le gouvernement. « L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing (…) a rendu un hommage appuyé à celui qui fut son ancien premier ministre de 1976 à 1981 : « S’il y a un doute réciproque entre le premier ministre et le président, le système devient empoisonné. Or, entre nous, la confiance a été totale et réciproque. Je n’ai jamais remis en cause ses intentions et ses projets » a-t-il assuré. Durant cette période, a souligné l’ancien président, « le fonctionnement a été parfait entre nous ». Giscard ne voit qu’une seule période comparable et« aussi faste » entre l’Élysée et Matignon, celle ayant duré de 1962 à 1968, unissant le couple de Gaulle-Pompidou. Poursuivant son éloge, VGE a évoqué « une puissance de travail » connue « chez personne d’autre, sauf peut-être chez Colbert dans sa bonne période, dans les premières années du règne de Louis XIV ! ». Barre, a-t-il dit, était « un universitaire qui avait le goût de l’action, une variété rare ! ». Cette expression de Valéry Giscard d’Estaing est reprise également par La Tribune, qui, dans son édition du 18 juin, parle du « destin hors normes d’un universitaire entré par conviction en politique. » Sous le titre « Un homme libre en politique » Eric Benhamou et Robert Jules écrivent :« Singulier, Raymond Barre l’était assurément, aussi bien à ses débuts dans un monde universitaire peu féru de sciences économiques que dans le paysage politique où la liberté de ton et la fermeté de la pensée n’étaient pas forcément des vertus cardinales. « Il a été toujours très ferme dans son approche des problèmes économiques », confirme Christian de Boissieu. Et l’universitaire Georges de Ménil de préciser : « La personnalité de Barre est avant tout celle d’un professeur, un maître dans la traduction des grands principes pour qui la finalité de l’analyse économique est d’informer l’action politique. » Avec « vingt-cinq ans d’avance sur les intellectuels français », selon Jean-Claude Casanova, ancien conseiller à Matignon, il s’ouvre très vite aux travaux de Friedrich Hayek, — qu’il traduit —, de l’école de Chicago, sur la microéconomie. Dès lors, son fameux « Thémis », bible de générations entières d’étudiants et fruit de son enseignement, est considéré comme « le premier manuel d’économie moderne ».

 
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