HOMMAGE DE LYON À RAYMOND BARRE

A Lyon nous avons découvert un aspect méconnu de Raymond Barre : l’homme d’entreprise.

« Un homme qui voyait loin et juste ». Ces propos tenus par Jean-Luc da Passano, vice-président du Conseil général du Rhône, en ouverture de la soirée d’hommage à Raymond Barre, résument bien l’opinion générale.

L’Institut Aspen France, qui avait organisé cette soirée accueillie par le conseil général du Rhône dans les grands salons de l’Hôtel du département, avait souhaité que la ville de Lyon et sa région puissent ainsi commémorer la mémoire de son ancien président, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition.

Evoquant tour à tour le professeur d’économie, le haut fonctionnaire, l’homme d’Etat et le parlementaire à l’aise avec tous ses concitoyens, engageant la conversation sur les marchés lyonnais lors de ses campagnes électorales, Jean Luc da Passano a dit sa profonde admiration pour celui qui lui avait proposé de figurer sur sa liste en 1986.

Pour Jean- Michel Daclin, adjoint au maire, Raymond Barre restera l’homme qui a permis à Lyon de trouver sa place sur l’échiquier international.

Alain Bideau, le directeur du Centre Jacques Cartier, a rappelé comment Raymond Barre, alors député du Rhône, avait renforcé la coopération scientifique entre le Québec et la France, en inaugurant la tradition de visites alternées des premiers ministres français et québécois. Mais Alain Bideau a surtout souligné l’aide que lui avait apportée le député du Rhône lors du lancement de ce centre d’études et de recherches, auquel Charles Mérieux a apporté un large soutien.

L’encouragement donné par Raymond Barre à la science a été rappelé également par Philippe Desmarescaux, vice-président de la Fondation scientifique de Lyon et du sud-est et de Biovision.

Raymond Barre s’intéressait à l’articulation entre les sciences de la vie et la société, a-t-il expliqué. En mettant à notre disposition son carnet d’adresses, l’ancien premier ministre a permis à Biovision de se développer véritablement.

L’ancien préfet Jean-Pierre Lacroix a ensuite évoqué le combat mené par Raymond Barre pour hâter la réalisation de la transalpine Lyon Turin, essentielle aux yeux de l’européen convaincu qu’était l’ancien premier ministre.

L150xH103_L150xH103_OGU_7659-3611a-c8f4bComme l’a rappelé Michel Pébereau, président de BNP Paribas, qui a succédé à la présidence de l’Institut Aspen à l’ancien maire de Lyon : « Nous connaissions Raymond Barre, l’homme d’Etat, l’homme de science. A Lyon, nous avons découvert l’homme d’entreprise. » M. Pébereau a souligné l’engagement de Raymond Barre dans les nombreux projets cités, son souci de créer de la valeur mais aussi de créer du sens.

Le président du Conseil de Surveillance de l’Institut Aspen a souligné combien Raymond Barre était aussi un homme de cœur, qui savait par son intelligence aller à l’essentiel tout en étant disponible pour écouter les autres.

L’Institut Aspen France rendra un nouvel hommage à Raymond Barre en juin 2009 au Sénat : un colloque sera organisé avec l’Institut de France, la Fondation Nationale des Sciences politiques et deux représentants de l’entourage de l’ancien premier ministre, Yvette Nicolas et Francis Gavois.

 
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